• Tous racistes ? Les biais implicites

     

    Notre cerveau fait parfois des associations inconscientes, qui peuvent nous conduire à nous faire manipuler, et qui révèlent aussi certains de nos biais profonds. C'est une forme de conditionnement dont nous ne nous rendons pas compte.

    Ainsi des tests  ont permis de découvrir à quel point nous pouvions être manipulé par ce genre de conditionnement mais ils permettent aussi de montrer à quel point les préjugés et les stéréotypes racistes sont intégrés en nous. 

    Le billet de blog qui accompagne la vidéo : https://sciencetonnante.wordpress.com...

     

    https://www.youtube.com/watch?v=850Zr6dzxYU

    Pin It

    1 commentaire
  • Le système est ce qui encadre notre vie quotidienne : la politique, l'économie, les médias, l'éducation, la santé et la justice. Or de plus en plus de personnes en ont marre, trouvent le système corrompu et décident de vivre hors du système.

    Mais qu'est-ce que c'est que vivre hors système ? Et est-ce possible ? En Belgique, où est tourné ce documentaire, 8000 personnes vivent hors système.

    Ces quelques cas nous montrent que c'est une bataille de tous les jours en raison de complications administratives.

    Vivre au fond des bois dans une yourte sur son propre terrain,  échapper au commerce en choisissant de ne commercer qu'avec des monnaies locales pour sortir du système économique étatique et faire travailler localement producteurs, artisans, commerçants..., créer des villages en transition, vivre autour de la récup., autant de tentatives de sortir d'un système dans lequel les gens ne trouvent plus leur bonheur, ni une raison d'y vivre.

    Mais est-ce vivre hors du système ou est-ce vivre autrement ? A chacun d'être juge. Ce qui est important à mon sens de retenir, c'est que de plus en plus de personne ne se reconnaissent plus dans cette vie que les Etats nous imposent, que ce soit en Belgique, en France ou ailleurs.

    Ces façons de vivre autrement sont un signal d'alerte. Aujourd'hui certains choisissent de vivre différemment dans la paix en ayant pour but un épanouissement personnel. Peut être demain, d'autres choisiront la voie de la violence pour sortir de cette façon de vie imposée qui ne satisfait qu'une élite, celle de la richesse et du pouvoir. 

    Une réflexion personnelle concernant cette idée répandue que ce sont des profiteurs parce qu'ils profitent d'aide. Qui sont les profiteurs au fond sinon ceux qui vivent à nos dépens en nous exploitant pour s'enrichir, en volant les matières premières de pays en voie de développement toujours dans le même but d'enrichissement, en pratiquant la corruption y compris dans les plus hautes instances gouvernementales ? Lorsque les plus riches exportent leurs capitaux, refusent de payer les impôts alors que les simples travailleurs sont obligés de les payer, n'est ce pas le principe même des profiteurs ? Et lorsque nous achetons bon marché des articles fabriqués par des populations exploités, ne sommes-nous pas aussi des profiteurs ?

     

     

    https://www.youtube.com/watch?v=jnJO2Ud7iSE

     

     

    Peut-on vivre hors système ?

     

    Pin It

    1 commentaire
  • La constante macabre - Franck Lepage

     

    « Le rôle d’un enseignant est de fabriquer 3 tiers dans une classe : des bons, des moyens et des mauvais. Et que quelques soient les élèves qu’on lui donne, il va faire ça.

    Autrement dit, son rôle c’est de fabriquer de la hiérarchie. Alors qu’il dit, et qu’on l’oblige à dire qu’il fabrique de l’égalité.

    Un prof qui ne donnerait que des bonnes notes à ses élèves serait immédiatement considéré comme un mauvais prof…

    Les profs sont dans un système   qui va leur demander de fabriquer de la hiérarchie. Et pour cela ils vont utiliser des méthodes d’évaluation, des exercices bourrés de piège… soit des questions sur quelque chose qui n’a pas été vu en cours mais qu’on devrait être capable de déduire si on a compris ce qui a été vu en cours. C’est hyper vicieux.»  C’est cela la constante macabre

    L’école reproduit les hiérarchies sociales, c’est une école de l’inégalité. Et le système des notations est une manifestation de cette inégalité.

    Un extrait de la conférence : « l’inculture » de Franck Lepage.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=ZJEYOKycooY 

    Pin It

    2 commentaires
  • Speak white, par Michèle Lalonde.

     

     

    Speak white

    il est si beau de vous entendre

    parler de Paradise Lost

    ou du profil gracieux et anonyme qui tremble

    dans les sonnets de Shakespeare

    nous sommes un peuple inculte et bègue

    mais ne sommes pas sourds au génie d’une langue

    parlez avec l’accent de Milton et Byron et Shelley et Keats

    speak white

    et pardonnez-nous de n’avoir pour réponse

    que les chants rauques de nos ancêtres

    et le chagrin de Nelligan

     

    speak white

    parlez de choses et d’autres

    parlez-nous de la Grande Charte

    ou du monument à Lincoln

    du charme gris de la Tamise

    De l’eau rose de la Potomac

    parlez-nous de vos traditions

    nous sommes un peuple peu brillant

    mais fort capable d’apprécier

    toute l’importance des crumpets

    ou du Boston Tea Party

    mais quand vous really speak white

    quand vous get down to brass tacks

    pour parler du gracious living

    et parler du standard de vie

    et de la Grande Société

    un peu plus fort alors speak white

    haussez vos voix de contremaîtres

    nous sommes un peu durs d’oreille

    nous vivons trop près des machines

    et n’entendons que notre souffle au-dessus des outils

     

    speak white and loud

    qu’on vous entende

    de Saint-Henri à Saint-Domingue

    oui quelle admirable langue

    pour embaucher

    donner des ordres

    fixer l’heure de la mort à l’ouvrage

    et de la pause qui rafraîchit

    et ravigote le dollar

     

    speak white

    tell us that God is a great big shot

    and that we’re paid to trust him

    speak white

    parlez-nous production profits et pourcentages

     

    speak white

    c’est une langue riche

    pour acheter

    mais pour se vendre

    mais pour se vendre à perte d’âme

    mais pour se vendre

    ah! speak white

    big deal

    mais pour vous dire

    l’éternité d’un jour de grève

    pour raconter

    l’histoire de peuple-concierge

    mais pour rentrer chez-nous le soir

    à l’heure où le soleil s’en vient crever au dessus des ruelles

    mais pour vous dire oui que le soleil se couche oui

    chaque jour de nos vies à l’est de vos empires

    rien ne vaut une langue à jurons

    notre parlure pas très propre

    tachée de cambouis et d’huile

     

    speak white

    soyez à l’aise dans vos mots

    nous sommes un peuple rancunier

    mais ne reprochons à personne

    d’avoir le monopole

    de la correction de langage

    dans la langue douce de Shakespeare

    avec l’accent de Longfellow

    parlez un français pur et atrocement blanc

    comme au Vietnam au Congo

    parlez un allemand impeccable

    une étoile jaune entre les dents

    parlez russe parlez rappel à l’ordre parlez répression

     

    speak white

    c’est une langue universelle

    nous sommes nés pour la comprendre

    avec ses mots lacrymogènes

    avec ses mots matraques

    speak white

    tell us again about Freedom and Democracy

    nous savons que liberté est un mot noir

    comme la misère est nègre

    et comme le sang se mêle à la poussière des rues d’Alger ou de Little Rock

     

    speak white

    de Westminster à Washington relayez-vous

    speak white comme à Wall Street

    white comme à Watts

    be civilized

    et comprenez notre parler de circonstance

    quand vous nous demandez poliment

    how do you do

    et nous entendez vous répondre

    we’re doing all right

    we’re doing fine

    We are not alone

    nous savons

    que nous ne sommes pas seuls.

     

    Speak white (en français : « Parlez blanc ») est une injure proférée aux Canadiens français par les Canadiens anglais lorsqu'ils parlaient français en public. Cette expression péjorative est rarement utilisée de nos jours. L'invective a également inspiré un poème écrit par Michèle Lalonde en 1968 et un film réalisé par Pierre Falardeau et Julien Poulin en 1980.

    On y entend Marie Eykel déclamer le poème. Ce film dénonce par des photos chocs l'impérialisme économique et culturel ainsi que le colonialisme des classes dominantes.

     

    https://youtu.be/JyOzGdDN-sw 

     

     

     

     

    Une seconde version métal déclamer par l’écrivain et cinéaste Pierre Falardeau

     

    https://www.youtube.com/watch?v=lNg5UP3alus 

    Pin It

    votre commentaire
  • Des obéissances civiles

     

    Nous vivons au cœur d’une société aberrante, inhumaine, indifférente où seul compte les intérêts de quelques-uns. Quid du facteur humain, quid de la nature, quid de la biodiversité. Non il n’y a que commerce, économie, enrichissement personnel qui compte et tout ça soutenu par la politique de tous les états du monde ou presque. Nous voyons au quotidien les dérives de la mondialisation.

    Quel moyen avons-nous pour lutter contre ça ? Que pouvons-nous faire concrètement pour inverser le courant qui nous entraîne vers le mur ?

    Outre le fait que nous devons dénoncer ces situations désastreuses par tous les moyens mis à notre disposition : intégrer des associations, participer à des manifestations, signer des pétitions, il reste un moyen d’action et d’expression essentiel : la désobéissance civile.

    En quoi consiste-t ’elle ?

    Voici la définition qu’a donné le juriste québécois Yves de Montigny : « On qualifie généralement de désobéissance civile tout acte de défi à la loi ou, pour être plus précis, toute transgression d’un texte législatif ou réglementaire basée sur des motifs moraux, religieux, politiques ou philosophiques. »

    C’est un moyen d’action qui nous permet, au nom de l’égalité, de la justice, de l’écologie, de faire pression en désobéissant aux lois complices, aux directives par des actions non-violentes, pacifistes et collectives en vue d’améliorer la loi et en ayant le souci de la paix, de la justice, de l’égalité et de l’humanité. C’est une forme de contestation active, un moyen d’exprimer notre opposition à une situation dangereuse, injuste, répressive.

    Les exemples de désobéissance civile sont de plus en plus nombreux : les lanceurs d’alertes, les faucheurs d’OGM, le boycott commercial des marques dont les actes sociaux, économiques, écologiques sont inadmissibles, les personnes qui soutiennent les migrants, qui luttent contre les expulsions inhumaines…

    N’oublions pas parmi d’autres ces deux grands héros de la désobéissance civile : Gandhi qui a offert à l’Inde son indépendance par son action et Martin Luther King qui a ouvert la voie de l’égalité pour les noirs d’Amérique.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=QTZJ3t-XA8c&feature=youtu.be

    Pin It

    3 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique