• Sébastien ORTIZ - La solitude du bonsaï

     

    Pierre Tonneau, a passé sa carrière de diplomate tranquillement dans l’ombre à Paris, s’occupant de sa mère, menant une vie à l’écart en se cultivant sur le Japon sa grande passion. Au bout de 30 ans, des envies d’ailleurs le prennent et il postule pour un poste à Kyoto.

    Et c’est un univers épanouissant qu’il découvre. Il se sent bien, heureux, en harmonie. Et lorsqu’il rencontre à la bibliothèque Dame Kimiko, il décide pour la première fois de son existence de rompre avec le célibat pour s’unir à cette femme qui partage son sens du calme et de l’harmonie. Tout va bien dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce fameux tremblement de terre tristement célèbre.

    C’est alors que la nouvelle mission est dévolue à Pierre Tonneau. Ce sera Calcutta en Inde. L’Inde et l’exotisme qui font rêver.  Mais Calcutta est l’opposé de Kyoto. Bruyante, bousculante, criarde, polluée un véritable chaudron bouillonnant… un enfer pour Dame Kimiko et le bonsaï ramené du Japon ne saura pas l’aider  à vivre la transition.

    Des aventures rocambolesques pour ce vieux diplomate ventripotent qui ne demandait rien de plus que d’écouler des jours tranquilles auprès de sa femme japonaise. Un choc de culture, un choc de civilisation et tout est remis en question. Entre le Japon harmonieux, pondéré tout en retenu et l’Inde et sa vie en feu d’artifice, en explosion il y a un fossé immense qu’il n’est pas aisé à franchir.

    Roman plaisant à lire qui apporte de la détente. Sébastien Ortiz a une belle écriture, apaisante.

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  • Marie CHARVET - L'âme du violon

     

    Dans un atelier de luthiers au XVIIè siècle à Brescia, travaille le maître luthier Giuseppe dont le rêve est de créer le plus parfait des violons.

    Au début du XXè siècle, un jeune tsigane virutose ne vit qu’à travers son violon.

    Quelques décennies plus tard, Lucie, peintre à ses heures, se retrouve avec en main le violon de son arrière grand-père.

    En même temps un riche homme d’affaire découvre des émotions fortes en écoutant une jeune violoniste qui lui permet enfin de se sentir vivant et frissonnant.

    Chacun de ses personnages va nous mener dans une valse au son du violon. Un bonheur cette lecture. Premier roman de Marie Charvet, son écriture fluide et émotionnante nous entraîne. A chaque mot je sentais vibrer les cordes de l’émotion, éveillant mon âme à la musique d’un instrument que j’aime par-dessus tout.  Un plaisir, vraiment.

     

    Et pour finir ce billet, comment ne pas partager l’un des morceaux cités dans le roman : Tsigane de Maurice Ravel interprété au violon par Anna Tifu

     

    https://www.youtube.com/watch?v=2KRvhqxs7IM

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  • Marie NDIAYE - Un pas de chat sauvage

    Quel est le rapport entre  Maria Martinez, la Malibran noire artiste et protégée de Théophile Gautier et Maria l’Antillaise qui posait pour Nadar ? Une intime conviction, celle de la narratrice qui est persuadée que ces deux femmes ne sont qu’une seule et même personne. Une intime conviction qu’elle ne peut prouver. Et quand apparait une autre Maria, Maria Sachs qui pourrait être la réincarnation des Maria, son analyse s’en trouve enrichie.

    Une nouvelle qui laisse plus de questions qu’il n’en pose sur un mystère qu’on découvre. Le livre est enrichi par les photos de Nadar de Maria L’Antillaise et par les lettres de Maria Martinez demandant de l’aide. En tout cas c’est notre regard qui évolue face à ces femmes. Notre regard mais aussi notre cœur qui s’ouvre à elle(s).

    Il peut être intéressant de lire cette interview de Marie Ndiaye concernant sa nouvelle publiée dans le point  https://www.lepoint.fr/culture/marie-ndiaye-je-ne-suis-a-l-aise-que-dans-la-fiction-29-03-2019-2304706_3.php

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  • Henri GOUGAUD  - Le jour où Félicité a tué la mort

     

    Félicité institutrice de 95 ans pense qu’il est temps pour elle de passer dans l’autre monde. Elle prépare soigneusement son voyage. D’abord en envoyant un courrier à ces élèves préférés qui ont été un peu les enfants qu’elle n’a pas eus afin qu’ils soient les premiers à la trouver. Ensuite en préparant une seringue de mort aux rats qu’elle compte s’injecter pour passer de vie à trépas le plus rapidement possible. Elle attend la venue de Blaise son vieil ami jardinier. Cet homme fidèle entre tous depuis tant d’années a suscité des émois secrets à Félicité et les rêves qu’elle faisait avec lui étaient loin d’être sage. On a beau être dans la fleur de l’âge, la libido et les émois n’en sont pas moins présents.

    Lorsque Blaise arrive, Félicité feint un malaise et invite son ami à s’allonger près d’elle, à l’enlacer. Vint le moment fatidique où Félicité choisit de s’en aller, serrer dans les bras de celui dont elle aurait bien voulu faire un amant. Sauf que…. Félicité se trompe et injecte le contenu de la seringue à Blaise qui décède instantanément.

    Curieusement, elle entend Blaise lui parler, elle découvre que mourir ne veut pas dire disparaitre. Qu’après la mort, le désir et l’amour sont toujours présents.

    Et c’est là qu’arrivent les 3 jeunes qui ont la surprise de trouver leur amie bien vivante mais avec un mort en prime sur les bras.

    Et si le corps éthéré est là, que faire du corps charnel ?

    Un conte drôle et fort bien écrit. J’ai beaucoup aimé lire la verve de Henri Gougaud.  Rebondissements, drôleries tout y est pour faire de cet instant de lecture un instant plaisir.  

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  • Anne RICE – Le Don du Loup

     

    Reuben jeune journaliste vient visiter une magnifique demeure à vendre afin d’en faire la promotion dans son journal pour trouver un acquéreur. Mais le jeune homme tombe amoureux autant de la maison que de la vendeuse. Quand après une nuit d’amour, il entend la jeune femme hurler, Reuben se précipite et la voit être agressée par deux hommes qui la poignardent. Ils s’attaquent à lui aussi quand un animal se précipite et le blesse lui avant de tuer les assaillants.

    Hospitalisé, Reuben récupère vite mais découvre que d’étranges phénomènes se développent en lui.  Les sens de l’ouie, de l’odorat, de la vue se développent. Une transformation s’opère en lui. Mais de quel ordre, pourquoi ? et surtout comment ?

    Aucune de ses analyses n’est exploitable, et bizarrement elles disparaissent toutes.

    Et un jour, une grande transformation permet à Reuben de comprendre que sa vie ne sera plus jamais la même.

    Une première partie qui commence avec quelques longueurs dans les premières pages avant de happer le lecteur. J’ai adoré ce roman et je vais m’enquérir du second volume au plus vite.

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