• Voyage aux fins fonds du Tibet

     

    L’histoire d’un voyage dans une région peu connue du Tibet, le Chang Tang, haut plateau situé à plus de 5000 mètres d'altitude dans le Nord et interdit par les Chinois. Pour accéder à cette région, il faudra à l’ethnologue  Michel Peissel et son équipe beaucoup de patience pour obtenir toutes les autorisations soit 11 permis spéciaux et 6 mois de négociations.

    L’expédition sera longue et difficile dans des conditions climatiques particulièrement ardues (gel tous les jours de l’année, températures extrêmes…) et les difficultés physiologiques dues à la très haute altitude. Il leur a fallu longer pendant 300 km la face nord de la chaîne himalayenne, puis suivre la vallée du Brahmapoutre et piquer droit vers le nord jusqu'aux monts Kun Lun. Un voyage de plus de 2400 km. Désert glacé, fossiles marins, sources d’eau chaudes, partout des lacs salées sur ces hauts-plateaux. Les tribus nomades vivant là, élèvent les yacks, animaux domestiqués depuis plus de 8000 ans. Ces nomades sont les derniers hommes libres du Tibet. Les paysages sont surprenants, fantastiques avec une faune merveilleuse : ânes sauvages (kyangs), antilopes tibétaines, gazelles, chamois du Tibet, loups rouges, grizzlis tibétains et surtout les derniers yaks sauvages (qui sont tués massivement par les chinois)...

     

    https://www.youtube.com/watch?v=IKZUzbnJxgs

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  • N’oublie pas le plus important – Frédéric Lenoir

     

    Ecoutez l’histoire de cette femme tenant son enfant dans les bras. Passant devant une grotte, elle entend une voix mystérieuse qui lui dit : « Entre et prends tout ce que tu veux. Mais souviens-toi d’une chose : quand tu seras ressortie, une porte se fermera à tout jamais. Profite de l’opportunité, mais n’oublie pas le plus important. » La femme pénètre dans la grotte et y découvre un fabuleux trésor. Fascinée par l’or, les diamants et les bijoux, elle dépose son enfant sur le sol et s’empare de tout ce qu’elle peut. Elle rêve à ce qu’elle va pouvoir faire de ces richesses. La voix mystérieuse lui dit : « Le temps est écoulé, n’oublie pas le plus important ». A ces mots, la femme chargée d’or et de pierres précieuses court hors de la cavité dont la porte se ferme derrière elle, à tout jamais. Elle admire son trésor, et se souvient alors, seulement, de son enfant qu’elle a oublié à l’intérieur.

    « Combien d’êtres humains passent l’essentiel de leur vie à se soucier de choses matérielles ou futiles et oublient de prendre le temps de vivre les expériences les plus essentielles : l’amour, l’amitié, l’activité créatrice, la contemplation de la beauté du monde. (…) Apprenez, ô enfants des hommes, à cheminer sur votre voie, celle qui est bonne pour vous, celle qui vous est destinée et qui réjouira votre cœur. »

    Extrait de L’âme du monde de Frédéric Lenoir

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  • Frédéric LENOIR – L’âme du monde.

     

    Mus par des visions prémonitoires, sept sages issus des grandes écoles de pensées sur cette terre, soit la philosophie, l’islam, le judaïsme, le christianisme, le chamanisme, l’hindouisme, le taoïsme, le bouddhisme, se retrouve dans le monastère bouddhique de Toulanka au cœur du Tibet et avec eux 2  adolescents un jeune lama Tenzin et une jeune fille Natina.

    Ayant pris conscience que le monde est à la veille d’une catastrophe, ces sages vont se retrouver quotidiennement pour trouver comment offrir la voie de la sagesse à l’humanité survivante afin de les mener vers un humanisme et une spiritualité commune. Des questions essentielles sont posées et on voit que l’échange spirituel entre différents courants de pensées ou de croyance est possible dans la paix.

    Puis cette voie sera enseignée à nos deux adolescents qui auront la charge de la transmettre à l’humanité. Ainsi en sept jours, les sept sages transmettront sept enseignements : le sens de la vie, le soin du corps et de l’âme, la liberté, l’amour, les qualités à cultiver, l’art de vivre et l’acceptation de ce qui est.

    Un beau livre qui laisse une trace. Facile à lire, c’est une fable initiatique émaillée de récit de la sagesse populaire. Il ne vous laissera pas indifférent.

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  • Les Chartreux "Au-delà du silence"

     

     

    Au cœur du monastère de la Grande Chartreuse, les moines nous ouvrent leur cellule, nous racontent les choix qu’ils ont faits, leur condition de vie. C’est la première fois qu’une caméra entre au sein du monastère au milieu du silence, de la contemplation, de la prière.

    Selon les règles de St Bruno, les moines ne parlent pas, pas même entre eux à part pendant la sortie hebdomadaire. Le silence rythmé par la prière toutes les 4 heures, le travail. Une vie d’austérité.

    Fondé en 1084 par saint Bruno, au cœur du massif de la Grande Chartreuse, la communauté cartusienne vit depuis cachée du monde en se consacrant à Dieu dans la prière et en favorisant le silence intérieur s’ouvrant au Seigneur. Le moine ne sort que pour la promenade communautaire et ne reçoit ses plus proches parents que 2 fois par an.

     

    Les Chartreux "Au-delà du silence"

     

    Le documentaire nous parlera aussi bien sûr de la Chartreuse, l’Elixir de longue vie, cette liqueur composée de 130 plantes.

    En ces temps où la vie spirituelle est effacée au profit d’une vie où tout s’agite, cela fait du bien de savoir que quelque part, il y a des gens qui prient pour nous, pour l’humanité. Certains chercheurs de vie laïcs sont attirés par cette vie de solitude et de prière dans le dépouillement. Les Pères Chartreux les accueillent afin qu’ils partagent leur vie pendant un certain temps. Chaque année 120 personnes font une halte plus ou moins longtemps au monastère.

    « Même si le monde tourne, la croix demeure » est la devise des pères chartreux.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=90w_LQg0Kik

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  • Les 3 portes de la sagesse

     

    Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.

    « Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie », demanda le Prince.

    « Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton cœur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi. ».

    Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.

     

    Les 3 portes de la sagesse

     

    Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :

     « CHANGE LE MONDE ».

     « C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas. » Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du cœur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.

    Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : « Qu'as-tu appris sur le chemin ? »

     « J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas ».

     « C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. » Et il disparut.

     

    Les 3 portes de la sagesse

     

    Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire

    « CHANGE LES AUTRES ».

    « C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration. » Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.

    Bien des années passèrent. Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu'as-tu appris sur le chemin ? »

    « J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses. »

    « Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir. » Et le Vieil Homme disparut.

     

    Les 3 portes de la sagesse

     

    Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :

     « CHANGE-TOI TOI-MEME ».

    « Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire, » se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.

    Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : « Qu'as-tu appris sur le chemin ? »

     « J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser. »

    « C'est bien, » dit le Sage.

     « Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise. »

     « C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. » Et il disparut.

     

    Les 3 portes de la sagesse

     

    Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :

    « ACCEPTE-TOI TOI-MEME. »

    Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. « Quand on combat on devient aveugle », se dit-il. Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.

    Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu'as-tu appris sur le chemin ? »

     « J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement. »

    « C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte. »

     

    Les 3 portes de la sagesse

     

    A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut :

    « ACCEPTE LES AUTRES ».

    Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie, celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.

    Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. « Qu'as-tu appris sur le chemin ? » demanda ce dernier.

    « J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement. »

    « C'est bien, dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte. »

     

    Les 3 portes de la sagesse

     

    Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut :

    « ACCEPTE LE MONDE ».

    « Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois ». Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard

     

    Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.

    « Qu'as-tu appris sur le chemin ? »

    « J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là, il existe, c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement. »

     « C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde. »

    Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.

     « Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la PLENITUDE DU SILENCE ».

    Et le Vieil Homme disparut.

     

                                                   Texte de Charles Brulhart http://www.metafora.ch/

     

    Les 3 portes de la sagesse

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