• La gestapo – L’arme absolue de Hitler

     

    Un documentaire passionnant avec des images d’époque qui est une page de l’histoire. Il nous montre comment l’Allemagne est montée graduellement dans l’horreur la plus absolue. Plus jamais ça ? N’en soyons pas sûrs.

    Gestapo vient de "Geheime Staatspolizei", c’est-à-dire police secrète d'État. Il s’agit de la police d’état du IIIème Reich. Nous allons voir comment la Gestapo est devenue l’appareil de répression du régime  sévissant dans la terreur et l’horreur en Allemagne puis dans tous les territoires occupés.

    Fondée par Goering,  c’est sous l’impulsion de Himmler et de Heydrich que le pouvoir de cette organisation s’étend à tout le Reich puis à l’ensemble des territoires occupés.

     

    La Gestapo est chargée de lutter contre les opposants, les ennemis avérés ou non du régime, contre les résistants dans les pays occupés et contre tous ceux qui seront désignés comme étant inférieurs ou différents de la norme imposée de l’aryen. Pour ce faire elle enquête, traque, espionne, écoute les conversations téléphoniques, fiche et arrête les suspects, les interroge, les torture puis les envoie dans des camps de concentration, qui sont sous la responsabilité des SS. Elle jouera un rôle essentiel dans l’extermination des juifs. Elle sera active jusqu’aux derniers jours de la seconde guerre mondiale.

     

    Au procès de Nuremberg, la Gestapo est condamnée comme organisation criminelle. Hélas  un grand nombre de responsables ont réussi à s'enfuir à l’étranger en changeant d’identité. D’autres encore ont simplement repris leur travail dans la police sans être inquiétés.

    Les témoignages sont poignants, les images d’histoire effrayantes pas tant par des atrocités mais parce qu’on voit comment les gens se sont laissés entraîner dans la plus absolue monstruosité sans en avoir conscience. 

     

    https://www.youtube.com/watch?v=K-3hUj5FBmY

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  • Le jour où l’homme blanc est venu

     

    En 1964. Dans le cadre du développement de son programme spatial, le gouvernement australien prévoit le lancement d'un satellite dans une partie désertique de l'Ouest australien. Auparavant, Walter MacDougall et Terry Long sont chargés de vérifier que personne ne vit dans la future zone d'impact. Or, à leur grande surprise, les deux hommes découvrent des traces d'habitation.

    Ils tentent d'approcher les aborigènes, mais, insuffisamment équipés, doivent renoncer. Un premier lancement de fusée a lieu en juin 1964. En prévision d'un nouvel essai, les deux hommes repartent en expédition en septembre, accompagnés de guides parlant les dialectes locaux. Après plusieurs tentatives infructueuses, ils entrent en contact avec les Martu : une tribu composée uniquement de femmes et d'enfants…

    Le jour où l'homme blanc est venu… s'appuie sur des extraits du film tourné en 1964 par Walter MacDougall. Ce document exceptionnel accompagne les témoignages de Terry Long, mais aussi et surtout de Yuwali et de sa cousine Thelma. Respectivement âgées de 17 et 8 ans à l'époque du programme, elles racontent, quarante-cinq ans après, avec une bonne humeur communicative, comment elles ont vécu ce premier contact avec les hommes blancs qu'elles prenaient pour des démons cannibales. Le documentaire saisit l'instant précis où la tribu Martu a quitté une existence millénaire pour aller à la rencontre de la modernité. À l'issue de leur évacuation, les femmes de la communauté ont renoncé à la nudité et à la vie nomade.

     

    http://www.tagtele.com/videos/voir/203620/

     

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  • La Croix des Veuves  à Ploubazlanec (Côte d’Armor)

     

    Ploubazlanec est un port situé en Côte d’Armor, bordé par la Manche. Et c’est là que se trouve ce calvaire fort connu.

    Le nom de ce monument « la Croix des Veuves » a été donné par Pierre Loti dans son célèbre roman : Pêcheur d’Islande à la fin du XIXème siècle,  son nom originel étant  Kroaz Pell : la croix lointaine.

    Érigée sur le site d’une ancienne chapelle par et pour les femmes de pêcheurs partis en mer d'Islande cette croix des veuves en granit symbolise leur calvaire d'attente et de prières pour le retour de leurs maris et fils ... En effet c’est à cet endroit que les femmes se retrouvaient parce que le point de vue (60 m au-dessus de la mer et un panorama à 180°)

     

    La Croix des Veuves  à Ploubazlanec (Côte d’Armor)

     

    leur permettait de voir les voiles des bateaux  de pêche au loin. Puis l’endroit a pris une dimension supplémentaire, il est devenu le lieu où se retrouvaient épouses, mères et veuves pour prier ensemble.

     

    La Croix des Veuves  à Ploubazlanec (Côte d’Armor)

     

    Les pêcheurs allaient pêcher la morue en mer d’Islande. Le climat est froid, rude, les conditions y sont particulièrement difficiles et les naufrages fréquents. Nombreux étaient les marins qui ne revenaient pas. Les plaques de l'église de Pors Even (lieu-dit de Ploubazlanec) en témoignent.

     

    La Croix des Veuves  à Ploubazlanec (Côte d’Armor)

    Eglise de Pors-Even

     

    La Croix des Veuves  à Ploubazlanec (Côte d’Armor)       La Croix des Veuves  à Ploubazlanec (Côte d’Armor)

    La Croix des Veuves  à Ploubazlanec (Côte d’Armor)

     

    Erigé en 1714 (la date figure sur le socle avec l’inscription « via dolorosa » chemin des douleurs) car elle est la finalité d’une via dolorosa créée par le recteur de Ploubaslanec, ce calvaire est inscrit au titre des monuments historiques dès 1930.

     

    La Croix des Veuves  à Ploubazlanec (Côte d’Armor)

     

    Il s’agit d’une croix tronquée au sommet de laquelle se trouve une sculpture à deux visages : une pietà vers l’ouest et la Trinité vers l’Est. L’un enchâssé dans l’autre.

    Si la Croix des Veuves est aujourd’hui un site touristique, elle reste un lieu de mémoire pour bien des bretons.

     

    La Croix des Veuves  à Ploubazlanec (Côte d’Armor)

     

     

    Merci à mon ami Césarion qui a fourni les photos et qui m’a parlé de ce calvaire. Vous pourrez le retrouver sur sa banquise avec ses petits banquisards :

    http://banquisards.blogspot.fr/

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  • Chinois recrutés pendant la 1ère guerre mondiale : les oubliés de l’histoire

     

    Ysabelle Lacamp a rajouté une note à la fin de son roman et il me semble essentiel de vous la partager pour rendre hommage à ces hommes que l’histoire a oubliés.

    « (…) les oubliés de l’Histoire évoqués dans ce roman : 140 000 Chinois conjointement recrutés à partir de 1916 par les autorités françaises et britanniques grâce au truchement des légations et des pères missionnaires, afin de soutenir l’effort de guerre et remplacer, dans l’industrie et l’agriculture, les bras manquants des Français partis au front.  Des hommes de peu, coolies et autres crève-misère fuyant la Chine, la famine, la guerre civile et les exactions des seigneurs de la guerre, qui vont se retrouver préposés au déminage ou au nettoyage des tranchées, parqués dans des camps à l’arrière-front, ou encore employés en tant que main-d’œuvre volontaire dans les dépôts de munitions, chantiers de construction navale et chemins de fer, comme l’évoque le très poignant documentaire d’olivier Guiton, produit par Mohamed Charbagi et Arte. (Le documentaire s’appelle : 140 000 Chinois pour la grande guerre, hélas pas disponible sur le net)

    De ces hommes recrutés comme bêtes de somme pour leur « robustesse, diligence et docilité », 5000 mourront sur place de maladie ou de mauvais traitements. En témoigne l’insolite nécropole de Noyelles-sur-Mer plantée en plaine picarde où reposent 850 d’entre eux.

     

    Cimetière chinois de Noyelles-sur-Mer

    https://www.youtube.com/watch?v=_863p979udE&feature=youtu.be

     

     

     

    Et pourtant, rares sont les documents français ou chinois relatant le sort de ces Chinois méprisés par leur propre pays, incompris des Français, exposés à la solitude, l’exil, l’incompréhension et parfois la haine.

     

    Hommage aux soldats chinois de 14-18

    https://www.youtube.com/watch?v=YONR7vwNRVE

     

     

     

    Des chinois pour l’effort de guerre, un documentaire tourné entre le 21 février et le 7 mars 1918, qui montre des travailleurs chinois sous contrat sur le paquebot les amenant en France. Arrivés à Marseille, ils sont photographiés avec un numéro de matricule. Les séquences suivantes se situent sur le chantier naval de La Seyne-sur-Mer (Var).

    http://www.dailymotion.com/video/x75z68_des-chinois-pour-l-effort-de-guerre_news

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    S’il est un dirigeant admirable, c’est l’ex-président de l’Uruguay : José Mujica. C’est pourquoi je veux citer l’hommage que lui rend Matthieu Ricard dans son ouvrage « Plaidoyer pour l’altruisme »

    « L’Uruguayen José Mujica, plus connu sous le nom de Pepe, est non seulement le président le plus pauvre du monde, il est aussi en passe de devenir le plus populaire. Le Journal Courrier international a sélectionné son histoire comme étant l’ « article préféré » pour l’année 2012. A ceux qui s’étonnent, il explique : « Mon style de vie n’a rien de révolutionnaire, je ne suis pas pauvre, je vis simplement. J’ai l’air d’être un vieil homme excentrique, mais c’est un choix libre et délibéré. »

    Avant d’arriver à la présidence, il avait passé quinze ans en prison, dont neuf dans un isolement total, payant ainsi très cher son engagement auprès des Tupamaros qui luttaient contre la dictature. Torturé tout au long de sa détention, il est presque devenu fou. Il explique que ce sont la lecture et l’écriture qui lui ont sauvé la vie. En 1985, quand la démocratie a été restaurée, Pepe Mujica s’est lancé dans la politique et a été élu président en 2009.

    Pour Pepe, pas de luxueux palais présidentiel à Montevideo. Le président préfère vivre dans une ferme délabrée de 45 mètres carrés sous un toit en zinc, avec un puits dans le jardin où il va puiser l’eau, dans une banlieue pauvre de Montevideo. Il y habite depuis vingt ans avec sa femme Lucia et sa chienne Manuela, une bâtarde à trois pattes. La maison ne lui appartient même pas, elle est à sa femme, qui est sénatrice. Tous deux cultivent eux-mêmes la terre pour vendre des fleurs.

    José Mujica reverse plus de 90% de son salaire présidentiel (environ 9400  euros par mois) à des ONG, notamment à un programme de logement pour les habitants les plus pauvres. Ce qui lui reste pour vivre est à peu près équivalent au revenu moyen en Uruguay. Mujica refuse la société de consommation, citant les philosophes de l’Antiquité : « Le pauvre, c’est celui qui a besoin de beaucoup. » sa seule possession est une Volkswagen Coccinelle, achetée en 1987 et estimée à 1400 euros. Ses dernières vacances, il les a passées avec Lucia, aux terrasses des cafés, sans garde du corps.

    « Je veux avoir du temps pour les choses qui me motivent. (…) C’est ça, la vraie liberté : la sobriété, consommer peu, avoir une petite maison qui me laisse du temps pour profiter de ce que j’aime vraiment. (…) Si j’avais beaucoup de choses, il faudrait que je fasse attention à ce qu’on ne me les vole pas. La vieille ou moi, on passe le balai, et voilà, il nous reste beaucoup de temps, c’est ça qui nous enthousiasme. »

    En septembre dernier, à soixante-dix-sept ans, il est apparu à une importante conférence latino-américaine du Mercosur avec le nez cassé : il y expliqué qu’il s’était blessé en aidant un voisin à réparer sa maison détruite lors d’intempéries. Il a son franc-parler et n’a pas hésité à traiter le couple Kirchner, à la tête de l’Argentine, de « péronistes délinquants », et l’ancien président argentin Calos Menem de « mafieux » et de « voleur ». L’Uruguay est le pays le moins corrompu du continent sud-américain, et l’un des plus heureux.

    Pepe Mujica accuse la plupart des dirigeants du monde de nourrir une « pulsion aveugle de promotion de la croissance par la consommation, comme si le contraire signifiait la fin du monde ».

     

    Voilà un homme qu’il faudrait recommander en exemple à tous nos politiques de tous bords. Un véritable altruiste qui a à cœur de remplir sa mission pour le bien d’autrui et qui ne se complait pas dans un égoïsme de consumériste.

     

    o7ezbbec
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