• PRESTON & CHILD – Les sortilèges de la citée perdue

    Quand, prévenue par sa voisine de la présence d’intrus dans la maison parentale, Nora Kelly archéologue pénètre dans sa demeure, elle ne s’attend pas à découvrir une lettre de son père disparu depuis 16 ans. Une lettre que d’étranges visiteurs habillés de peaux de bête semblent prêts à tout pour la récupérer. C’est de justesse que Nora réussit à les fuir. Dans cette lettre, son père donne des indices sur le lieu où se trouve une célèbre cité perdue Anasazie : Quivira dans les canyons de l’Utah.

    Elle va monter une expédition pour retrouver la cité et peut être les traces de ce père disparu. Pendant qu’elle et son équipe partent vers l’aventure, les mystérieux visiteurs reviennent et assassinent la voisine. Qui sont-ils ? Que cherchent-ils ? Quel rapport ont-ils avec Quivira ?

    Une aventure sur fond de sorcellerie nous entraîne dans un monde étrange où les découvertes archéologiques mettent au jour une civilisation inconnue et dangereuse.

    J’ai adoré ce thriller fantastique écrit à 4 mains.

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  • Wladyslaw Szlengel  -  Ce que je lisais aux morts

     

    Comment parler de ce recueil émouvant, bouleversant, douloureux ? Je préfère vous offrir la présentation du début d’ouvrage, écrite par Jean-Yves Potel

    « Quand la mort est prête, quand elle ouvre ses bras, fait-on des poèmes et des chansons ? Dans les ghettos où les nazis enfermaient les Juifs avant de les tuer, oui. À Varsovie, Władysław Szlengel se voit dans un bateau qui coule, il se fait le « chroniqueur des naufragés ». Il dit vouloir donner corps à la statistique, laisser une « illustration », il veut « enrichir l’histoire future » d’une « contribution ». Il écrit des « poèmes-documents ». Il sera très vite assassiné. Il le sait. Et il envoie ses poèmes à ceux qui ne mourront pas, aux survivants polonais et à nous, les générations futures. C’est sa dernière volonté. On peut le croire. Les circonstances l’y ont contraint. Il a inscrit « ce que je lisais aux morts » sur la liasse qu’il a confiée aux archivistes d’Oyneg Shabes et à un Polonais de « l’autre côté ». C’est son titre. Mais a-t-il écrit ces poèmes pour nous ? Pas exactement. Il s’adressait aux vivants, à ceux qui croyaient encore pouvoir s’en sortir. Il aimait les faire rire. Il se moquait de leurs illusions. Ou les confortait. Avant la grande déportation de l’été 1942 qui les a emportés à Treblinka, il leur avait tout lu. Szlengel n’écrivait pas pour « après », pour les commémorations futures qu’il raillait. Il écrivait pour maintenant. Pour survivre. Passer des heures à taper ses textes, à les lire dans les ateliers, était son combat. Il se battait avec des textes. Le verbe. Sa seule arme. Son seul capital. Un appel dans la nuit. Un acte libre. L’écriture s’affirme ici comme une initiative déraisonnable, irrationnelle, absurde. Pourquoi ce bruit de machine à écrire alors qu’il faut se cacher, aider les amis, la famille, les enfants, prendre les armes ? À quoi cela sert-il ? Pleure-t-il ? Prie-t-il ? Non, il écrit. Ses lecteurs sont là. Ils écoutent, recopient, apprennent par cœur, répètent. Il y a comme une fusion entre le poète et ces gens entassés devant la mort qui vient. Des Juifs. Une « mort en gros », une « mort cachée ». Elle les unit à jamais en ces jours du printemps 1943, à Varsovie. Posture héroïque ? Romantisme ? On l’a dit. Il n’est pas certain que ce poète, qui cherchait l’inspiration dans « la morne chronique des jours », se vivait ainsi. Il l’a d’ailleurs précisé : « Je ne suis pas un héros, on m’a jeté là contre ma volonté, sans avoir commis de fautes, sans raison supérieure. » Comprenez : on me tue parce que je suis né juif, rien de plus.

    C’est un poète dans la tourmente, un jeune homme de trente-deux ans devant une fin qui n’a aucun sens, une mort qui « danse avec le hasard et les pistons », qui va l’emporter tout de suite comme tout le monde autour de lui. Sa poésie naît de ce moment, de ce lieu. Elle est une voix étrange, cruelle, drôle, charmeuse, tendre parfois, taquine même , une voix qui monte de ce décor lugubre inventé par les nazis, le ghetto. « Même en dansant avec la mort », elle dit ce qu’elle dit en des vers clairs et légers, en racontant des petites histoires. En se moquant. En dénonçant. Elle joue avec l’imaginaire ordinaire et quelques mythes, pour mieux souligner le dérisoire d’une situation tragique. Elle interroge et condamne Dieu. Cette voix, il nous faut l’entendre. » (…)

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  • Eve de Castro - Le Roi des Ombres

     

    Versailles, un chantier titanesque pour faire rayonner le roi Louis XIV mais qui fut un chantier meurtrier sur lequel ont travaillé, vécu des milliers d’ouvriers et d’artisans de petites conditions. Assécher les marais, creuser des canaux, des bassins, faire le terrassement, monter les bâtiments pour bâtir un château à la gloire de la démesure du Roi qu’on n’appelait pas encore Soleil.

    Le narrateur du récit raconte à un jeune enfant qui va entrer à la cour, l’histoire de certains de ceux qui ont été les héros de cette épopée aussi bien parmi le peuple qu’au sein de la cour.

    L’histoire de Ninon de la Vienne orpheline de mère et élevée avec amour par son père qui refusait de vivre comme toutes les femmes de son époque. Ambitieuse, elle voulait entrer à la faculté de médecine et était prête à tous les sacrifices pour cela.

    L’histoire aussi de Baptiste le jongleur, fils illégitime d’un curé pervers, qui à force d’ingéniosité réussit à devenir apprenti fontainier.

    L’histoire des grands de cette époque, Monsieur, le frère du roi, le chevalier de Royan et tant d’autres.

    Histoire d’amour, de jalousie, de trahison, de passion, de sacrifice.

    Un roman fabuleux que j’ai adoré lire.

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  • Gilles STRAWCZYNSKI – Du brouillard dans les yeux

    Rien ne va plus dans la vie de Robert Duvot ancien flic devenu libraire. Sa boutique est sur le point de péricliter, sa relation avec sa compagne Martine se détériore, un mafieux russe se fait menaçant pour racheter sa librairie et le summum, une lettre anonyme le menace de mort ainsi que ces proches. Il n’en faut pas plus pour que sa fibre policière se réveille. Mais lorsque Mme Da Rocha membre de son ciné-club est assassinée à coup de batte de baseball, il se rend compte qu’il va falloir collaborer avec ses ex collègues et particulièrement avec Marc Blanchard amoureux transi de Martine. La piste du mafieux s’éteint. Mais alors qui peut bien en vouloir à Duvot au point d’assassiner ses proches.

    J’avoue avoir trouvé ce policier long et ennuyeux. Il y manquait du punch, de l’action.

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  • Benoît PHILIPPON - Mamie Luger

     

    Et bien voici une mamie qui déménage et dégomme à coup de Luger ceux qui lui manquent de respect, et il y en a eu quelques-uns. Aujourd’hui à plus de 102 ans, voilà Berthe Gavignol qui passe à table et avoue tout à l’inspecteur Ventura. Et c’est un vrai cimetière que l’on retrouve dans son sous-sol près d’un alambic de contrebande ayant appartenu à sa chère grand-mère.  Difficile interrogatoire pour l’inspecteur entre la peur que Berthe ne lui claque entre les doigts et l’attachement qu’il ressent de plus en plus pour elle.  Ah c’est qu’elle a son franc-parler, la Berthe, féministe avant l’heure. Il ne faut pas lui en conter. Ceux qui s’y sont essayé, reposent dans sa cave.

    Un roman déjanté, plaisant mais aussi émouvant une petite perle d’humour. J’ai adoré et c’est avec regret que j’ai quitté Mamie Luger.

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