• Alexandre Jollien – Vivre sans pourquoi

    Alexandre Jollien, philosophe chrétien amoureux fou du Christ, n’hésite pas à embarquer sa famille pour aller en Corée à l’école de Bouddha auprès d’un maître Zen. Ce sera pour lui une remise en question de sa façon d’être, de vivre qui n’ira pas sans peurs, ni sans douleur.  Il nous raconte son chemin spirituel, sans complaisance, sans fausse pudeur avec un réalisme complet. Il se met à nu en toute humilité avec beaucoup de simplicité et d’humour. Il nous narre son expérience en espérant pouvoir être une aide pour tous ceux qui se cherchent, qui se perdent, qui doutent. Un itinéraire qui lui a convenu. Ce même chemin est-il adapté à tous ? Je ne le pense pas. A chacun de tracer sa route. Néanmoins ce livre peut aider à trouver un sens, à chercher une voie. 

    Alexandre Jollien a un capital sympathie immense. Sa bienveillance, sa simplicité, l’aveu de ses faiblesses humaines le rendent proche de tout un chacun.  On retrouvera tous ces traits de caractère dans ce petit livre

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  • Aline KINER - La nuit des béguines

     

    Les béguines étaient des femmes veuves ou célibataires pour la plupart vivant dans une communauté à la fois religieuse et laïque, vivant dans un lieu regroupant des petites maisons individuelle souvent ,autour une chapelle, appelé un béguinage. Des femmes ayant une liberté rare, celle d'avoir leur bien, de travailler, de ne dépendre de personne. Un statut qui déplait fortement à l'Eglise qui va oeuvrer pour leur assimilation voire leur destruction.

    L'histoire se situe  en 1310, dans le béguinage du Marais fondé au XIIIè siècle par Louis IX, St Louis. On vit au rythme des béguines du lieu, notamment : Ysabel, veuve et herboriste, est l'intendante et celle qui soigne, secondée à l'hôpital par Agnès. Dame Ade, veuve, en proie à des tourments personnels, peu communicatives, Maheut la rousse à peine sortie de l'enfance, venue se réfugier au béguinage, entrée dans un mutisme indiquant un traumatisme grave. La vie s'organise entre l'hôpital, l'assistance aux pauvres, le travail pour certaines dans leurs propres ateliers, tout autour d'une grande piété où les prières et les célébrations religieuses tiennent une place importante.

    L'inquiétude est grande, les templiers sont poursuivis, brûlés sur le bûcher. Et une béguine Marguerite Porete, une mystique, se trouve dans les geôles de l'inquisition pour avoir écrit un livre subversif : "Le Miroir des âmes simples".  De quoi jeter la suspicion à la fois de l'Eglise et de tous les jaloux de la liberté de ces femmes, sur toutes les béguines. Le danger rode autour de la communauté, autour de toutes les communautés béguines.

    J'ai beaucoup aimé cette histoire qui retrace la Grande. J'avais entendu parler de ces féministes avant l'heure mais sans aller plus loin.  Découvrir que des femmes, au coeur du Moyen-Âge avaient pu vivre loin du joug des hommes, organiser leur vie comme elles l'entendaient, c'est surprenant. Leur chute doit nous rappeler, à nous femmes, que rien n'est jamais acquis et que nous devons être vigilantes pour garder nos libertés chèrement acquises. Soyons solidaires de toutes les femmes esclaves, sous domination des hommes, des religions, des traditions dans bien des pays encore ou même des communautés.

    En tout cas, cette page d'histoire, je l'ai lu avec beaucoup d'intérêt.

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  • Didier CHEMINOT - La malédiction des trois flammes

     

    La ville de Gray en Haute-Saône a une histoire et un patrimoine architectural et artistique riche.

    L’auteur du roman, Didier Cheminot, rédacteur en chef du quotidien « les presses de Gray » nous présente Gray sous forme d’une histoire ésotérique avec un véritable parcours initiatique. Parcours dans lequel vont se lancer deux sœurs, Louise et Camille, nièces de François Moissonnier qui a passé sa vie à restaurer le patrimoine de la ville, à sauver les œuvres, à faire des recherches historiques.

    C’est grâce à un cahier jauni que les jeunes filles se lanceront sur la trace de leur grand-oncle et par la même occasion sur la trace d’un mystère tenu caché depuis des siècles.

    Ainsi bâtiments anciens et sculptures doivent livrer leurs secrets aux jeunes filles qui doivent les mener aux trois flammes, les trois flaûms mystérieuses qui se trouvent sur le blason de la ville.

    Une façon originale d’emmener les gens à la découverte d’une ville. L’auteur nous entraîne à sa suite dans une intrigue qui nous invite à découvrir Gray.

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  • Jean-Paul BOUCHET – Née d’une terre inconnue…

     

    Un roman agréable à lire avec un bémol sur lequel je reviendrais à la fin de ma critique.

    C’est l’histoire d’une jeune femme qui hérite, d’un père qu’elle ne connaissait pas, un magnifique domaine au cœur de la nature jurassienne et qui apprend à l’aimer, à le respecter. Un amour suffisamment fort pour vouloir, contre l’avis de sa famille, continuer l’œuvre de protection de ce père inconnue qu’elle apprend à connaître en même temps que le Prieuré.

    On ressent l’amour de la nature de l’auteur, l’amour du Jura. On frémit devant la beauté décrite. L’histoire est formidablement écrite, fluide. On entre dans la psychologie des personnages, pas à pas. S’y ajoute un peu de suspens, un peu de romantisme fleur bleue. Il faut être un tout petit peu patient pour que l’histoire décolle mais on s’y attache très vite.

    Pour en revenir au bémol, c’est cet amour de la chasse notamment de la chasse à courre de l’auteur. Et ça, je ne peux pas le cautionner étant une fervente anti-chasse à courre.  Quelle gloire y a-t-il à pourchasser jusqu’à l’épuisement un animal pour l’achever cruellement. Ils parlent de respect ? mais où est le respect pour l’animal qu’on terrifie, qu’on traque, qui se fait mordre par une meute de chien de sang, des chiens qui achèveront leur besogne sous les morsures alors que des hommes suivent cela à cheval. Une technique qui me donne envie de vomir, une monstruosité. Je ne pouvais pas ne pas exprimer mon indignation face à cet aspect du roman.

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  • Yasmina KHADRA – Pour l’amour d’Elena

     

    Dans un village abandonné et reculé, vivent reclus une petite population dans la plus grande simplicité et l’oubli de tous. Diego et Elena s’aiment depuis leur plus tendre enfance. Ils sont persuadés que leur vie est toute tracée : ils se marieront, auront des enfants… mais le destin est cruel.  Un jour le jeune couple rencontre celui qui va détruire leur rêve. Cet homme viole la jeune Elena sous les yeux d’un Diego tétanisé par la peur. Jamais la jeune fille ne lui pardonnera. Un jour elle s’enfuit vers Ciudad Juàrez.  Diego et son cousin Ramirez partent à sa recherche.  Ses deux jeunes innocents vont affronter le crime, la violence, la prostitution dans cette ville dirigée par les cartels.  En cherchant Elena, ils vont se perdre. Et pourtant jamais Diego ne perd de vue son objectif, retrouver et sauver l’amour de sa vie.

    Un roman dur comme l’est la vie dans ces villes sous la coupe des barons de la drogue et de la prostitution, plein de désespoirs et de violence. 

    Je n’ai pas détesté ce roman mais je ne retrouve plus l’auteur qui me faisait frémir, me donnait à réfléchir, m’emportait dans ses histoires.  J’ai décroché après « L'Outrage fait à Sarah Ikker » et je n’ai jamais retrouvé la verve que j’aimais chez cet auteur.

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