• Les 8 fontaines celtiques de la forêt du Banney

     

    Au cœur de la forêt domaniale du Banney à Luxeuil-les-bains se trouvent 8 fontaines celtiques.

    Ces fontaines-sources  ont été créées  bien avant la conquête romaine, par les tribus celtiques primitives puis utilisées par les séquanes (nom de la tribu gauloise qui habitait la Franche-Comté).  Leur disposition dans la forêt suit étrangement le tracé de la grande Ourse ce qui démontre le caractère sacrée des lieux.

    D'ailleurs Luxeuil pourrait venir du nom du dieu celtique Lug, et la ville se développe à l'époque gallo-romaine sous le nom de Luxovium.

    Les romains, férus de bains, se sont   appropriés les sources et les ont exploités. Ce sont eux d’ailleurs qui ont transformés Luxeuil en cité thermale.

    Voici donc ces belles fontaines qui mériteraient une mise en valeur plus importante. C’est tout de même un patrimoine à sauvegarder. Le trajet empruntera également la route Napoléon, construite en 1865 à l'époque où Napoléon III fréquentait les eaux thermales de Plombières-les-Bains.

     

     

    Les 8 fontaines celtiques de la forêt du Banney

    La fontaine des bons cousins, dont le nom vient de la corporation des Bons Cousins Charbonniers remontant au Moyen-Âge. Son eau est réputée pour assurer la fertilité aux femmes.

     

    Les 8 fontaines celtiques de la forêt du Banney

    La fontaine des baraques ou des charbonniers. Elle est double car l'une sort de  sous une pierre et l’autre du pied d’un arbre. C'est la source qui permet la confiance en soi. Mais elle soigne aussi tout ce qui concerne l'estomac, la rate. Je ne peux m’empêcher de penser que ces deux sources qui se rejoignent pour n'en faire qu'une symbolisent l'union, l’un, l’être unique,  le parfait.

     

    Les 8 fontaines celtiques de la forêt du Banney

    Ensuite nous arrivons à la fontaine de la Vierge dont l'eau soigne le coeur. Son nom vient du fait que trônait dans un passé proche une statue de la Vierge aujourd’hui disparue. Où est-elle ? Qui la prise ? Voici des questions dont on ignore la réponse.

     

    Les 8 fontaines celtiques de la forêt du Banney

    La fontaine du tonneau qui soigne la gorge. Les gens en quête d'inspiration s'allonge sur la pierre et elle vient les visiter. C'est aussi la maison de la Vouivre qui y vit toujours mais qui ne se laisse plus que rarement voir.

     

    Les 8 fontaines celtiques de la forêt du Banney

    ​Cette source appelée la fontaine de l’éclair est la source qui représente la fin de vie, l'eau du passage. C​'est l'eau que l'on prend pour accompagner les mourants dans leurs derniers instants afin de leur faciliter le passage.

     

    Les 8 fontaines celtiques de la forêt du Banney

     

    La source du 3ème œil qui soigne les maladies des yeux mais qui soigne aussi les enfants.

     

     

    Les 8 fontaines celtiques de la forêt du Banney

    Et voici la fontaine Levêque. La 1ère photo est une sorte de bassin d'ablution d'où sortent les eaux qui repartent sous terre pour s'écouler dans la succession de bassins de la seconde photo.

    Les 8 fontaines celtiques de la forêt du Banney

     

    C’est là où les romains faisaient leur purification. C'est la fontaine de baptême.  Elle symbolise et active l'énergie intérieure afin d'atteindre ou de tutoyer un niveau de conscience supérieur. Ici nous nous sentons connectés à tout l'univers

    La dernière source dite fontaine aux sangliers est un petit ruisseau qui sort de sous le parc aux sangliers. C'est l'élément terre de l'ensemble, qui nous relie aux forces telluriques. Le sanglier a un sens fort pour les celtes.

     

    Alors si vous passez par-là, venez visiter ce lieu magique. Vous sortirez de ce parcours, l’esprit en paix, complètement ressourcés, détendus, heureux.

     

     

    Et peut-être aurez-vous la chance au détour d’un arbre ou sous un buisson de découvrir un membre du petit peuple, gardiens de la nature et des sources.

    Surtout n’oubliez pas de leur faire une offrande à chacune des sources. L’offrande peut être matérielle mais aussi spirituelle, tel un chant, un poème, une prière mais qu’elle vienne du cœur. Le petit peuple a besoin de nous comme nous avons besoin de lui pour que vive la nature, pour qu’elle garde sa magie. Et pour que son énergie nous grandisse, nous fortifie.

    Et pour connaître l’histoire du petit peuple : http://www.conscience-et-eveil-spirituel.com/gens-appellent-petit-peuple.html#sthash.w1qamevm.dpuf

     

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  • Le lion, emblème de la Franche-Comté

     

    La Franche-Comté est composée des départements du Doubs, de la Haute-Saône, du Jura et du Territoire de Belfort.

    Emblème héraldique

    Le lion d’or sexué, couronné, armé et lampassé de gueules (qui tire une langue rouge), aux griffes rouges dressé sur un fond azur, orné de billettes d’or (pour souligner l’importance de la forêt), est présent dans les armes de nombreuses villes de la région Franc-comtoise ainsi que sur le sceau du Parlement.  Cet emblème héraldique prend place soit sur un écu, soit sur un drapeau.

    Le lion, emblème de la Franche-Comté

     

    Histoire

    C’est au XIIIème siècle que le comte Othon IV de Bourgogne le fait figurer dans ses armes pour remplacer l’aigle germanique pour marquer son rapprochement avec le royaume de France et son reniement de l’ancienne allégeance au St Empire germanique. Ainsi il deviendra peu à peu le symbole de la région.

    Après l’abandon de la Franche-Comté par l’Espagne lors de la guerre de Hollande grâce au traité de Nimègue, le 10 août 1678 le blason et tous autres symboles sont désavoués en faveur des fleurs de lys de Louis XIV. Puis le blason disparait presque complètement après la Révolution française de 1789, dont un des décrets abolit les armoiries locales.

    Le lion, emblème de la Franche-Comté

    Le renouveau du lion Comtois

              Le lion Peugeot

    En 1847, les frères Jules et Emile Peugeot, franc-comtois de souche, confient à l’orfèvre-graveur Justin Blazer de dessiner un logo représentatif des qualités des scies que fabriquaient la société. Le lion des armoiries mais marchant s’impose pour symboliser les trois qualités des lames de scie Peugeot, résistance, souplesse et vitesse. En 1948 Peugeot reprend à son compte le lion héraldique pour orner les 203.

    Le lion, emblème de la Franche-Comté

    Ensuite la marque utilise différentes représentations de lion stylisé très éloigné du symbole régional avant d’y revenir au début des années 1970

     

    Le lion, emblème de la Franche-Comté

    Le lion, emblème de la Franche-Comté

     

            Le lion de Belfort

    Encore un lion en symbole de la vaillance de la population belfortaine qui résista aux Prussiens pendant 103 jours. Cette résistance va provoquer la scission entre Belfort et le Haut-Rhin (Prussien à ce moment) qui rejoindra la Franche-Comté. Bartholdi va créer le lion de Belfort long de 22 mètres, haut de 11 mètres qui surplombera la ville et lui donnera le surnom de la cité du lion, en hommage à cette héroïque résistance. http://pestoune.kazeo.com/le-lion-de-belfort-a123105816

            Le lion héraldique renait

    Grâce à l'initiative d’historiens ou de graveurs, le Lion héraldique n’est jamais tombé dans l’oubli. Mais à la fin des années 1980, certains élus souhaitent sauvegarder l’image du Lion Comtois et oeuvrent en ce sens. Il y a un véritable sens identitaire dans la région et le drapeau comtois est une fierté pour la majorité de la population. Le Mouvement Franche-Comté tente d'amener le drapeau au rang de véritable emblème. Malheureusement l’Etat n’a pas permis que les plaques minéralogiques de la région   puissent   intégrer cet étendard.

    Hélas avec les temps modernes, le lion comtois a perdu son sexe (excès de pudeur ?), sa langue et ses griffes et deux de ces couleurs (de azur, or, rouge et noir, il ne reste plus que azur et or) ce qui en fait un pâle ersatz du vaillant lion héraldique, un gros chat ne représentant plus en rien la fierté et la combattivité comtoise.

    Le lion, emblème de la Franche-Comté

     

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  • Le temps des cerises

     

    Le temps des cerises

     

     

     

     

     

    Je vais vous parler aujourd’hui d’une grande tradition régionale : la cerise de Fougerolles, bourg se situant en Haute-Saône au pied des Vosges, fort de 3725 habitants.

     

    Les cerisiers de Fougerolles

    Ce bourg a une originalité : la production de cerises : les guignes issues des merisiers, riches en sucre et donc reines de la distillation. Lorsque vous circulez au printemps aux alentours de la commune, la campagne semble couverte de neige tant les fleurs immaculées des cerisiers explosent de blancheur. Grâce à sa situation dans une magnifique vallée aux terrains triasiques* agrémenté d’un microclimat, Fougerolles  est une région de prédilection pour la guigne. Actuellement, il est possible de dénombrer environ 40 000 cerisiers constitués en vergers sur la commune. Surnommée la « capitale du kirsch et de la cerise », Fougerolles est classée « site remarquable du goût ». En effet le kirsch de Fougerolles est renommé au point d’avoir obtenu son AOC en 2010.

     

    *terrains triasiques : sols formés sur des matériaux de l’époque triasique –période la plus ancienne de l’ère secondaire (plus de 200 millions d’années). Ces sols sont assez complexes et présentent une grande hétérogénéité, liée à la complexité des matériaux géologiques  - présence de grès rose, rouge ou bigarrée et de sel gemme  ou formé sur altérite, colluvion ou alluvions anciennes issues de grès bigarrés donnant un sol acide.

     

    Le temps des cerises

     

     

    Un peu d’histoire

    Depuis le XVIIème siècle, la cerise est implantée sur la région. Les plus anciennes bouteilles de kirsch connues datent de 1650. A l’époque, ce sont les agriculteurs qui distillaient puis revendaient leur production à des négociants. Mais l’Etat flaira la bonne affaire et les premières licences de distillateurs sont apparues vers 1811.

     

    La récolte de la cerise

    Dès que les cerises étaient mûres à point, on enfilait le pied de chèvre dans l’arbre. Ce poteau à échelons s’enfile facilement entre les branches sans abîmer les branches. Il faut toujours être prudent sur un pied de chèvre, aujourd’hui encore, les accidents ne manquent pas.

    Le temps des cerises

    pied de chèvre

     

    Une fois le pied de chèvre en place et bien stabilisé, les cueilleurs prennent leur charmotte et montent à l’assaut des cerises.

     

    Le temps des cerises

    charmotte

     

    Cela reste la méthode traditionnelle, encore employé par les petits récoltants. Mais la récolte se fait dorénavant mécaniquement : une pince géante agrippe l’arbre et le secoue. Les cerises sont récupérées sur un tapis, triées puis stockées dans des fûts en plastique où elles fermenteront.

     

    Le temps des cerises

    Pour tout savoir sur la distillation, je vous invite  à consulter l’article suivant : http://pestoune.kazeo.com/la-distillation-a-l-alambic-a123104878

     

    Production avec les guignes

    Avec la guigne, nous l’avons vu, on produit du kirsch vendu dans des bouteilles spécifiques d’une contenance de 70 cl : le bô fougerollais.

     

    Le temps des cerises

    bô fougerollais

     

    Mais on produit aussi des cerises à l’alcool (griottines), du guignolet et dans les foyers, les beignets et les clafoutis ont une place d’importance à la table familiale.

    Et tous les ans, le premier week-end de juillet, Fougerolles  fête la cerise avec bien sûr l'élection de Miss Cerise et le défilé de chars. Chacun pourra y goûter le kirsch et toutes les spécialités mais aussi repartir avec quelques kg du précieux fruit. Cette fête clôture la période de cueillette.

    En septembre une autre grande fête ravira vos papilles : la foire aux beignets de cerises où vous pourrez déguster les savoureux beignets. Hum, à peine arrivés aux portes du bourg, l'air embaume déjà, les beignets mettant les visiteurs en appétit.

     

     


     Quelques photos des cerisiers de Fougerolles sur le blog de Cathy http://cathycolor.over-blog.com/article-les-cerisiers-en-fleurs-de-fougerolles-37871320.html

     

    Cerisiers en fleurs

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  • Lion_de_Belfortterritoire_de_Belfort
     
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    C’est à celui à qui le monde devra la statue de la Liberté de New York, le colmarien Frédéric Bartholdi, que l’on doit le magnifique et immense Lion de Belfort créé de 1876 à 1880. Fait  en grès des Vosges, le Lion mesure 22m de long sur 11m de hauteur. Haut relief fixé sur un éperon rocheux dominant la ville, on peut en faire le tour… C’est le haut lieu touristique de la ville de Belfort.

    Juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse. Mais le pays est vite envahi par les Prussiens et se voit contraint de signer un armistice le 28 janvier 1871. La ville de Belfort refuse de céder et continue à résister à l’envahisseur avec à sa tête le jeune Commandant Aristide Denfert-Rochereau nommé commandant de la place forte. Après 103 jours de siège, la ville est contrainte d’accepter la reddition. C’est d’ailleurs grâce à cette position héroïque des habitants que  la ville sera détachée du Haut-Rhin annexé, lui, et de former avec 105 communes proches, le territoire de Belfort.  De plus l’action de la population belfortaine, son comportement héroïque a rendu l’honneur perdu de l’armée française.

    De fait le conseil municipal de Belfort souhaite ériger une stèle à la mémoire de la population tombée au cours du siège. Le maire confie à Bartholdi la mission de créer ce mémorial.  Celui-ci ayant combattu aussi au cours de cette guerre, patriote déterminé, imagine un lion colossal qui  glorifierait l'énergie de la défense au lieu de faire un monument à la mémoire des victimes. Il faut dire que Bartholdi revient d’un voyage en Egypte où il a été fasciné par le Sphinx. De plus le lion est symbole de vaillance, de puissance et de force. Il propose de créer son lion sous la falaise  de la Citadelle de Belfort, créé par Vauban fin du XVIIème, début du XVIIIème siècle, plus précisément sur le flanc Ouest de la caserne Haxo.  

     

    800px-LionDeBelfort
     

     

    http://www.youtube.com/watch?v=Rc5YEsnGctQ

     

     

    Bartholdi voulait que son lion devienne le symbole de la ville. Il lui aura fallu 8 ans pour achever sa gigantesque œuvre, bien trop long pour une grande partie de la population. Comme la municipalité tardait à inaugurer son œuvre, l’artiste finança une inauguration de ses propres deniers. Nuitamment après une retraite musicale, il illumina son lion à l’aide de feux de Bengale. La population fut fort impressionnée mais c’était un bien modeste hommage au regard de la symbolique et du travail accompli.

     

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    Peu après, le lion fut récupéré à des fins publicitaires. Bartholdi intenta plusieurs procès qu’il gagna. La notoriété arriva vite.

    http://www.belfort-tv.com/video.php?id_prod=214

     

     

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    En 1878 Bartholdi expose au salon de la sculpture de Paris un modèle de son lion en plâtre. Ce modèle de 4 mètres de haut sur 7 de long a été racheté par la commune de Paris et érigé sur la Place Denfert-Rochereau. Il provoqua l’engouement des parisiens qui en firent un symbole fort de la ville.

    Classé aux monuments historiques en 1931, le Lion de Belfort accueille aujourd’hui plus de 60 000 visiteurs par an. Il a été officiellement inauguré de façon symbolique à l'occasion des journées du patrimoine de 2011, qui coïncident avec le 130ème  anniversaire de sa construction.

    Plaque commémorative du Lion de Belfort à Paris

     

    http://www.youtube.com/watch?v=RsZMY-bAdlc

     

     

     Bien des rumeurs courent à propos du Lion : il serait construit en briques, serait creux, capable de rugir. On a suspecté aussi qu’un souterrain le relierait à la citadelle ainsi qu’au Fort des Barres en passant sous la rivière « la Savoureuse », qu’un dispositif permettait de le faire rentrer dans la falaise, voire de bouger sa queue. 

    L’ultime rumeur voulait que Bartholdi se soit suicidé en se jetant du haut de son œuvre pour avoir oublié de lui sculpter une langue. Or l’artiste est mort dans son lit.

    Si vous passez en région de Franche Comté, la visite du Lion de Belfort est incontournable. Vous serez surpris de son gigantisme et de la majesté qu’il dégage.

     

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  • Le plateau des Mille Etangs

     

    Le plateau des Mille Etangs est une région haute saônoise située au pied des Vosges et s’étendant sur une superficie de 220 km². Le plateau est constitué principalement de marécages et de tourbières qui s’étend de Lure (sous-préfecture du département) au Ballon de Servance, jusqu’à Faucogney-la-Mer.

     

    Lorsqu’il y a 12 000 ans les glaciers de la région se sont retirés, ils ont laissé moult cuvettes transformées peu à peu de la main de l’homme en étangs, propices à la pisciculture. Carpes, tanches foisonnent dans ces étangs créés dès le XIème siècle par les moines défricheurs dépendant de l’Abbaye de Luxeuil  La fraîcheur de l’eau est idéale pour la reproduction des truites qui alimenteront les rivières.

    Mais les étangs ont d’autres utilités développées au cours des siècles : irrigation des vallées grâce aux multiples canaux creusés par les paysans, ainsi  que la production d’énergie alimentant les moulins, les scieries et les  diverses industries s’étant installées dans la région au cours du XIX et de début du XXème siècle.

     

     

    Du fait de la faible profondeur d’eau, le soleil est littéralement capté dans la zone et une forme de micro climat s’y développe donnant lieu à une végétation luxuriante créant un biotope exceptionnel qui confère à la région une valeur patrimoniale parmi les plus précieuses de France. Larves d’insectes, écrevisses, libellules, petits poissons servent de nourriture aux oiseaux (grèbe huppé, Martin-pêcheur, Héron cendré, colvert, balbuzard, hirondelle, bergeronnette des ruisseaux, bruant des roseaux, chevalier guignette, foulque macroule, poule d'eau, sarcelle), aux rats musqués, putois, couleuvres à colliers, chauve-souris, grenouilles, crapauds, tritons…  L’échelle alimentaire est parfaitement respectée et la faune très diversifiée pour le plus grand plaisir des randonneurs.

     

    La végétation est tout aussi diversifiée. Nous y trouvons des plantes aquatiques diverses, de la lande dans les marais où les tourbières sont répertoriées. D’ailleurs l’une d’elle, La tourbière de la Grande Pile, est un site de référence internationale pour l'interprétation et l'étude des paléoclimats et de la végétation du Quaternaire. Elle présente une tourbière de haut-marais, des radeaux flottants avec le cortège habituel de plantes boréo-arctiques* (andromède, rossolis, ...). Cette tourbière, composée de milieux boisés et ouverts constitue un habitat favorable à une libellule d'intérêt communautaire, la leucorrhine à gros thorax. (source : FSD –Natura 2000). Les forêts sont également très présentes dans le secteur : aulnes glutineux (vernes), saules à oreillettes, bouleaux pubescents, hêtres, charmes, chênes sessiles, épicéas composent une forêt très hétéroclite.

     

    Les étangs alimentent deux rivières principales de la région : l’ognon et le breuchin dans lesquelles on trouve des chabots, des lamproies, l’omble commun  témoignant de la bonne qualité des eaux.

     

     

    Espace de randonnée à cheval, à vélo ou pédestre, le plateau des Mille Etangs est vulnérable,  victime de ces loisirs. En effet les passages répétés hors des sentiers balisés mettent à mal la végétation et dérange la faune. De même l’abandon de l’entretien et de l’exploitation de certains étangs  accélère une dégradation du biotope.

    Ce site exceptionnel est très fragile, il y a une forte interaction entre les divers éléments qui le compose : eaux, faune, flore et il suffit d’un rien pour mettre l’ensemble en danger.

     

    Pour les touristes souhaitant visiter cette région, sachez que nombre de musées, de magnifiques églises foisonnent tout le long de la route du plateau des Mille Etangs. De quoi agrémenter un séjour agréable, ludique et culturel.

     

    http://www.youtube.com/watch?v=JtHDb5-g0Ts

     

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