• Douglas PRESTON – Jennie

     

    La triste histoire d’une jeune chimpanzé élevée par une famille humaine qui se croyait être humaine elle aussi.  Le professeur Hugo Archibald est le premier être que voit à sa naissance cette petite chimpanzé dont la maman meurt aussitôt après l’accouchement. Par le phénomène d’imprégnation, la petite femelle croit aussitôt qu’il s’agit de son parent. Le professeur Archibald ramène la petite Jennie avec lui et elle devient un membre de la famille.  Et puis l’idée vient de lui apprendre le langage des signes pour pouvoir communiquer avec elle.  Sa capacité d’apprentissage est phénoménale et bientôt elle exprime ses désirs, ses envies, ses sentiments.  Et on découvre à quelle point le chimpanzé est proche de l’homme, on découvre que Jennie ment, triche tout comme nous savons le faire. Les mêmes pulsions habitent les deux espèces. Et lorsque Jennie arrive à l’âge adulte, les choses deviennent de plus en plus compliquées entrainant la famille Archibald à prendre une douloureuse décision.

     

    Ce roman est tiré d’une véritable histoire. La fin tragique nous ramène plus encore à cette similitude que nous avons avec les grands singes. Ce livre m’a mise en colère. Quel besoin avons-nous à vouloir à tout prix humaniser les animaux ? Laissons-les dans leur milieu naturel. C’est là qu’est la vraie vie.

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  • Thomas HARRIS Cari Mora

    Cari Mora, ancienne enfant-soldat enrôlée de force par les FARC en Colombie, essaye de vivre sa vie d’adulte de la façon la plus saine possible en Floride tout en cumulant plusieurs petits boulots. L’un d’eux consiste à entretenir et surveiller une ancienne maison de Pablo Escobar. Ils sont nombreux les réalisateurs de films ou de pubs qui veulent tourner dans ce décor. Mais cette fois, les nouveaux occupants n’ont rien d’enfants de cœur. Bien au contraire, sous l’égide du cruel Hans-Peter Schneider qui a tout du fou psychopathe et sanguinaire, tueur et trafiquant d’organes, une équipe de bandits occupent les lieux. Leur objectif : trouver l’or que Pablo Escobar a caché quelque part dans cette propriété.

    Mais ils ne sont pas les seuls à briguer le trésor. Meurtres, trahisons, tortures et même cannibalisme, Thomas Harris vise cette fois encore les profondeurs de la noirceur humaine dans ce thriller.

    Un bémol, le nombre important de personnages qui fait qu’on s’y perd un peu. Mais si vous aimez ce genre littéraire, n’hésitez pas.

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  • Jacky DURAND – Le cahier de recettes

     

    Voici une perle de roman, une petite pépite.  Un roman qui sent bon la cuisine, qui flatte les papilles mais qui raconte aussi l’admiration et l’amour d’un fils pour son père. 

    Alors que Henri son père se meurt d’un cancer, Julien son fils nous raconte ses souvenirs. Ces matins où Henri préparait le petit déjeuner pour sa femme et son fils, ses recettes dans ce petit restaurant qu’il tient avec son meilleur ami, ses tours de main et ce petit cahier de recettes dans lequel sa femme consigne les meilleurs de ces recettes. Julien grandit au milieu des senteurs, des fumets, développant ses sens, ses papilles et ne rêvant que d’une chose, devenir cuisinier comme son père.

    Hélas le bonheur s’enfuit avec la disparition brutale de la mère qui quitte le giron familial sans explication pour Julien. Henri se jette dans la cuisine pour ne plus penser et Julien découvre la solitude.

    Mais cette envie de cuisiner le taraude de plus en plus. La déception est grande devant le refus de son père. Il doit choisir une autre profession. S’il s’exécute en apparence, Julien ne perd jamais espoir de pouvoir  se consacrer à la cuisine un jour prochain et rendre fier ce père avare de paroles et plus encore de compliments.

    Un roman trop court que l’on quitte avec regret qui se lit si aisément tellement l’écriture est fluide et légère. C’est vraiment mon coup de cœur.

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  • Jacqueline LEPRETTRE – La sauvageonne

    L'histoire se passe dans un petit village normand. Une famille de gitans espagnol se cache des Allemands. Il y a le père Antonio, la mère la belle Lyuba qui danse si bien et leur fille Zita.

    Un soir le père ayant peut être eu une prémonition, dit à sa femme et à sa fille : « Si un jour on était séparés, il faudrait revenir à l’endroit de notre séparation pour nous retrouver. Chaque fête de Sainte-Sarah, le 25 mai, il faudrait revenir ici… »

    Et une nuit, sans doute dénoncés, les allemands  débarquent et s’emparent des parents. Qui saisit Zita et l’éloigne du camp la sauvant ainsi ? La fillette ne le sait pas. Depuis elle vit au village, hébergée par le vieux prêtre. Elle devient lavandière et honore fidèlement la promesse faite au père.

    Mais bien des soupçons perdurent au cœur du village. Qui a dénoncé les gitans, le notaire… Que sont-ils tous devenus ?  Qui craint de voir remonter au jour des témoignages du temps passé

    Un joli roman qui oscille entre l’imagination et les souvenirs de l’auteure. La condition des gitans pendant la guerre y est racontée. Zita est une jeune fille attachante qui  vit dans deux mondes séparés et tente de concilier les deux tant bien que mal.

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  • Jean-Yves CENDREY  - Corps ensaignant

     

    Une histoire terrible de pédophilie dans le milieu enseignant. Plus terrible encore la protection dont ont bénéficié les protagonistes leur laissant le champ libre pour abuser des enfants pendant plusieurs années faisant des dizaines de victimes voyant leur vie détruite au point pour certains de ne plus supporter de la vivre.

    L’affaire débute par le suicide d’une jeune policière que l’auteur a choisi d’appeler Céline. Car si toute l’histoire est vraie, les noms ont été changé. Depuis sa mère et tous ceux qui ont côtoyé M. Berthe l’instituteur coupable d’actes de pédophilie aggravés, font tout pour dénoncer cet homme et l’empêcher de nuire aux enfants. Pervers, manipulateur, violent, cet individu trouvait tous les prétextes pour martyriser ses élèves et profitait avec ses collègues de classes de neige pour abuser des gamins. Or M. Berthe semble protégé. L’éducation nationale ne fait rien, la police clôt les enquêtes et ce sinistre personnage a continué à exercer sa domination criminelle jusqu’à récemment.

    Comment une telle affaire est-elle encore possible au XXIè siècle car en effet cette sordide histoire reste d’actualités.

    Si l’histoire est cruelle et sordide, Jean-Yves Cendrey a su l’exprimer avec une pudeur et un respect énorme pour les victimes.  Mais elle laisse un goût amer quand on voit qu’en l’an 2000 un pédophile est protégé par son administration et par la police. Il y a quelque chose de pourri dans cette histoire.

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