• feu_pascal

     

    VOICI LA NUIT

     

    Voici la nuit, l'immense nuit des origines

    Et rien n'existe hormis l'Amour, Hormis l'Amour qui se dessine

    En séparant le sable et l'eau, Dieu préparait comme un berceau

    La terre où il viendrait au jour (bis)

     

    Voici la nuit, l'heureuse nuit de Palestine

    Et rien n'existe hormis l'enfant, hormis l'enfant de vie divine

    En prenant chair de notre chair, Dieu transformait  tous nos déserts

    En terre d'immortels printemps (bis)

     

    Voici la nuit, l'étrange nuit sur la colline

    Et rien n'existe hormis le corps, hormis le corps criblé d'épines

    En devenant un crucifié, Dieu fécondait comme un verger

    La terre où le plantait la mort (bis)

     

    Voici la nuit, la sainte nuit qui s'illumine

    Et rien n'existe hormis Jésus, hormis Jésus où tout culmine

    En s'arrachant à nos tombeaux, Dieu conduisait au jour nouveau

    La terre où il était vaincu (bis)

     

    Voici la nuit, la longue nuit où l'on chemine

    Et rien n'existe hormis ce lieu, hormis ce lieu d'espoirs en ruines

    En s'arrêtant dans nos maisons, Dieu préparait comme un buisson

    La terre où tomberait le feu (bis)

     

    https://www.youtube.com/watch?v=b2og96CZvpA

     

    Cette nuit est une nuit d’attente.

    Elle est longue cette nuit. Christ est mort, tout espoir semble perdu. Il fait noir dans les esprits et dans les cœurs. Les disciples sont vacillants, en deuil. Pour tous, c’est le grand silence, l’anéantissement, les ténèbres.

    Et pourtant, il nous l’avait promis : en 3 jours je reconstruirai le temple. Alors nous sommes dans l’attente. Il nous l'a promis, il reviendra nous porter, il  reviendra. Cette nuit de veille est une nuit de confiance, une nuit d’attente pleine d’espérance, une nuit de purification.

    Et demain, ô demain… oui demain sera un jour de joie.

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  • Le chemin de Croix du Père Guy Gilbert

    Si tu souffres, si tu es dans la merde, si tout va mal pour toi, si ton amour s’est barré, si ton meilleur ami t’a trahi, si tu es malade, si tu es handicapé, si tu es seul, si... (Mets ici ce que tu vis de dur), alors, ensemble, on va faire ce Chemin de Croix.

     

    Si tout va bien pour toi, si tu as un amour et un travail, si ta forme est superbe, si l’horizon s’éclaire pour toi, si ta vie est un conte de fées, je t’en prie, faisons ensemble le Chemin de Croix.

     

    T’es pas con. Tu sais bien que la souffrance peut t’atteindre n’importe quand et n’importe où. Vis ce Chemin de Croix avec tous ceux et celles qui n’ont pas ta chance.

     

    La souffrance, je connais ... Mon méfier d’éducateur et ma mission de prêtre me mettent, depuis trente-deux ans, au cœur de la souffrance humaine et je pète de joie.

     

    « Anormal, ce mec », diras-tu.

     

    « Non, pas du tout. » Car je vois toujours se profiler la flamboyance de la Résurrection.

     

    Et je sais qu’il me faut passer par la souffrance. Mystère total, pour moi d’abord.

     

    Mon méfier d’éducateur est de soulager la souffrance. Ma mission de prêtre est de donner le pardon du Christ qui efface, magnifie, purifie toute souffrance. D’où ma joie !

     

    Ma force invincible, c’est de croire plus que tout qu’il a souffert au-delà de l’imaginable pour moi, pour toi. Ça me remet debout, toujours. Ça me donne une puissance vitale qui dynamise mes vieux os de soixante-deux ans.

     

    Aucun découragement durant cette longue lutte ; dans ce Chemin de Croix permanent où l’Église m’a demandé de vivre au contact de jeunes qui souffrent au-delà du possible.

     

    Un chrétien doit trouver dans la souffrance et l’épreuve des motifs d’aller plus haut, plus loin, plus profond. Avec le Christ.

     

    La Croix est l’emblème du chrétien. « Inadmissible », disent ceux et celles qui voient simplement un mec torturé achevant sa vie dans d’atroces souffrances bâtir déjà ici-bas, au milieu de multiples croix, le paradis de l’Amour.

     

    J’y cours, toi aussi. Nous y allons tous et toutes. Ce Chemin de Croix nous y aidera.

    Avec un de mes loubards super baraqué, je me baignais dans une piscine.

    D’un seul coup j’aperçois, tatouée sur son dos musclé, une magnifique page d’Évangile. Autour d’une croix qui couvrait entièrement ses muscles d’Apollon, on pouvait lire distinctement : « il a souffert avant moi. »

     

    Je ne lui en ai jamais parlé. Mais d’un seul coup, sachant son parcours terrible de combattant où je l’avais suivi de prison en prison, je comprenais qu’il avait appris, à travers une enfance et une adolescence terrifiantes, que sa souffrance n’avait jamais été inutile. Parce qu’il l’avait portée avec Celui qui lui avait dit, sans doute dans le secret de son cœur et d’une cellule, qu’il était l’Amour et qu’il était toujours là quand il souffrait, désespérait et n’en pouvait plus. Là, en priorité absolue.

     

    Le Chemin de Croix n’a pas d’autre but que de suivre le Christ dans Son calvaire. Et d’aller au-delà de cette souffrance insupportable.

    Allons au-delà ensemble.

     

    Et tu verras au bout la lumière qui te transfigurera ...

    Croix sublime qui me donne chaque jour la force pour me dépasser. A aller de l’avant, en voyant sans cesse en moi, en toi cette lumière de la Résurrection qui m’appelle, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, à donner tout, pour bâtir déjà ici-bas, au milieu de multiples croix, le paradis de l’Amour.

     

    J’y cours, toi aussi. Nous y allons tous et toutes. Ce Chemin de Croix nous y aidera.

     

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    La suite du chemin de Croix, si vous le souhaitez : Chemin de Croix de l'Eglise St Nazaire sur un texte du Père Guy Gilbert

    https://www.youtube.com/watch?v=a5UX7zIhPQM

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    Jeudi saint

    C’est ton dernier repas, Seigneur. Tu partages le pain, tu partages le vin. Mais avant tu fais ce geste si humble et pourtant si fort : tu laves les pieds de tes disciples. Un signe d’hospitalité, un signe de purification. Quel humilité faut-il pour accepter que le Maître nous lave les pieds alors que nous ne nous sentons pas digne de délier les courroies de ses sandales. En lavant nos pieds, c’est de nos péchés qu’il nous lave. Ensuite à notre tour, apprenons  à redevenir petit comme un enfant, serviteur des autres pour devenir grand. Laver les pieds c’est un geste d’amour ultime, un geste de don total.

     « Si je ne te lave pas, tu ne peux pas avoir part avec moi. » Alors à l’instar de Pierre, nous disons : « Alors, Seigneur, non pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »

    Et le Christ nous répond « Ce que j’ai fait pour vous, faites-le, vous aussi ! (…)  Faites ceci en mémoire de moi! »

    https://www.youtube.com/watch?v=86WBAYYg-WQ

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  • Rameaux
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    013

     

     

    Jésus a voulu monter sur un petit âne pour entrer à Jérusalem le jour des Rameaux.

    Il envoie ses disciples chercher l'âne qui est attaché. "Détachez-le, leur dit-il, et si l'on vous demande pourquoi, répondez: Le Seigneur en a besoin".

    Il n'y a pas d'autre motif que celui-là: le Seigneur en a besoin. Pourquoi ce petit âne-là?

    Et pourquoi Jésus a-t-il voulu le monter pour son entrée triomphale à Jérusalem? Ce n'était pas très glorieux ni très flatteur pour Jésus d'être sur un âne. Mais le choix de cet âne-là, c'est le choix mystérieux de Jésus. Il en avait besoin, il n'y a pas d'autre explication.

    Jésus a encore parfois besoin d'un petit âne pour accomplir sa tâche. Et lorsque Jésus exprime ce besoin, il n'y a pas à discuter. Jésus a besoin du petit âne. Aussi l'envoie-t-il chercher. Ce sont ses disciples qui vont le chercher (Lc 19, 28-40). Mais pour que Jésus puisse se servir de l'âne, il faut que l'âne soit détaché.

    Pour servir Jésus, même si l'on n'est qu'un tout petit âne, il faut se détacher, se laisser détacher, ne plus avoir d'attache, être libre de tout.

    Le petit âne s'est laissé faire, il a été docile, c'est son seul mérite. Il s'est laissé conduire vers Jésus et ensuite, il a conduit Jésus et Jésus l'a conduit. Ils ont avancé ensemble, mais le petit âne est allé là où Jésus voulait qu'il aille. Il n'a rien fait d'autre. Il s'est laissé mener.

    Comme elle est belle et simple l'histoire du petit âne. Quel sort enviable que le sien!

    Le Seigneur en a besoin!

    Puisse cet appel retentir profondément en nos coeurs! Le Seigneur a besoin de nous, de chacun de nous. Et cela, c'est un mystère étonnant, merveilleux, un mystère qui vient de l'amour de Dieu. Puissions-nous être ce petit âne docile qui ne comprend rien, qui ne sait rien, qui ne sait pas où on l'emmène. Mais il se laisse faire en toutes choses parce qu'il est conduit par les mains de la divine providence.

    Le Seigneur en a besoin!

    Entendant ces paroles, l'appel, ce si grand appel de Dieu en mon coeur, retentit plus violemment que jamais. Le Seigneur Dieu m'appelle car il a besoin de moi. Je ne suis même pas ce petit âne, innocent, mais ne regardant que Jésus, je le laisse me conduire où il veut.

    Le Seigneur en a besoin...
    Il vous le renverra aussitôt.
    Mc 11,3

    Lorsque Jésus n'a plus besoin du petit âne, il le renvoie d'où il vient, le petit âne retourne à sa place au milieu des siens. Il n'est rien d'autre qu'un serviteur inutile, il n'a pas d'autre prétention.

     

    Source : http://www.paroissedegazeran-catholique-yvelines.cef.fr/clin%20Dieu/2010/Le%20Seigneur%20en%20a%20besoin.htm

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