• Fu Hao, le Tombeau des Merveilles

     

    A la fin du XIIIè siècle avant JC, règnait en Chine le roi Wu Ding de la dynastie Shang. A ses côtés, la reine Fu Hao, guerrière, générale en chef des armées qui partait au combat et était réputée pour son invincibilité.

    Pendant des années, l’archéologie n’a pu qu’avancer des hypothèses au sujet de cette mystérieuse dynastie, et de ses origines. Aujourd’hui, 3 000 ans plus tard, la science révèle une civilisation très avancée, et dévoile les réalisations de l’une des premières dynasties Chinoises.

    Depuis 1928 à Anyang en Chine, située à 500 kilomètres de Pékin, les spécialistes de l’antiquité se passionnent pour cette ville modeste, berceau de l’archéologie Chinoise. En ce moment, la fouille la plus longue jamais réalisée en Chine s’y déroule.

    En 2009, des archéologues du monde entier convergent vers Anyang; leur mission, lever le mystère qui plane sur la dynastie Shang. L’histoire de la Chine regorge de récits pittoresques à leur sujet, mais où est la frontière entre mythe et réalité ? Pour le savoir, les archéologues doivent remonter à 1976.

    Cette année-là, un paysan a découvert un tombeau dans son champ. Comme celui de Toutankhamon en Egypte, il renferme des trésors dignes d’un monarque. Se sera finalement plus de 15 000 tombeaux qui ont été mis au jour à Anyang, mais ce dernier est unique. C’est la seule sépulture royale de la dynastie des Shang qui n’ait pas été pillée.

     

    Fu Hao, le Tombeau des Merveilles

     

    La tombe a été creusée 75 ans après celle de Toutankhamon, et 1 000 ans avant l’avènement du premier empereur Chinois. Elle contient une multitude de trésors ; des animaux et des figurines de jade finement sculptés, des objets en os et en ivoire minutieusement façonnés, des milliers de cauris, une centaine d’armes, de haches, de lances et de poignards aux lames tranchantes, ainsi qu’une collection impressionnante de vases en bronzes très élaborés. Il s’agit à l’évidence d’un important chef militaire ou d’un prince richissime. Mais lorsque les archéologues déchiffrent le nom gravé sur certains bronzes, une surprise les attend… Le tombeau est celui d’une femme, la légendaire Fu Hao !

    Un documentaire passionnant sur une époque dont il nous reste tout à découvrir. A travers cette femme hors du commun, ce sont les mœurs de son époque que l’on découvre. Cette grande dynastie aura élaboré la première écriture chinoise connue de la Chine de l’est, développé le concept du char de guerre et porté l’art du bronze à son apogée. Et la reine guerrière Fu Hao aura été l’un des personnages clé de cette civilisation.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=qtPHfMuP0P4  

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  • En cette journée anniversaire de la libération d'Auschwitz, je voulais remettre cet article sur cet artiste déporté lui même qu'était Serge Smulevic

     

    Espérance de Bernanos
     

     

             "J’ai souvent constaté que des tableaux ou dessins concernant les camps et la déportation ont souvent été traduits par des couleurs grises et tristes. Les artistes, qu’ils aient été déportés ou non, établissaient toujours une relation de cause à effet entre la déportation et la grisaille. Je dois les détromper. Tous ceux qui allaient travailler hors des camps ont toujours eu l’occasion de traverser ou de longer des champs. Dès le printemps, les champs se garnissaient de plantes diverses, et en été nous pouvions admirer les coquelicots rouges qui nous rappelaient tant de souvenirs. Que ce soient ces coquelicots, des arbustes ou n’importe quelle autre végétation, nous avions de quoi faire vagabonder notre imagination et non seulement penser au passé mais surtout à l’avenir, et on ne peut se rendre compte à quel point ces fleurs ou arbres nous ont donné de l’espoir, et qu’eux aussi nous ont aidé à vivre.

             Je pense souvent à cela, et j’essaye de me rappeler les différentes sortes de plantes que nous avons cueillies le long des routes, au risque de recevoir une bonne raclée, car il était également interdit, « streng verboten » de se nourrir d’herbes ou de plantes parce que nous attrapions vite la diarrhée en les mangeant. Par contre si on avait la chance de trouver du crottin de cheval, on le ramassait et une fois rentrés au camp on le triait pour y trouver l’avoine que le cheval avait mangée. Et on se débrouillait pour le faire cuire chez quelqu’un qui avait la possibilité de le faire, et on obtenait ainsi de « magnifiques » flocons d’avoine. Quand je pense qu’aujourd’hui, il m’arrive de faire la grimace devant un plat de carottes….. Tu me diras que ce sont de petits détails, mais cela faisait partie du quotidien. Bien sûr il y avait ceux pour qui toutes ces choses avaient perdu tout sens.

             Et tous les autres qui y étaient sensibles n’osaient pas en parler de peur du ridicule, mais on décelait très bien dans leurs yeux la lueur d’espoir qu’un coquelicot tout rouge pouvait leur donner."

    Serge Smulevic 

     

    Voir l'image à l'échelle Serge Smulevic, artiste dessinateur et poète, est avant tout à travers son oeuvre un témoin de son vécu de déporté.  S’il partage son histoire c’est pour que les générations n’oublient pas. N’oublient pas l’horreur vécue mais aussi prennent conscience du vécu d’après de l’accueil qui a été réservé aux déportés, du peu d’écoute voire du doute qu’on leur offrait. Des réflexions du genre : « tu ne crois pas que tu en rajoutes un peu » ou « nous aussi nous avons été très malheureux en Suisse » ne font qu’isoler davantage encore les quelques-uns qui ont pu être sauvés.

    « J'entre souvent dans de terribles colères, parfois pour des choses réellement insignifiantes, et je me rends compte aussi que je suis souvent injuste avec mon entourage. Pourtant, le sachant, je fais tout mon possible pour me dominer, mais c'est difficile. Je n'ai pourtant jamais été colérique dans ma jeunesse, et surtout pas avant d'avoir été déporté. Mais rien que le fait de ces armées de psy qu'on envoie pour aider des personnes ayant subi un choc nerveux (détournement d'avion ou autre faits similaires) me met hors de moi, parce que fatalement je fais le rapprochement : « qu'a-t-on fait pour nous, pour nous aider à notre retour des camps ? :  une prime de rapatriement de 2.500  F., un bon pour une paire de godasses (à semelles en bois), un bon pour 2OO g. de tabac, et ouste, rentre chez toi ! » et contents d'être débarrassés de nous dans les centres de rapatriement (j'en ai connu trois : Strasbourg-Dijon-Grenoble). »

    Je partage son sentiment, plus encore depuis que je sais que des équipes de foot bénéficient d’un soutien psychologique pour affronter leur échec au mondial. Mais où va-t-on ? Où sont les priorités ?

    Jusqu’à la fin de sa vie en 2010, Serge Smulevic   a tenu à apporter son témoignage avec les plus jeunes. Il nous reste ses dessins, ses écrits et le partage fait avec toutes les personnes qui l’ont rencontré. Il a fait parti des grands témoins de l’Histoire.

     

    Les poèmes de Serge Smulevic : http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/serge_poemes.htm

     

    Sa biographie émaillée de témoignages personnels : http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/serge_bio.htm

     

     

     

     

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  • La guerre invisible - John Pilger (2010)

     

     « Ce documentaire est   une critique acerbe du rôle des journalistes et des dirigeants des grands médias de masse, des principales chaines de télévisions notamment, qui sont littéralement amenés à agir comme de véritables agents de la propagande gouvernementale lors des couvertures médiatiques des guerres contemporaines, tandis que d’autres journalistes et photographes de presse, indépendants, sont en première ligne, confrontés à des dangers inimaginables, dont la mort, au nom de la liberté de la presse.»

     

    Quel est le rôle des médias dans les guerres qui ne cessent de se succéder ? Pourquoi taisent-ils les rôles de leurs gouvernements ? Pourquoi justifient-ils les crimes de guerre quand leurs camps sont concernés ? Ont-ils seulement le choix de leur position ? Pour rallier l’opinion publique à leur cause, les faits ne comptent pas pour les gouvernements. Jamais ne sont interviewés ceux qui contestent les décisions militaires.

    A travers les faits de l’histoire récente, vous allez voir comment nous avons tous été manipulés. Des images d’histoire s’entrechoquent pour nous le démontrer. Entre celle de la presse embarquée qui ne publiaient que ce que l’armée voulait qu’elle dise et la presse indépendante qui filmait une réalité tue révélant les mensonges officiels, il y a une autre histoire que l’on découvre, écoeuré.

    On est en droit de se poser des questions quant à l’intégrité de la presse lorsqu’on entend la BBC nous dire que son rôle est de relayer ce que les gouvernements et leurs représentants disent, sans même vérifier. L’Etat est la légitimité donc ce qu’il dit est forcément légitime aussi. Où est cette fameuse indépendance de la presse dont on nous rebat les oreilles ?

    En allant plus loin dans l’analyse. En relayant fidèlement sans investigations personnelles les allégations des gouvernements, la presse ne donnerait-elle pas une légitimité aux actions de guerre qui s’en suivent ?

    Japon, golfe, Vietnam, Irak, Palestine… que de massacres de civils commis impunément à l’abri du regard du monde. Et pourtant les images rapportées par la presse montrent la liesse de la population devant l’armée toute puissante. Quid des millions de morts, de blessés. Quid des massacres, violences, viols. Quid des bombardements massifs de villages les rayant de la carte. Quid des tortures infligés aux prisonniers. Quid du meurtre de nombreux prisonniers…

    Pendant la 1ère guerre mondiale, 10% des victimes étaient des civils. Ce chiffre augmente à 50% pour la seconde guerre mondiale. Pendant la guerre du Vietnam, les victimes civiles étaient de 70%. Au cours de la guerre en Irak 90% des morts étaient des civils.

    Selon la 4ème convention de Genève : « le meurtre des civils et l’imposition des souffrances constituent un crime de guerre. »

    Rajoutons à cela les méfaits des embargos. Celui imposé à l’Irak a tué 500 000 enfants. Là encore ce sont les civils, les plus faibles qui ont payé le prix. Et pourtant la presse n’a rien relaté de la réalité de la souffrance de la population irakienne.

    La vie sous occupation militaire sacrifie aussi de nombreuses victimes civiles. Le conflit israélo-palestinien par exemple. Mais quels journalistes disent la vérité sur ce qu’il s’y passe ?

    N’oublions jamais que toutes les guerres n’ont qu’un but : le contrôle des ressources de l’autre. L’argent et le profit sont au centre des guerres modernes.

    Aujourd’hui la presse d’investigation est l’ennemi n°1 des Etats et la lutte contre eux s’intensifie. Les lanceurs d’alerte sont discrédités, poursuivis, menacés.

    Ne sont autorisés que les médias rendant fidèlement compte ce que les gouvernements veulent que nous sachions.

    Plus que jamais restons sceptiques vis à vis de la presse, protégeons nos lanceurs d'alerte.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=2k-LAzBKgPQ

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  • Le Pouvoir du doute, Science et Islam 3

     

    Dans ce dernier volet de la série le physicien Jim Al-Khalili nous emmène en Syrie et au nord de l’Iran, pour nous expliquer les avancées en astronomie des savants de l’empire musulman médiéval. L’astronomie, l’étude des astres est la plus vieille science que l’on connaisse.

    Les données astronomiques des érudits musulmans ont fortement influencés Copernic qui a énormément emprunté aux sciences musulmanes.

    Ce volet est mené comme une enquête de détective historien. Là encore passionnant.

    Ces trois documentaires nous ont fait voir un autre visage de l’Islam, celui d’une culture très avancée car l’Islam a toujours favorisé les érudits et les sciences.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=YCuQB9kkvDM

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  • L'Empire de la raison, Science et Islam 2

     

    Cette fois le professeur Jim Al-Khalili nous emmène au Caire et en Syrie. Il nous montre comment les sciences et techniques ce sont développées il y a 1000 ans dans le monde médiéval. Des découvertes étonnantes ont été faites. A l’époque l’empire islamique était le plus grand et le plus vaste empire du monde. Le vaste territoire leur rapportait une fortune grâce aux taxes. Avec cet argent, ils ont envoyé des érudits dans toutes les bibliothèques mondiales. Le savoir était essentiel pour pouvoir gouverner. C’est du VIIIe siècle au milieu du XIIe siècle que se situe l’âge d’or de la science du monde musulman.  Ils ont cartographié le monde et pour cela savants et artisans ont uni leur technique, leur intelligence, leur savoir. C’est leur foi qui a uni tous ces fidèles dans le même but : trouver la direction précise de la Mecque. Et pour connaitre cette direction, il fallait connaitre la courbure de la terre et sa circonférence. La maîtrise des mathématiques savantes aura permis le développement de la science.

    L’artisanat aussi a contribué au développement des sciences à commencer par la chimie : savonnerie, parfumerie, verrerie, mosaïque…

    Le documentaire fourmille d’exemples concrets de la maîtrise des sciences dans l’empire musulman. Absolument passionnant, le documentaire parait bien court.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=1zAwmrnT200

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