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    Tout le chemin de la vie, c’est de passer de l’ignorance à la connaissance, de l’obscurité à la lumière, de l’esclavage des sens à la liberté de l’esprit, de l’inaccompli à l’accompli, de l’inconscience à la conscience, de la peur à l’amour.

    Cette quête, c’est la plus belle aventure qui soit : l’aventure intérieure de la sagesse. Pour cela, peu importe que tu sois riche ou pauvre, humble ou puissant, petit ou grand. La sagesse est offerte à tous. Elle se donne gratuitement. Il suffit juste de la désirer. Et toute la vie t’apparaîtra comme ce qu’elle est : un voyage initiatique.

    Allons, mets-toi en marche et va vers toi-même ! Alors l’univers te sourira.

    Extrait de L’âme du monde de Frédéric Lenoir

     

    La vie est un voyage initiatique

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  • L’enfer et le paradis

     

    Un vieux sage est assis sur le bord de la route, les yeux fermés, les jambes croisées, les mains sur les genoux. Soudain, sa méditation est interrompue par la voix puissante et agressive d’un guerrier.

    « Vieil homme ! Dis-moi à quoi ressemblent le paradis et l’enfer. »

    Le sage ne manifeste d’abord aucune réaction. Puis, peu à peu, il ouvre les yeux et esquisse un sourire, face au guerrier planté devant lui, de plus en plus impatient et agité.

    « Tu désires connaître les secrets du paradis et de l’enfer ? Toi, avec ton allure misérable, avec tes bottes et tes vêtements boueux ? Avec  tes cheveux hirsutes, ton haleine fétide, ton épée rouillée ? Toi qui es si laid, tu oses me demander de te parler du paradis et de l’enfer ? « 

    Ivre de colère, le guerrier jure méchamment, sort son épée et la lève au-dessus de la tête du vieil homme. Son visage est cramoisi, les veines de son cou sont gonflées par la haine, alors qu’il s’apprête à trancher la tête du sage.

    « Cela est l’enfer. » lui dit doucement le vieil homme. Le guerrier arrête net son geste et reste bouche bée de stupéfaction, de respect, de compassion, devant cet homme qui a risqué sa vie pour lui prodiguer cet enseignement. Ses yeux s’emplissent de larmes d’amour et de gratitude. « Et cela, c’est le paradis ! » conclut le sage.

    Extrait de L’âme du monde de Frédéric Lenoir

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  • Tout est pour le mieux

     

    Voici l’histoire d’un roi dont l’excellent serviteur a pour manie de dire en toute circonstance : « Tout est pour le mieux », ce qui agace le roi. Un jour, le roi se blesse au doigt en coupant une branche. Voyant cela, son serviteur ne peut s’empêcher de dire : « Tout est pour le mieux, ô mon roi. »

    Exaspéré, le roi l’emmène près d’un puits à sec.

    - Je m’en vais te jeter dans ce puits, hurle-t-il, qu’en penses-tu ?

    - Tout est pour le mieux, répond le serviteur, imperturbable.

    Fou de rage, le roi le jette dans le puits.

    Bientôt, il se retrouve cerné par un groupe de sauvages, adorateurs d’une redoutable déesse à laquelle ils ont coutume d’offrir des hommes en sacrifice. Le roi est attrapé, ligoté et traîné jusqu’au temple de la déesse pour y être sacrifié. Le prêtre du temple remarque la plaie au doigt du roi et déclare qu’ayant une blessure, le roi est souillé et ne peut être sacrifié. Heureux d’être encore vivant, le roi se souvient des paroles de son serviteur et rebrousse chemin pour l’aider à sortir du puits où il l’avait jeté.  Une fois le serviteur tiré d’affaire, il lui confie son aventure et approuve son « tout est pour le mieux » car, sans son doigt blessé, il serait déjà dans l’autre monde.

    Il est toutefois saisi d’un doute.

    - Sage serviteur, ton « tout est pour le mieux », s’est révélé exact pour moi. Mais comment le justifies-tu pour toi ?

    - Sire, si vous ne m’aviez pas poussé dans le puits, j’aurais été capturé par ces sauvages et sacrifié à la déesse. Voilà pourquoi, pour moi aussi, tout est pour le mieux.

    Nous ne pouvons pas nous libérer du monde, mais nous pouvons nous libérer de notre monde : la prison de nos croyances et de notre ego. Nul ne peut changer la vie, mais chacun peut changer ses croyances et son vécu. Le bonheur et le malheur sont à l’intérieur de nous. Le paradis et l’enfer n’existent qu’en nous.

    Extrait de L’âme du monde de Frédéric Lenoir

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  • Vivre l’instant

     

    Un vieux roi vient de mourir. Son fils unique monte sur le trône pour lui succéder. Conscient de son ignorance, il convoque les hommes les plus savants du royaume. Il leur demande de voyager à travers le monde pour rapporter toute la science et toute la sagesse connues à cette époque. Ils reviennent seize ans plus tard chargés de livres de toutes langues. Le roi réalise qu’une seule vie ne pourrait lui suffire pour tout lire, tout apprendre, tout comprendre. Il demande donc aux érudits de lire ces livres à sa place, puis d’en tirer l’essentiel et de rédiger pour chaque science un ouvrage accessible.

    Seize années passent encore avant que les savants constituent pour le roi une bibliothèque faite des seuls résumés de toute la science et de toute la sagesse humaine. Le roi devenu vieux comprend qu’il n’aura pas le temps de lire et d’intégrer tous ces ouvrages. Il prie donc les savants d’écrire un article par science, en allant à l’essentiel. Huit années passent. Fatigué et malade, le roi demande à chacun de résumer rapidement son article en une phrase. Quatre années furent encore nécessaires pour cette tâche.

    A la fin, un seul livre est écrit qui contient une seule phrase sur chacun des sciences et des sagesses du monde. Au vieux conseiller qui lui apporte l’ouvrage, le roi mourant murmure : « Donne-moi une seule phrase qui résume tout ce savoir, toute cette sagesse. Juste une seule phrase avant que je ne meure !

    - Sire, dit le conseiller, toute la sagesse du monde tient en deux mots : Vivre l’instant » »

    Extrait de L’âme du monde de Frédéric Lenoir

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  • Comment reconnaitre le moment où la nuit s’achève et le jour se lève ?

     

    « Un maître demande à ses disciples : « Comment reconnaitre le moment où la nuit s’achève et le jour se lève ?

    - Lorsque l’on peut distinguer un chien d’un loup, répond un disciple.

    - Ce n’est pas la réponse, dit le maître.

    - Quand on peut différencier un figuier d’un olivier, suggère un autre.

    - Ce n’est pas non plus la réponse, dit le maître.

    - Alors comment ? demandent en chœur les disciples.

    - Quand, voyant un inconnu, nous reconnaissons un frère, alors le jour se lève et la nuit prend fin. »

     

    Cet amour-là est sans commencement et sans fin. Il est sans peur et sans frontière. Il est sans attentes. Il donne et reçoit sans jamais se plaindre et réclamer. Il n’y a plus « moi » et « les autres ». Il y a « nous ». Il n’y a plus ni homme ni femme, ni riches ni pauvres, ni Américains ni Chinois, ni bouddhistes ni musulmans, ni Orient ni Occident, ni faibles ni puissants, ni justes ni pécheurs, ni purs ni impurs. Il n’y que la coupe de l’amour qui englobe tout et tous.

    Extrait de L’âme du monde de Frédéric Lenoir

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