• Valentine GOBY -  Des corps en silence

     

    Deux femmes à deux époques différentes pleurent chacune leur amour disparu.

    L’une refuse de déposer les armes, la seconde a déjà baissé les bras depuis longtemps. Un point commun entre les deux, le besoin de sentir encore leur corps vivant. L’une et l’autre ont besoin d’aimer, d’être aimée pour laisser leur corps exprimer toute sa sensibilité et exister. Mais la ressemblance s’arrête là entre les deux histoires. Pour Claire notre contemporaine, l’amour pour son mari est éteint. Et avec cet amour, c’est tout son projet de vie, son espoir en l’avenir qui s’est éteint. Pour Henriette, dont nous découvrirons qu’elle a marqué la petite histoire de la France, le combat est de reconquérir son mari, cet homme qu’elle aime et pour qui elle a voulu rester séduisante, surprenante. Pour l’une comme pour l’autre la perte du désir (le sien et celui de l’autre) est insoutenable.

    Un livre déconcertant, une autre façon de parler de l’amour.

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  • Ismail KADARE – La pyramide

     

    L’édification d’une pyramide, celle de Chéops dans le roman, se fait dans l’asservissement, la mort, la souffrance, la maltraitance de milliers d’ouvriers, une population entière réduite en esclavage. Le roman dénonce le totalitarisme, la dictature, la mégalomanie d’hommes qui pour une idée de grandeur exigeait l’édification de ces tombes gigantesques qui resteront la marque du pouvoir, de l’exploitation du peuple à travers le temps.

    Un roman lourd, oppressant que j’ai eu beaucoup de mal à lire. Historiquement intéressant pour ceux qui s’intéressent à l’Egypte et à ses pyramides intemporelles.

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  • Eric Faye  - Eclipses japonaises

     

    Ce roman parle des enlèvements d’étrangers par la Corée du Nord dans les années 1970-80. Ceux-ci avait pour obligation de former des espions  nord-coréens à la langue  et aux coutumes du pays du kidnappé. Les japonais était visé le plus souvent mais il y a eu aussi des sud coréens, des malaisiens,des américains, des chinois… et même 3 françaises. Des centaines de personnes enlevées.

    Ainsi Eric Faye raconte les destins brisés de tous ces jeunes gens kidnappés, des jeunes ados parfois et souvent des jeunes femmes. Mais aussi celui de leurs proches ignorants ce qu’il était advenu à leurs disparus.

    Les années se passent, les kidnappés finissent par faire leur vie dans cette Corée qu’ils pensent ne jamais pouvoir quitter. Ils se marient, ont des enfants.

    Jusqu’à ce que la Corée acculée par la communauté internationale finisse par avouer et laisser repartir certains des kidnappés en 2002. La Corée prétend que les autres sont décédés par accident, suicide ou maladie mais sans apporter de preuves convaincantes.

     

    Une histoire que je découvre, raconté de façon romancée par l’auteur. Un roman passionnant et une page d’histoire surprenante.

     

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  • Joshua FERRIS  -  Le pied mécanique

     

    Lorsque les jambes prennent le dessus. Tim Farnsworth est pris régulièrement de crises où il ne peut faire autrement que marcher. Marcher, encore marcher sans répit, jusqu’à ce que l’épuisement le prenne et le fait tomber dans un profond sommeil.  Des crises qui vont l’entraîner toujours plus loin et marcher toujours plus longtemps. Petit à petit l’inconscient prend le dessus sur l’homme. Et tout l’amour des siens ne peut rien y changer. Chaque fois, sa femme arpente les chemins pour le retrouver et le ramener chez eux. Ils auront tout essayé, même de le menotter. Mais rien ne change même la médecine ne comprend pas.

    Et entre deux crises, une période plus ou moins longue de rémission avec la difficulté de reprendre une vie normale, la peur de revoir les pieds mécaniques reprendre le dessus. Jusqu’à ce qu’un jour un point de non-retour ne soit franchi. Tim part pour ne plus revenir et sa déchéance physique et morale s’accroît.

    Un roman étrange qui pourtant ne m’a pas laissée indifférente. J’ai aimé cette histoire hors norme. 

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  • David FOENKINOS  -  La tête de l’emploi

     

    Quand tout va mal, tout va mal. On appelle ça la loi des séries. Bernard quinquagénaire et banquier perd tout à la fois sa femme, son travail et se voit dans l’obligation de retourner vivre chez ses parents.

    Il se retrouve infantilisé par des parents à la fois ennuyés de le voir revenir mais ayant oublié que leur fils était un homme mûr.

    Lui le muet qui ne partage pas ses sentiments, se retrouve en proie au doute, au sentiment d’infériorité. Les questions existentielles se succèdent.

    Et puis ses parents ont l’idée saugrenue d’organiser un dîner pour lui faire rencontrer Sylvie, une femme de son âge séparée elle aussi. Et pour la première fois, Bernard se révolte. Et pourtant entre lui et Sylvie une brève histoire d’amour va avoir lieu.

    Une histoire banale qui ne m’a pas touchée. Je n’ai pas été embarquée dans l’univers de Foenkinos.

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