• Angkor et les mystères du Cambodge

     

    Les temples d’Angkor ont été découverts il y a 150 ans et ne cessent depuis d’attiser la curiosité. Nous ne savons pas vraiment comment la ville est née, comment ces monumentaux sanctuaires ont été construits, quel a été la véritable fonction de ces temples royaux.

    Les temples ont été bâtis par des souverains successifs entre le VIIIème  siècle et l'abandon d'Angkor en 1431 alors qu’elle était probablement la plus grande cité du monde. Depuis la forêt tropicale a repris ses droits et a envahi les vestiges de cette civilisation

     

    Angkor et les mystères du Cambodge

     

    Les ruines commencent seulement à révéler leurs secrets. Et ce grâce à un laser : le LIDAR (« Laser Detection And Ranging » Détection et Télémétrie Laser), qui permet de relever les empreintes des bâtiments disparus. Ainsi les scientifiques peuvent reconstituer la topographie des lieux. Ainsi le LIDAR a parcouru et analysé près de 370 km² et a détecté que le tissu urbain était beaucoup plus étendu qu’on ne le croyait et surtout beaucoup plus compliqué avec tout un système hydraulique comprenant des centaines de bassins, de canaux et de digues mettant ainsi à jour une maîtrise impressionnante des systèmes d’irrigation.

     

    Angkor et les mystères du Cambodge

     

    Et les temples étaient-ils des lieux de cultes ? Si les statues sont dominées par celles de Shiva et Yama, les chercheurs se rendent compte que les autres statues ne sont pas toutes des divinités. Il semble que certaines d’entre elles représentent les souverains. Ainsi certains de ces temples sont des monuments funéraires érigés pour préparer le passage des rois khmers vers le pays de l’au-delà.

     

    Angkor et les mystères du Cambodge

    Kho ker temple funéraire

     

    Il y a encore tant à découvrir et le temps joue contre les chercheurs. En effet l’érosion fait son œuvre et les temples d’Angkor s’abiment de plus en plus. Un grand travail de sauvegarde est à faire en empêchant déjà les infiltrations de se faire.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=R4u3CNsEDRY

     

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  • Zalipie village fleuri

     

    Il est traditionnel dans les pays de l’Europe centrale et de l’Europe de l’Est de peindre ou broder des motifs floraux très caractéristiques.

     

    Zalipie village fleuri

     

    Mais Zalipie petit village polonais est une véritable œuvre d’art. En effet les extérieurs et les intérieurs des maisons, les puits, les granges, étables… tout est finement peint.

     

    Zalipie village fleuri

     

    Les maisons étant faites en bois, les villageois utilisaient de la peinture au lait en mélangeant du lait, du blanc d’œufs, du sucre, des pigments naturels.

     

    Zalipie village fleuri

     

    C’est dans le courant du XIXème siècle que la tradition a commencé. Tous les ans, au printemps les maisons étaient passées intérieurement et extérieurement à la chaux, puis les jeunes filles et les femmes décoraient maisons et dépendances.

     

    Zalipie village fleuri

     

    Si cette idée était venue au début pour cacher la misère, les défauts des maisons, un concours de la plus jolie maison organisé par la municipalité en 1948 a très vite fait prospérer l’idée. Et c’est aujourd’hui une véritable attraction touristique.

     

    Zalipie village fleuri

     

    Zalipie village fleuri

     

    Zalipie village fleuri

     

    Pour une vue générale du village

    https://www.youtube.com/watch?v=IZq5fKC-WzE

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    Au cœur de la Chine se trouve les Monts Wudang ou Wudang Shan qui s’étend sur 400 kilomètres.

    Wudang

    source de la carte http://www.lemonde.fr/voyage/article/2008/02/27/le-corps-et-l-rsquo-esprit_1337965_3546.html

    La légende dit qu’il est le berceau des arts martiaux.

    Depuis toujours   Wudang Shan est un lieu de retraite pour tous ceux qui souhaitent échapper aux vicissitudes et tentations du monde. Ainsi grâce à des exercices de méditation, ils renforcent leur énergie vitale : le qi ou chi (souffle originel). Leur objectif est de trouver la paix, entretenir sa santé et ainsi vivre plus longtemps. L’origine de ces pratiques est le Taoïsme. Cet art de vivre n’a cessé de se propager.

     

    Wudang

     

    Dans la vallée du mont Wudang, une célèbre école d’arts martiaux dispense ses cours à des élèves venus de toute part. Les cours sont donnés par Maitre Tian Liyang, Maître Taoïste mondialement connu. Il pratique et enseigne plusieurs disciplines dont les Tai chi quan, bagua zhang,  Yangsheng,  Qi gong…  appelés les arts martiaux internes.  Aujourd’hui il n’enseigne plus qu’à des petits groupes d’étudiants, même étrangers, désireux d’approfondir leurs connaissances et d’y consacrer le temps nécessaire.

    Mais l’école enseigne également la littérature, l’écriture, la médecine chinoise. Hélas tous les élèves ne peuvent pratiquer les arts martiaux internes, il y a donc une sélection à l’entrée de l’école. En effet la pratique demande des qualités de patience, de lenteur, de souplesse…

     

    Wudang

     

    De nombreuses légendes courent au Wudang Shan. Elles donnent naissance à différentes voies dont le Taï chi.  Ce documentaire nous raconte l’histoire de la montagne, des nombreux monastères qui s’y trouvent.

    La pratique des arts martiaux interne se base sur la maîtrise du Qi, l’énergie vitale, à travers un travail à la fois dynamique, respiratoire et de visualisation. L’objectif du travail dit «interne» est la recherche de l’équilibre et du calme intérieur à partir d’exercices de méditation et d’exercices de développement de l’énergie vitale. L’objectif est une vie en bonne santé par la pratique régulière. La médecine chinoise traditionnelle préconise les arts martiaux du wudang.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=mojZwwD8IBs

     

     

    https://www.youtube.com/watch?v=eLndh6uE0nc

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  • La muraille verte africaine

    logo : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/a/a9/Logo_APGMV.jpg

     

    Elle ambitionne de revégétaliser le nord de l’Afrique d’est en ouest pour repousser l’avancée du désert. Large de 15 km et longue de 7000 km, cette zone de reforestation partira de St Louis du Sénégal pour arriver à Djibouti et traversera le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Nigeria, le Niger, le Tchad, le Soudan, l’Ethiopie, l’Erythrée, Djibouti. Cette initiative a été décidée par les Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats au Sud du Sahara soutenus par la FAO, l’Union européenne (UE) et le Mécanisme mondial de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.

    En effet avec le changement climatique les sécheresses sont de plus en plus longues et étendues et la pluviométrie a baissé de plus d’un tiers, rajoutons à cela un abattage massif des arbres et le surpâturage ayant rendu les terres infertiles qui ont permis l’avancée du Sahel (bande semi-désertique ou semi-aride qui longe le Sahara et qui le sépare de la savane au sud).  .

    Il ne s’agit pas d’éliminer le Sahel qui est un écosystème important et naturel. Il convient même de le protéger car il fait partie de la richesse de notre planète et de sa diversité. Il s’agit d’arrêter sa propre désertification mais aussi d’empêcher cette même désertification de s’étendre.

    La muraille verte permettra de réhabiliter 50 millions d'hectares de terres et de réduire la production de CO2. Il s’agit de mettre en place une pratique de gestion durable des terres, le renforcement des services socio-économiques de base et la lutte contre la pauvreté et l’exode rural des populations locales.

    Ce projet est une merveilleuse aventure humaine où des hommes, des femmes travaillent ensemble et tendent vers un même but : la sauvegarde de la planète.

    C’est aussi un terrain d’étude scientifique car il n’est pas simple de faire prendre des plants dans des conditions aussi extrêmes

    Pour mieux comprendre ce qu’est la grande muraille verte voici une vidéo à voir sur le site du CNRS

    http://videotheque.cnrs.fr/doc=4668#

     

    Et une seconde faite par l'association Ekow

    https://www.youtube.com/watch?v=t43iusOBnec

     

    La muraille verte africaine

    Source : https://lejournal.cnrs.fr/articles/un-futur-plus-vert-pour-le-sahel

    http://grandemurailleverte.org/

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  • Tiébélé, le village où les femmes décorent les cases.

     

     

    Tiébélé, le village où les femmes décorent les cases.

     

     

    Tiébélé est un gros village du sud du Burkina Faso en Afrique à 200 km de Ouagadougou. C’est la plus grande chefferie du « pays Kassena ».

     

     

    Tiébélé, le village où les femmes décorent les cases.

    Chaque famille possède sa concession formée de plusieurs cases entourées d’un mur d’enceinte. Les cases de formes multiples : rondes, carrées, en huit dite case néré, et sont faites de terre, d'eau et de bouse mélangées auxquelles s’ajoutent du bois, de la paille  ou de brique de terre crue moulée et séchée au soleil.

     

    Tiébélé, le village où les femmes décorent les cases.

    Elles sont décorées par les femmes. Les décorations sont renouvelées tous les ans entre mars et mai avant la saison des pluies. Avec de la craie blanche, de la boue de couleur (graphite, talc, latérite, terre grise), de la bouse de vache, des cendres de bois, elles dessinent des motifs géométriques et des symboles divers.

     

    Tiébélé, le village où les femmes décorent les cases.

     

    Chacun de ces motifs a une signification particulière, soit pour rendre hommage à la mémoire des disparus, soit pour conjurer le mauvais sort pour de bonnes récoltes, soit des symboles religieux ou du quotidien. Une fois les dessins terminés, elles polissent les murs avec une pierre avant de l’enduire d’un vernis naturel.

     

    Tiébélé, le village où les femmes décorent les cases.

    Hormis la fonction spirituelle, le décor a aussi une fonction de protection des murs contre les pluies en colmatant les fissures d’abord et en protégeant la structure par le vernis.

     

    Tiébélé, le village où les femmes décorent les cases.

    Pour en savoir plus, consultez le site de l’association Djoatina qui mène des actions auprès de la population afin qu’elle devienne autonome dans le respect de sa  culture et de son environnement.

    http://www.djoatina.fr/tiebele.html

     

    Tiébélé, le village où les femmes décorent les cases.

     

    Tiébélé, le village où les femmes décorent les cases.

     Par c.hug http://www.flickr.com/photos/chugues/2448655179/sizes/l/in/photostream/

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