• Résultat de recherche d'images pour "le sapin dessin animé conte d'andersen"

     

    Voilà un conte qui nous raconte l'histoire d'un petit sapin jamais content de ce qu'il a et toujours à la quête d'un mieux. Il était tellement insatisfait qu'il en a oublié de regarder autour de lui... et de profiter du temps présent.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=iqKQomEMS7A

     

    Là-bas, dans la forêt, il y avait un joli sapin. Il était bien placé, il avait du soleil et de l'air ; autour de lui poussaient de plus grands camarades, pins et sapins. Mais lui était si impatient de grandir qu'il ne remarquait ni le soleil ni l'air pur, pas même les enfants de paysans qui passaient en bavardant lorsqu'ils allaient cueillir des fraises ou des framboises.
    « Oh ! si j'étais grand comme les autres, soupirait le petit sapin, je pourrais étendre largement ma verdure et, de mon sommet, contempler le vaste monde. Les oiseaux bâtiraient leur nid dans mes branches et, lorsqu'il y aurait du vent, je pourrais me balancer avec grâce comme font ceux qui m'entourent. »
    Le soleil ne lui causait aucun plaisir, ni les oiseaux, ni les nuages roses qui, matin et soir, naviguaient dans le ciel au-dessus de sa tête.
    L'hiver, lorsque la neige étincelante entourait son pied de sa blancheur, il arrivait souvent qu'un lièvre bondissait, sautait par-dessus le petit arbre - oh ! que c'était agaçant ! Mais, deux hivers ayant passé, quand vint le troisième, le petit arbre était assez grand pour que le lièvre fût obligé de le contourner. Oh ! pousser, pousser, devenir grand et vieux, c'était là, pensait-il, la seule joie au monde.
    En automne, les bûcherons venaient et abattaient quelques-uns des plus grands arbres. Cela arrivait chaque année et le jeune sapin, qui avait atteint une bonne taille, tremblait de crainte, car ces arbres magnifiques tombaient à terre dans un fracas de craquements.
    Où allaient-ils ? Quel devait être leur sort ?
    Au printemps, lorsque arrivèrent l'hirondelle et la cigogne, le sapin leur demanda :
    - Savez-vous où on les a conduits ? Les avez-vous rencontrés ?
    Les hirondelles n'en savaient rien, mais la cigogne eut l'air de réfléchir, hocha la tête et dit :
    - Oui, je crois le savoir, j'ai rencontré beaucoup de navires tout neufs en m'envolant vers l'Egypte, sur ces navires il y avait des maîtres-mâts superbes, j'ose dire que c'étaient eux, ils sentaient le sapin.
    - Oh ! si j'étais assez grand pour voler au-dessus de la mer ! Comment est-ce au juste la mer ? A quoi cela ressemble-t-il ?
    - Euh ! c'est difficile à expliquer, répondit la cigogne.
    Et elle partit.
    - Réjouis-toi de ta jeunesse, dirent les rayons du soleil, réjouis-toi de ta fraîcheur, de la jeune vie qui est en toi.
    Le vent baisa le jeune arbre, la rosée versa sur lui des larmes, mais il ne les comprit pas.
    Quand vint l'époque de Noël, de tout jeunes arbres furent abattus, n'ayant souvent même pas la taille, ni l'âge de notre sapin, lequel, sans trêve ni repos, désirait toujours partir. Ces jeunes arbres étaient toujours les plus beaux, ils conservaient leurs branches, ceux-là, et on les couchait sur les charrettes que les chevaux tiraient hors de la forêt.
    - Où vont-ils? demanda le sapin, ils ne sont pas plus grands que moi, il y en avait même un beaucoup plus petit. Pourquoi leur a-t-on laissé leur verdure?
    - Nous le savons, nous le savons, gazouillèrent les moineaux. En bas, dans la ville, nous avons regardé à travers les vitres, nous savons où la voiture les conduit. Oh ! ils arrivent au plus grand scintillement, au plus grand honneur que l'on puisse imaginer. A travers les vitres, nous les avons vus, plantés au milieu du salon chauffé et garnis de ravissants objets, pommes dorées, gâteaux de miel, jouets et des centaines de lumières.
    - Suis-je destiné à atteindre aussi cette fonction ? dit le sapin tout enthousiasmé. C'est encore bien mieux que de voler au-dessus de la mer. Je me languis ici, que n'est-ce déjà Noël ! Je suis aussi grand et développé que ceux qui ont été emmenés l'année dernière. Je voudrais être déjà sur la charrette et puis dans le salon chauffé, au milieu de ce faste. Et, ensuite ... il arrive sûrement quelque chose d'encore mieux, de plus beau, sinon pourquoi nous décorer ainsi. Cela doit être quelque chose de grandiose et de merveilleux ! Mais quoi ?... Oh ! je m'ennuie ... je languis ...
    - Sois heureux d'être avec nous, dirent l'air et la lumière du soleil. Réjouis-toi de ta fraîche et libre jeunesse.
    Mais le sapin n'arrivait pas à se réjouir. Il grandissait et grandissait. Hiver comme été, il était vert, d'un beau vert foncé et les gens qui le voyaient s'écriaient : Quel bel arbre !
    Avant Noël il fut abattu, le tout premier. La hache trancha d'un coup, dans sa moelle ; il tomba, poussant un grand soupir, il sentit une douleur profonde. Il défaillait et souffrait.
    L'arbre ne revint à lui qu'au moment d'être déposé dans la cour avec les autres. Il entendit alors un homme dire :
    - Celui-ci est superbe, nous le choisissons.
    Alors vinrent deux domestiques en grande tenue qui apportèrent le sapin dans un beau salon. Des portraits ornaient les murs et près du grand poêle de céramique vernie il y avait des vases chinois avec des lions sur leurs couvercles. Plus loin étaient placés des fauteuils à bascule, des canapés de soie, de grandes tables couvertes de livres d'images et de jouets ! pour un argent fou - du moins à ce que disaient les enfants.
    Le sapin fut dressé dans un petit tonneau rempli de sable, mais on ne pouvait pas voir que c'était un tonneau parce qu'il était enveloppé d'une étoffe verte et posé sur un grand tapis à fleurs ! Oh ! notre arbre était bien ému ! Qu'allait-il se passer ?
    Les domestiques et des jeunes filles commencèrent à le garnir. Ils suspendaient aux branches de petits filets découpés dans des papiers glacés de couleur, dans chaque filet on mettait quelques fondants, des pommes et des noix dorées pendaient aux branches comme si elles y avaient poussé, et plus de cent petites bougies rouges, bleues et blanches étaient fixées sur les branches. Des poupées qui semblaient vivantes - l'arbre n'en avait jamais vu - planaient dans la verdure et tout en haut, au sommet, on mit une étoile clinquante de dorure.
    C'était splendide, incomparablement magnifique.
    - Ce soir, disaient-ils tous, ce soir ce sera beau.
    « Oh ! pensa le sapin, que je voudrais être ici ce soir quand les bougies seront allumées ! Que se passera-t-il alors ? Les arbres de la forêt viendront-ils m'admirer ? Les moineaux me regarderont-ils à travers les vitres ? Vais-je e rester ici, ainsi décoré, l'hiver et l'été ? »
    On alluma les lumières. Quel éclat ! Quelle beauté ! Un frémissement parcourut ses branches de sorte qu'une des bougies y mit le feu : une sérieuse flambée.
    - Mon Dieu ! crièrent les demoiselles en se dépêchant d'éteindre.
    Le pauvre arbre n'osait même plus trembler. Quelle torture ! Il avait si peur de perdre quelqu'une de ses belles parures, il était complètement étourdi dans toute sa gloire ... Alors, la porte s'ouvrit à deux battants, des enfants en foule se précipitèrent comme s'ils allaient renverser le sapin, les grandes personnes les suivaient posément. Les enfants s'arrêtaient - un instant seulement -, puis ils se mettaient à pousser des cris de joie - quel tapage ! - et à danser autour de l'arbre. Ensuite, on commença à cueillir les cadeaux l'un après l'autre.
    « Qu'est-ce qu'ils font ? se demandait le sapin. Qu'est-ce qui va se passer ? »
    Les bougies brûlèrent jusqu'aux branches, on les éteignait à mesure, puis les enfants eurent la permission de dépouiller l'arbre complètement. Ils se jetèrent sur lui, si fort, que tous les rameaux en craquaient, s'il n'avait été bien attaché au plafond par le ruban qui fixait aussi l'étoile, il aurait été renversé.
    Les petits tournoyaient dans le salon avec leurs jouets dans les bras, personne ne faisait plus attention à notre sapin, si ce n'est la vieille bonne d'enfants qui jetait de-ci de-là un coup d'œil entre les branches pour voir si on n'avait pas oublié une figue ou une pomme.
    - Une histoire ! une histoire ! criaient les enfants en entraînant vers l'arbre un gros petit homme ventru.
    Il s'assit juste sous l'arbre.
    - Comme ça, nous sommes dans la verdure et le sapin aura aussi intérêt à nous écouter, mais je ne raconterai qu'une histoire. Voulez-vous celle d'Ivède-Avède ou celle de Dumpe-le-Ballot qui roula en bas des escaliers, mais arriva tout de même à s'asseoir sur un trône et à épouser la princesse ?
    L'homme racontait l'histoire de Dumpe-le-Ballot qui tomba du haut des escaliers, gagna tout de même le trône et épousa la princesse. Les enfants battaient des mains. Ils voulaient aussi entendre l'histoire d'Ivède-Avède, mais ils n'en eurent qu'une. Le sapin se tenait coi et écoutait.
    « Oui, oui, voilà comment vont les choses dans le monde », pensait-il. Il croyait que l'histoire était vraie, parce que l'homme qui la racontait était élégant.
    - Oui, oui, sait-on jamais ! Peut-être tomberai-je aussi du haut des escaliers et épouserai-je une princesse !
    Il se réjouissait en songeant que le lendemain il serait de nouveau orné de lumières et de jouets, d'or et de fruits.
    Il resta immobile et songeur toute la nuit.
    Au matin, un valet et une femme de chambre entrèrent.
    - Voilà la fête qui recommence ! pensa l'arbre. Mais ils le traînèrent hors de la pièce, en haut des escaliers, au grenier... et là, dans un coin sombre, où le jour ne parvenait pas, ils l'abandonnèrent.
    - Qu'est-ce que cela veut dire ? Que vais-je faire ici ?
    Il s'appuya contre le mur, réfléchissant. Et il eut le temps de beaucoup réfléchir, car les jours et les nuits passaient sans qu'il ne vînt personne là-haut et quand, enfin, il vint quelqu'un, ce n'était que pour déposer quelques grandes caisses dans le coin. Elles cachaient l'arbre complètement. L'avait-on donc tout à fait oublié ?
    «C'est l'hiver dehors, maintenant, pensait-il. La terre est dure et couverte de neige. On ne pourrait même pas me planter ; c'est sans doute pour cela que je dois rester à l'abri jusqu'au printemps. Comme c'est raisonnable, les hommes sont bons ! Si seulement il ne faisait pas si sombre et si ce n'était si solitaire ! Pas le moindre petit lièvre. C'était gai, là-bas, dans la forêt, quand sur le tapis de neige le lièvre passait en bondissant, oui, même quand il sautait par-dessus moi ; mais, dans ce temps-là, je n'aimais pas ça. Quelle affreuse solitude, ici ! »
    « Pip ! pip ! » fit une petite souris en apparaissant au même instant, et une autre la suivait. Elles flairèrent le sapin et furetèrent dans ses branches.
    - Il fait terriblement froid , dit la petite souris. Sans quoi on serait bien ici, n'est-ce pas, vieux sapin?
    - Je ne suis pas vieux du tout, répondit le sapin. Il en y a beaucoup de bien plus vieux que moi.
    - D'où viens-tu donc ? demanda la souris, et qu'est-ce que tu as à raconter ?
    Elles étaient horriblement curieuses.
    - Parle-nous de l'endroit le plus exquis de la terre. Y as-tu été ? As-tu été dans le garde-manger ?
    - Je ne connais pas ça, dit l'arbre, mais je connais la forêt où brille le soleil, où l'oiseau chante.
    Et il parla de son enfance. Les petites souris n'avaient jamais rien entendu de semblable. Elles écoutaient de toutes leurs oreilles.
    - Tu en as vu des choses ! Comme tu as été heureux !
    - Moi ! dit le sapin en songeant à ce que lui-même racontait. Oui, au fond, c'était bien agréable.
    Mais, ensuite, il parla du soir de Noël où il avait été garni de gâteaux et de lumières.
    - Oh ! dirent encore les petites souris, comme tu as été heureux, vieux sapin.
    - Mais je ne suis pas vieux du tout, ce n'est que cet hiver que j'ai quitté ma forêt ; je suis dans mon plus bel âge, on m'a seulement replanté dans un tonneau.
    - Comme tu racontes bien, dirent les petites souris.
    La nuit suivante, elles amenèrent quatre autres souris pour entendre ce que l'arbre racontait et, à mesure que celui-ci parlait, tout lui revenait plus exactement.
    « C'était vraiment de bons moments, pensait-il. Mais ils peuvent revenir, ils peuvent revenir ! Dumpe-le-Ballot est tombé du haut des escaliers, mais il a tout de même eu la princesse ; peut-être en aurai-je une aussi. »
    Il se souvenait d'un petit bouleau qui poussait là-bas, dans la forêt, et qui avait été pour lui une véritable petite princesse.
    - Qui est Dumpe-le-Ballot ? demandèrent les petites souris.
    Alors le sapin raconta toute l'histoire, il se souvenait de chaque mot ; un peu plus, les petites souris grimpaient jusqu'en haut de l'arbre, de plaisir.
    La nuit suivante, les souris étaient plus nombreuses encore, et le dimanche il vint même deux rats, mais ils déclarèrent que le conte n'était pas amusant du tout, ce qui fit de la peine aux petites souris ; de ce fait, elles-mêmes l'apprécièrent moins.
    - Eh bien , merci, dirent les rats en rentrant chez eux. Les souris finirent par s'en aller aussi, et le sapin soupirait.
    - C'était un vrai plaisir d'avoir autour de moi ces petites souris agiles, à écouter ce que je racontais. C'est fini, ça aussi, mais maintenant, je saurai goûter les plaisirs quand on me ressortira. Mais quand ?
    Ce fut un matin, des gens arrivèrent et remuèrent tout dans le grenier. Ils déplacèrent les caisses, tirèrent l'arbre en avant. Bien sûr, ils le jetèrent un peu durement à terre, mais un valet le traîna vers l'escalier où le jour éclairait.
    «Voilà la vie qui recommence », pensait l'arbre, lorsqu'il sentit l'air frais, le premier rayon de soleil ... et le voilà dans la cour.
    Tout se passa si vite ! La cour se prolongeait par un jardin en fleurs. Les roses pendaient fraîches et odorantes par-dessus la petite barrière, les tilleuls étaient fleuris et les hirondelles voletaient en chantant : « Quivit, quivit, mon homme est arrivé ! » Mais ce n'était pas du sapin qu'elles voulaient parler.
    - Je vais revivre, se disait-il, enchanté, étendant largement ses branches. Hélas ! elles étaient toutes fanées et jaunies. L'étoile de papier doré était restée fixée à son sommet et brillait au soleil... Dans la cour jouaient quelques enfants joyeux qui, à Noël, avaient dansé autour de l'arbre et s'en étaient réjouis. L'un des plus petits s'élança et arracha l'étoile d'or.
    - Regarde ce qui était resté sur cet affreux arbre de Noël, s'écria-t-il en piétinant les branches qui craquaient sous ses souliers.
    L'arbre regardait la splendeur des fleurs et la fraîche verdure du jardin puis, enfin, se regarda lui-même. Comme il eût préféré être resté dans son coin sombre au grenier ! Il pensa à sa jeunesse dans la forêt, à la joyeuse fête de Noël, aux petites souris, si heureuses d'entendre l'histoire de Dumpe-le- Ballot.
    « Fini ! fini ! Si seulement j'avais su être heureux quand je le pouvais. »
    Le valet débita l'arbre en petits morceaux, il en fit tout un grand tas qui flamba joyeusement sous la chaudière. De profonds soupirs s'en échappaient, chaque soupir éclatait. Les enfants qui jouaient au-dehors entrèrent s'asseoir devant le feu et ils criaient : Pif ! Paf ! à chaque craquement, le sapin, lui, songeait à un jour d'été dans la forêt ou à une nuit d'hiver quand les étoiles étincellent. Il pensait au soir de Noël, à Dumpe-le-Ballot, le seul conte qu'il eût jamais entendu et qu'il avait su répéter... et voilà qu'il était consumé ...
    Les garçons jouaient dans la cour, le plus jeune portait sur la poitrine l'étoile d'or qui avait orné l'arbre au soir le plus heureux de sa vie. Ce soir était fini, l'arbre était fini, et l'histoire, aussi, finie, finie comme toutes les histoires.

     

     

    Pin It

    votre commentaire
  • Susan Comish croit au Père Noël

     

    SUSAN COMISH croit au Père Noël ! 

     

    Susan Comish croit au Père Noël

     

    Ses œuvres magiques d'art de Noël incluent des anges étincelants, des rennes

    et bien sûr le vieil homme joyeux avec ses yeux malicieux et étincelants. 

     

    Susan Comish croit au Père Noël

     

    Chaque oeuvre raconte une histoire qui captera votre imagination et votre cœur. 

     

    Susan Comish croit au Père Noël

     

    Susan est une peintre réaliste classique. Les personnage de ses peintures semblent

    prendre vie, capturées par surprise avec une expression étonnante dans les yeux. 

     

    Susan Comish croit au Père Noël

     

    Susan s'est spécialisée dans le portrait à l'huile qu'elle a enrichi par des oeuvres 

    historiques et religieuses, particulièrement chargées d'émotion et parfois même

    d'humour. 

     

    Susan Comish croit au Père Noël

     

    Mais ces créations de Noël populaires ont fait d'elle l'experte indéniable du vrai

    Père Noël ! 

     

    Susan Comish croit au Père Noël

     

    Pour en voir plus, son site : 

    https://susancomish.com

     

     

    Susan Comish croit au Père Noël

     

    Et une petite vidéo 

     

    https://www.youtube.com/watch?v=0ui--vcPfSU&feature=emb_logo

     

     

    Susan Comish croit au Père Noël

    Pin It

    3 commentaires
  • Sur les traces du Père Noël et ses ancêtres

     

    "En partant sur les traces du Père Noël, ce film dévoile une multitude de personnages qui, autrefois, remplissaient le même rôle que lui à la même époque de l'année. Ces personnages, au pouvoir surnaturel, d'ordre magique ou religieux, ont, depuis un siècle, progressivement disparu d'Europe et laissé leur place au personnage que nous connaissons aujourd'hui. Sous la forme d'une enquête passionnante, le film nous conduit dans de nombreux pays d'Europe et du monde. Nous pénétrerons l'univers des fées, elfes, sorcières, saints, démons, croquemitaines et autres créatures bizarres"

     

    https://www.youtube.com/watch?v=WUuVje96Hco

    Pin It

    4 commentaires
  • Citations du livre de Omri Teg’Amlak Avera – Asteraï

    « Je vais te raconter le secret de « l’épreuve de la vie » (…)

    Tu crois vivre avec les gens, les aimer et les haïr. Mais la question n’est pas là, parce que les gens sont aussi témoins et examinateurs de leur prochain.  Les kolotch (démons) connaissent le secret de « l’épreuve de la vie », et ils sèment la discorde parmi les hommes pour vaincre les forces qui les abandonnent.  En tant qu’enfant d’Asteraï, tu dois savoir que les gens qui te blessent et t’insultent -sous l’influence des kolotch- te mettent à l’épreuve, et à la fin de tes jours, ils témoigneront de tes actes. Ils seront conscients de leurs actes, mais non de leur fonction d’examinateur, de même que tu n’es pas conscient d’être témoin et examinateur des autres. Dès l’instant où tu auras compris cela, tu comprendras aussi qu’ils ne sont pas coupables et ne font qu’accomplir leur fonction.  L’homme ne vit pas seul, partout où il va, il a des témoins et examinateurs.

    (…)

    Dans les moments difficiles, quand les gens essaieront de te faire du mal, il faudra que tu te souviennes du secret de « l’épreuve de la vie », que tu saches que tu es mis à l’épreuve sous l’œil de témoins, ainsi seulement pourras-tu préserver ta lucidité. »

    « (…) Si tu ne comprends pas la signification du silence, ce n’est pas grave. Il suffit d’écouter, d’écouter vraiment, dans un endroit tranquille. Plus on écoute le silence, plus on se concentre et on s’y abandonne, plus les sens s‘affinent, et avec le temps on finit par comprendre que l’inquiétude est inutile. Les soucis ne sont pas dans la nature de l’homme, ils ne sont qu’un des moyens par lesquels le kolé (démon) inquiète l’homme. Celui qui réussit à éloigner le kolé, qui vit dans le bonheur et la tranquillité et ne s’occupe que de bonnes actions, trouve les anges à ses côtés et comprend que son entourage n’a aucune importance, ni les vêtements qu’il porte, ni ce qu’il mange ou respire. Seule importe la connaissance, car tout appartient à Dieu. La vie et la mort, le passé, le présent et l’avenir, la richesse et la pauvreté, la douleur et le bonheur, la beauté et la laideur n’existent pas vraiment. Nous en faisons l’expérience parce que nos sens sont limités.

    Chacun est conscient de dormir la nuit, mais personne ne se souvient de son sommeil. Nous savons que nous dormons parce que la vue du dormeur nous est familière. Au réveil, nous nous imaginons endormis comme les autres. En fait, quand l’homme dort, il passe à une autre dimension qu’il ne peut pas appréhender avec ses sens limités. C’est la raison pour laquelle nos rêves, qui nous paraissaient cohérents en dormant, nous semblent insensés à notre réveil. L’homme doit être conscient de ses limites et savoir que ce qu’il appréhende avec ses sens n’est pas la réalité. La réalité est autre ».

    Pin It

    1 commentaire
  • Omri Teg’Amlak Avera – Asteraï

    Un très beau premier roman initiatique mais plus que ça, il nous parle aussi du vécu des déracinés.

    Petgu est un petit berger éthiopien. Lui et sa famille sont des Beita Israël, les descendants des juifs ayant quitté Israël avec le prophète Jérémie pour sauver l’Arche d’Alliance.

    Un jour la grand-mère de Petgu lui apprend qu’il n’est pas un enfant comme les autres, qu’il a une mission importante dans sa vie. Il est un enfant de l’Asteraï, un oiseau dont le rôle est de guider et protéger les Beita Israël. Petit à petit Petgu apprend comment communiquer avec l’Asteraï.

    Puis vient la grande épreuve. Tous les Beita Israël se trouvent contraints de partir pour Jérusalem. Après la liesse pleine d’espoir viendront la peur, le désespoir. Une fois arrivés au berceau de leur civilisation, les espoirs une fois de plus seront déçus. Les Beita Israël sont considérés comme des citoyens de seconde zone, mis à l’écart, rejetés de toute part. Petgu perd sa capacité de communiquer avec l’Asteraï, il ne peut plus être le messager, le guide.  Mais l’oiseau magique fait tout pour que Petgu devenu adulte retrouve ses sens et accomplisse sa mission.

    Une part autobiographique dans ce roman. Il fait lui-même parti de cette communauté et a lui aussi migré vers Israël. Ce qui est intéressant, c’est que malgré le racisme vécu, il ne se victimise pas. Dans ce roman, il dresse le constat que la population elle-même serait responsable de la discrimination méprisante vécue par l’oubli de son identité, de sa culture.

    Un roman à lire. J’ai adoré.

    Pin It

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires