• Carole TREMBLAY – Six mois sans pamplemousse.

     

    Rebecca apprend avec désespoir qu’elle est atteinte d’une tumeur au cerveau inguérissable de la taille d’un pamplemousse et qu’il ne lui reste plus que 6 mois à vivre.

    Elle s’en ouvre à sa grande amie, Charlotte. Celle-ci décide de faire de ces 6 mois, les plus beaux de la vie de son amie. Et pour commencer faire une virée au Grand Canyon. Le but : ne pas laisser la maladie envahir la vie des copines. Oh bien sûr, elle se fait sentir parfois, la sournoise mais à deux on est plus forte et nos amies lui font la nique.

    Le doute fait place à l’espoir, le rire refoule la déprime. L’amitié rend fort.

    C’est une belle histoire, qui raconte une merveilleuse amitié. Ce n’est pas un livre léger, mais ce n’est pas non plus un livre dramatique. On côtoie toutes les étapes de désespoir, de doute, de peine, de folies, de plaisir que ce genre de situation peut induire. Il n’y a pas une once de pathos dans ce roman mais beaucoup d’amour. J’ai énormément aimé ce livre. La vie est une belle aventure, n’oublions pas de la vivre et d’en profiter.

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  • Eric-Emmanuel SCHMITT – La nuit de feu

     

    Eric-Emmanuel Schmitt, dans le cadre d’un repérage pour un film sur Charles de Foucauld, se retrouve dans le Sahara en compagnie de Gérard le réalisateur du film. Un groupe les accompagne dans ce voyage organisé et chaque membre se trouve là pour des raisons très personnelles. Donald le chef de groupe au physique de surfeur entend se faire obéir pendant la longue traversée. Mais celui qui a marqué d’emblée Eric-Emmanuel c’est leur guide, un fier Seigneur touareg Abayghur. Il ressent très vite un énorme coup de cœur pour cet homme simple et pieux.

    La randonnée est dure. La chaleur diurne insupportable et tout autant le froid nocturne mais peu à peu la beauté du désert atteint Eric-Emmanuel jusqu’à ressentir une ivresse qui l’éloigne du groupe. Le voilà égaré au cœur du Sahara, sans vivres, avec 4 gorgées d’eau, dans la nuit glaciale. Alors qu’il devrait trembler de peur, le voilà qui se trouve transporté dans un autre monde. S’ouvre devant lui une autre perspective qui va changer à jamais sa vie. La rencontre qu’il fait, le rend heureux, le tranquillise et lui ouvrira la porte de la paix et du bonheur. Faut-il appeler la rencontre, Dieu ? En tout cas pour notre ami commence l’heure de la renaissance.

    Une formidable aventure humaine et spirituelle racontée avec sincérité et cœur. J’ai beaucoup aimé découvrir le cheminement de l’auteur au cours de cette randonnée. J’ai beaucoup aimé la façon dont il l’a raconté.

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  • Valérie TORANIAN – L’étrangère

     

    C’est l’histoire d’Aravni la grand-mère arménienne de l’auteure qui a réussi à fuir l’horreur de son pays pour rejoindre la France où elle a donné naissance à son fils unique.

    Valérie Toranian nous raconte son enfance, son adolescence, sa vie de jeune femme auprès de cette grand-mère courageuse et fière et en parallèle, elle nous narre les confidences qu’elle a réussi péniblement à extirper à son aïeul par bribes. Il était important de recueillir son témoignage pour faire mémoire de tous ces morts, ces blessés, pour faire mémoire d’une atrocité qui a eu lieu et que l’on cherche à étouffer.

    Car c’est l’histoire d’un génocide qui n’a pas le droit au nom, celui des Arméniens que les Turcs ne reconnaissent pas et que la communauté internationale par égard pour les intérêts économiques avec la Turquie n’effleure que du bout des lèvres.  De 1915 à 1916 un million deux cent mille Arméniens ont été massacrés par les turcs de l’empire ottoman ce qui représente les 2/3 des Arméniens vivant en Turquie. Il s’agit d’une véritable épuration ethnique.

    Ce livre est un hommage à la grand-mère, à sa famille disparue, et indirectement à tous les Arméniens ayant vécu la barbarie.

    Il y a beaucoup d’amour dans ce livre particulièrement touchant et plein de sensibilité.

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  • Anne BRAGANCE – Remise de peines

     

    Encore un magnifique roman d’Anne Bragance. Celui-ci a pour moi des notes particulières.

    Une fois de plus Mathilde quitte un compagnon maltraitant. Il faut croire qu’elle les attire ces détraqués qui prennent les femmes pour des punching-balls. Mais peut-être est-ce Mathilde qui se punit de quelque chose en choisissant ce genre d’homme ? A quoi doit-elle cette renonciation de sa vie de femme ? Elle semble croire qu’elle a commis une faute et qu’elle doit purger une peine à vie. Elle ne peut s’en ouvrir qu’à une seule personne : un petit juge qui hante ses rêves nocturnes.

    Toujours est-il que Camille son fils n’en peut plus. Il rêve de détruire ces hommes et il se promet qu’il tuera le prochain qui fera du mal à sa mère. D’ailleurs il l’a écrit dans son petit carnet noir et il muscle son corps dans cette perspective. Car il n’en peut plus du climat de terreur, il n’en peut plus de la violence. Il ne supporte plus de voir sa mère maltraitée, malmenée.  De quel droit ces hommes se permettent-ils de lever la main sur elle. La colère gronde en lui, se muant en haine. Il ressent le besoin de protéger sa mère même s’il ne sait pas vraiment contre quoi. Il n’a pas de modèle masculin car Camille ne sait rien de son père et il doit improviser. Tout ce qu’il sait, c’est que sa mère a besoin d’un homme sain pour prendre soin d’elle et il se promet de le lui trouver.

    Nouveau logement, nouveau lycée, une nouvelle vie s’ouvre devant Camille et Mathilde avec des rencontres qui vont changer leur vie, enfin.

    Ce livre m’a touchée car il parle de ces femmes et de leurs enfants ayant à subir la violence des hommes mais aussi et surtout, il parle de ce long chemin du processus de reconstruction.

    Et tout est dit avec infiniment de pudeur, d’amour sans étalage misérabiliste.

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  • Michèle Barrière  - Les soupers assassins du Régent

     

    Nous sommes dans l’intimité du Régent Philippe d'Orléans. Le champagne coule à flot, les repas, préparés par la fidèle Alixe Savoisy avec le génial François Massialot sont pantagruéliques. Mais les complots s’ourdissent. Une très jeune comédienne meurt empoisonnée au cours d’un des soupers. Une erreur, il semble que ce soit le Régent qui ait été visé. Les soupçons se portent sur le fournisseur des vins de champagne, Baptiste, le frère d’Alixe. Notre jeune cuisinière enquête pour prouver l’innocence de son frère.

    Un roman sur fond d’histoire de France mais aussi d’histoire des vins de France nous emmène aussi sur le chemin de la gastronomie. Un roman savoureux avec un  petit recueil de recettes en toute fin pour continuer à nous mettre en appétit.

    Je me suis délectée à le lire.

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