• La philosophie du Bio

     

    La philosophie du bio est de revenir aux pratiques plus saines, celles d’avant l’ère chimique   sans pesticides, sans antibiotiques, dans le respect de la biodiversité, avec le respect du bien-être animal et en privilégiant le circuit court. Bref c’est un retour à la nature dans le respect de la terre et des animaux, un art de vivre.

    Comme nous pouvons voir dans ce court documentaire, c’était déjà une direction qu’ont prise certains paysans dès la fin des années 60.  Ces visionnaires n’ont pas été suivi tant la folie du chimique semblait faciliter la vie paysanne au détriment du bon sens et sur le long terme de la santé aussi bien des producteurs que des consommateurs.

    Puis les géants de la grande distribution ont flairé le filon et se sont lancés dans le biologique industriel dit low cost. Les conditions de vie et de travail des ouvriers agricoles du biologique industriel sont précaires et honteuses. Ils ne savent même pas s’ils travaillent du bio ou du conventionnel. Ils sont exploités, et c’est de l’esclavage.

    Dans le bio industriel, si les aliments de base sont « bio », les aliments transformés eux, ont les mêmes additifs chimiques et conservateurs que les aliments non bio.

    La philosophie du bio c’est aussi de travailler du producteur au consommateur sans intermédiaire. Celui qui achète au producteur, sait comment sont cultivés les légumes et fruits, comment sont élevés les animaux qu’il achète.

    Mais plus encore, le bio c’est sauvegarder la biodiversité.  Stop avec les semences F1 formatées et stériles et retrouvons la variété innombrable des semences anciennes donnant des plants plus forts, des légumes plus riches en vitamines et oligo-éléments. Une fois encore, je ne saurais terminer ce petit article sans vous exhorter à vous tourner vers les producteurs locaux. Privilégiez les circuits courts.

     

     https://www.youtube.com/watch?v=WKGxtcFzRaI

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  • La Révolution des sols vivants

     

    Depuis des millénaires, l'homme a transformé le sol nourricier en déserts à force de le surexploiter, le maltraiter. Bêchage, emploi de la charrue ont appauvri la terre. La mécanisation moderne cumulée à l’emploi déraisonné des pesticides ont délabré le sol et l’ont conduit à une désertification, à une mort inexorable.

    Des recherches ont montré à quel point toutes ces techniques agronomiques sont destructrices.

    Ce documentaire nous montre qu’on peut produire sainement en respectant le sol, sa faune, sa végétation endémique.

    Les réalisateurs  Perrine Bertrand et Yan Grill nous emmène à la rencontre d’agriculteurs, de jardiniers, d’agronomes qui ont choisi des solutions alternatives respectueuses du sol et du biotope local.

    La Révolution des sols vivants

     

    https://www.youtube.com/watch?v=Rk8_gaUWG4I

     

    La Révolution des sols vivants

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  • Le Bio Business quand le bio devient industriel

     

    En Europe, nous constatons une croissance de 10% de l’agriculture biologique par an. Or près de la moitié des produits bio sont vendus en grande surface qui privilégie la production industrielle.

    Du coup au royaume bio, rien n’est simple dès lors qu'on a à faire à deux sortes de producteurs bio : les industriels qui travaillent pour la grande distribution contre les traditionnels, petits producteurs.  Car là aussi, ce sont les gros industriels qui s’accaparent toutes les terres. Ils sont cotés en bourse et en plus avec leurs grandes quantités, ils bénéficient des subventions européennes. Ces géants de l’agroalimentaire sont en train de déposséder et de grignoter les petits producteurs qui eux sont empêtrés dans les obligations de certifications.

    Le Bio Business quand le bio devient industriel

    Mais le bio industriel est-ce vraiment de l’agriculture biologique ?

    Comme l’agroalimentaire bio acoquiné avec la grande distribution impose ses lois, on commence par faire preuve de condescendance. La réglementation s’assouplit, les normes sont de moins en moins strictes et certains produits chimiques sont autorisés. La culture devient intensive et avec des monocultures. Nous sommes loin de la production de graines anciennes dans le respect de la terre, bien loin de la permaculture, bien loin de la biodiversité et du respect de l’environnement.

    Et la déviance est la même pour les élevages. Les élevages bio industriels sont des monoélevages. Pour les volailles par exemple, il n’est pas rare de voir dans une « ferme » une production de 75 000 poulets bio. Les œufs bio ne viennent pas de poules en liberté mangeant sainement comme on pourrait l’imaginer, non ils viennent d’élevages intensifs. Bien sûr elles mangent des granulés à base de productions bio mais elles n’ont pas vraiment une meilleure qualité de vie que les poules en batterie.

    Quid des productions saisonnières, aujourd’hui il faut commercialiser des tomates, poivrons, courgettes toute l’année. Alors les légumes de saison entrent en concurrence avec des cultures bio certes mais sous serres et industrielle qui viennent d’Italie, Pays-Bas, Maroc… Une grande partie des fruits et légumes bio vendus en France viennent de ces pays. Pour chauffer, éclairer ces serres, il faut de l’énergie. Pour transporter ces productions, il faut de l’énergie. Pour les réfrigérer, il faut encore de l’énergie. Et le tout produit du C0². L’impact sur le réchauffement climatique est important et négatif.

    Le Bio Business quand le bio devient industriel

    Peut-on contrer les dérives du bio industriel ?

    « Il existe des produits répondant à des critères plus stricts que ceux fixés par la réglementation européenne. Il s’agit, par exemple, des certifications Nature & Progrès, Demeter, Biosuisse, et Naturland. Ils interdisent notamment la culture hors-sol, la possibilité sur une même exploitation de produire simultanément des produits bio et non bio et interdisent un temps de transport des animaux supérieur à quatre heures. Ces cahiers des charges stricts limitent considérablement l’adjonction d’arômes et d’enzymes, quand ils ne l’interdisent pas purement et simplement. Selon les fédérations, les produits contiennent entre 50 et 75 % d’additifs en moins par rapport à ceux qui répondent simplement aux exigences européennes. Vous trouverez ces produits dans les magasins bio spécialisés. La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique  (FNAB) et ses partenaires ont créé la certification privée Bio Cohérence, dont les premiers produits sont commercialisés depuis l’automne 2011. Avec une absence totale d’OGM, une nourriture 100 % bio des animaux d’élevage, et la non-mixité des fermes… le respect du cahier des charges permet d’afficher ce nouveau logo au côté du label AB classique. » (source : http://www.natura-sciences.com/agriculture/bio-industriel-supermarches.html )

    Le Bio Business quand le bio devient industriel

    Et en France ?

    Nous assistons, en France aussi, une purge au sein des acteurs du bio. Nous pouvons prendre le triste exemple de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Laurent Wauquiez, président de région, retire le financement des associations promouvant le bio : Le réseau des Amap, Terre de liens, la Frapna, le rés’OGM Info, etc. Nous assistons ainsi à un démantèlement des aides régionales au réseau paysan. Bref M. Wauquiez va retirer aux acteurs historiques du bio, leur rôle dans le développement d’une agriculture paysanne et locale au profit des industriels de la FNSEA, véritables promoteurs du productivisme. http://mediascitoyens-diois.info/2016/12/laurent-wauquiez-pt-de-region-auvergne-rhone-alpes-confie-la-bio-aux-agro-industriels-2/

     

    Une solution pour lutter contre cette industrialisation : acheter chez des producteurs locaux. Si vous cherchez bien autour de chez vous, vous trouverez forcément un producteur de légumes bio. Alors privilégiez les circuits courts de proximité. Vous permettrez ainsi une juste rémunération du producteur. Vous aurez la satisfaction d’avoir fait travailler un local. Et vous serez assurés de manger plus sain. Et surtout mangez des légumes de saisons. Achetez vos œufs, votre viande chez un fermier près de chez vous. Ils sont de plus en plus nombreux à vendre directement au consommateur. Court-circuitez la grande distribution pour montrer votre opposition au rendement industriel. A terme c’est nous tous qui en paieront le prix si nous ne nous battons pas contre.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=ysZgRKu9z9E

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  •  Masanobu Fukuoka - La révolution d'un seul brin de paille

     

    Masanobu Fukuoka a été un précurseur d’une nouvelle façon de cultiver plus respectueuse de la terre et de ses cycles, plus respectueuse de sa faune et de sa flore. Il a été le précurseur de ce qui deviendra la permaculture. En effet après s’être aperçu de l’échec d’une agriculture mécanisée et chimique, il décide de changer de cap. Dès lors, il retourne sur la ferme de son père, sur l'île de Shikoku où il cherchera une nouvelle façon de cultiver.

    Il écrit le livre La Révolution d'un seul brin de paille, où il raconte   son expérience en agriculture naturelle. Ce documentaire est inspiré du livre et nous fait découvrir Masanobu Fukuoka et  ses méthodes de culture.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=VsRSsvfu5fM

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  • Forest man of India

     

    En Inde Jito Kalita nous raconte une belle histoire, celle de Jadav Payeng qui a œuvré pour sauver son île : l'île de Majuli située sur le Brahmapoutre, de la désertification. En effet l’érosion a peu à peu transformée l’île en désert. Jadav Payeng a replanté à la main depuis les années 1970 des centaines d’arbres. Plus la forêt redevenait dense, plus l’écosystème se rétablissait, plus la biodiversité se développait, plus il fallait lutter contre les hommes qui voyaient dans ces nouveaux arbres un pécule à exploiter.

    Aujourd’hui il continue de planter des arbres dans le but de transformer Majuli entièrement en forêt.

    Il faudrait des milliers de Jadav Payeng dans le monde pour sauver cette planète. Puisse son exemple faire des émules.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=xp2FSsQrNjw

     

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