• Scolariser le monde

     

    Aujourd’hui nous avons tous l’intime conviction que l’éducation est une nécessité. Mais si on regarde en arrière, on découvre que l’éducation était le moyen le plus sûr de casser les traditions, de détruire les cultures et ainsi d’écraser, de contrôler des populations entières… et de les convertir.

    Pour les plus anciens, l’éducation amène une perte des valeurs de gentillesse, de compassion, d’entraide. L’éducation à l’occidentale ne prône plus que les valeurs matérielles, la réussite. Le seul but est d’obtenir un emploi et de devenir des consommateurs. L’éducation à l’occidentale est une monoculture qui ne tient pas compte des spiritualités, des cultures locales, des sociétés traditionnelles. Partout on enseigne la même chose, de la même façon tendant au même but.  

    On fait miroiter aux populations autochtones une vie meilleure pour leurs enfants, une vie aisée, facile. Mais c’est un mensonge. Il n’y a plus d’emploi. On coupe les gens de ce qu’ils ont toujours connu, d’une vie solidaire, sociale pour un rêve hypothétique qui ne se réalisera pas. La majorité finira dans la pauvreté, l’indigence et coupée de ses racines dans le doute.  

    Ces enfants vont oublier le nom et l’utilisation des plantes, le nom et le cri des oiseaux, le rythme de la nature. Ils n’apprendront plus à se débrouiller dans la nature, à reconnaitre ce qui est comestible de ce qui ne l’est pas, à connaitre la nature de leur sol, la façon dont fonctionne l’écosystème de chez eux pour apprendre des choses qui sont importantes pour notre société mais qui n’ont aucun intérêt à la leur. De plus ces enfants qui ont l’habitude de vivre en extérieur, vont se retrouver confinés en intérieur. Imaginons combien ça doit être contraignant et contraire à un bon développement. 

    Les scientifiques disent aujourd’hui que vivre déconnecté de la nature amène des angoisses, des dépressions et c’est ce que l’éducation moderne a fait endurer à des millions d’enfants vivant en plein air mais aussi aux enfants de nos sociétés occidentales.

    On ne développe plus les sens des enfants, le sens de l’observation, puis de la pratique ce qui les rendaient attentifs. On les confine dans une salle avec de la théorie. Comment peuvent-ils être attentifs ? On leur demande de se concentrer sur de l’abstractif.  

    Il est intéressant aussi de réfléchir au fait que l’éducation est imposée et contrôlée par les gouvernements. Une élite qui fait enseigner au peuple la façon de servir leurs intérêts et satisfaire leurs besoins.

    « Une éducation d’Etat n’est qu’un simple stratagème pour formater les gens exactement sur le même modèle. Et comme ce moule qui sert à les façonner est celui souhaité par le pouvoir dominant du gouvernement, l’esprit en vient à se soumettre à un despotisme, ce qui conduit naturellement à la soumission des corps. » John Stuart Mill « De la liberté ». 

    Selon Vandana Shiva « Je pense que l’évolution de l’éducation occidentale au cours de ces derniers siècles – et tout spécialement avec l’arrivée de l’industrialisation – a été fondé sur l’objectif non pas de créer des êtres humains totalement équipés pour faire face à la vie et à tous ses problèmes, ni des citoyens indépendants capables de mettre en œuvre leurs décisions et assumer leurs responsabilités dans la communauté. Mais bien de créer des éléments susceptibles d’entrer dans le système de production industrielle. Des produits munis de savoirs partiels. Nous avons d’abord glissé de la sagesse vers les savoirs, et maintenant nous sommes en train de dériver des savoirs vers l’information. Et cette information est si partielle que nous sommes en train de créer des êtres humains incomplets » 

    « 99 % de toutes les activités qui relèvent de l’éducation viennent de ce programme d’action spécifique issu de l’expansion coloniale européenne autour du monde. Et aujourd’hui dans différents pays du « Tiers-monde » le programme de base est toujours le même : à savoir pousser les gens dans la dépendance à une économie moderne centralisée, les éloigner de leur indépendance, de leur propre culture et de leur estime de soi. »  

    On promet aux familles des familles du Tiers-monde que les enfants éduqués auront un bon travail d’ingénieur ou de médecin. Or seul 10% y parviendront. Les 90% restants trouveront au mieux une place de serveur ou de mécanicien. Quant aux autres ils agrandiront  la masse de population pauvre. Par l’éducation on dit qu’on veut éradiquer la pauvreté mais il n’y a pas  de pauvreté plus grande que dans le monde moderne où les bidonvilles se multiplient. Une pauvreté et une misère que vous ne trouvez pas dans les villages reculés n’ayant pas encore été pollués par notre système. 

    Et bien qu’ayant conscience de cela, un programme mondial « éducation pour tous » est lancé avec le soutien de banques, d’hommes d’affaires et d’états.

    Mais qui tire réellement profit de ce que tous les enfants de la planète soient éduqués de la même façon ? 

    Un documentaire troublant qui remet complètement en question mes certitudes quant à l’éducation. 

     

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=155&v=D8YCBs8HbR8  

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    Les années 1990, puis les années 2000, ont sonné le glas des libertés les plus élémentaires de l'individu et les précipitent avec rage dans trou profond, aussitôt creusé aussitôt rebouché, afin que nous les oublions et nous imaginions pouvoir vivre sans elles.

    Mais nos années 1960, 70 et 80 furent si belles qu'elles nous hantent douloureusement chaque jour de cette médiocre époque que nous vivons.

    "Les Autrefois", ou notre enfance (qui n'est pas si loin...)

    Enfants, nous allions en voiture sans ceinture de sécurité ni airbag. Voyager à l'arrière d'une camionette ou sur le plateau d'un camion vide était une promenade merveilleuse.

    Lorsque nous partions à vélo, nous n'avions ni casque, ni protection. Nos parents ne portaient pas plainte parce qu'il y avait un trou dans le goudron qui nous avait fait tomber. Notre papa ou notre maman badigeonait de mercurochrome nos genoux couronnés en riant et nous en riions aussi.

    Nous buvions l'eau du robinet du jardin, ou bien là où nous en trouvions, jusqu'à ce que l'on ait plus soif. On n'était pas obligé d'emporter des bouteilles d'eau minérale.

    Nous mettions des journées entières à nous fabriquer des "voitures" avec des caisses, des planches, des tuyaux qui ne respectaient pas les normes AFNOR ou CEE. Que de jeux, que de plaisirs ! Après quelques chocs, nous avions appris à régler le problème. Nous nous laissions tomber contre un arbre ou par terre. Personne ne faisait intervenir le SAMU à chaque chute. Nous étions libres et débrouillards.

    Nous sortions seuls jouer avec nos amis. Nous rentrions comme nous l'avions promis pour l'heure du repas.

    Nous allions à l'école pour travailler et pour apprendre et non pas pour "développer notre potentiel de créativité". Nous savions lire, écrire et compter dès l'âge de trois ou quatre ans. Nous aimions nos maîtres et nos maîtresses. Lorsque nous ne travaiillons pas, l'instituteur qui n'était pas un "professeur des écoles", nous donnait des punitions ou des coups de règles sur les doigts. Nos parents n'allaient pas porter plainte. Nous savions que nous le méritions.

    Certains n'étaient pas très bons à l'école ; ils devaient simplement redoubler l'année si ils ne réussissaient pas. Personne n'allait chez un psychologue ou un "psychopédagogue". On redoublait et on avait une deuxième chance. Ceux qui ne voulaient pas faire d'études ne restaient pas à traîner dans les rues ou dans les cours d'immeubles, ils allaient en apprentissage ; ce n'était pas une sanction, mais l'assurance d'un métier bien appris et d'un vrai avenir.

    Nous n'avions pas de téléphones portables. Nous écrivions des lettres et des cartes postales.

    Nous jouions aux gendarmes et aux voleurs, nous faisions claquer des pétards. Personne ne faisait brûler des voitures.

    Nous nous coupions, nous faisions des bleus, des ecchymoses, on se cassait un bras ou une jambe. Personne ne portait plainte pour ces petits accidents. Personne n'était coupable, nous apprenions la vie.

    Nous partagions un soda à quatre ou cinq, nous buvions tous à la même bouteille. Personne n'est mort pour ça.

    Nous n'avions pas de PLAYSATION, MP3, MP4, X BOX, jeux vidéos, ni cent chaînes de télévision, antennes satellites, ordinateurs..., par contre nous avions de VRAIS AMIS.

    Quand on avait envie et si nos parents étaient d'accord, nous sortions et nous allions tout simplement chez nos copains jouer avec eux. On ne s'envoyait pas de SMS ou de WIZZ sur MSN.

    Nos amis s'appelaient Jacques, Pierre, Edouard, Sylvie, Christine et non labelle75, bossdu69 ou sluppXX.

    Nous jouions avec des bâtons, de la ficelle, des ballons, des billes, à cache-cache, aux cow-boys et aux indiens ou aux petites voitures et non aux SIM'S ou a SECOND LIFE.

    Nous passions des soirées entières à écouter nos parents ou nos grands-parents nous raconter des histoires de leur enfance ou des contes qui nous faisaient hurler de rire ou alors très peur. Personne n'a jamais été "traumatisé" pour ça.

    On nous a laissé faire l'expérience des succès et des échecs, des responsabilités et nous avons appris à nous débrouiller dans la confiance. Nous étions LIBRES.

    Source : le journal d’Ursus :

    http://journaldursus.canalblog.com/archives/2009/02/15/12546904.html

     

    Les Autrefois

     

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  • Pour apprendre à tout âge, que faut-il ?

    Pour en savoir plus sur ce thème, découvrir les pédagogies et les approches d’apprentissage et d’éducation concernant les différents âges de la vie, un colloque vous est proposé  à l’Université de Haute-Alsace de Mulhouse du 24 au 26 avril prochain.

    Du très jeune enfant aux personnes âgées, le besoin de savoir est omniprésent chez tous. Découvrir, comprendre, apprendre si le but est le même, le chemin pour y accéder est différent selon l’âge, la personne. Le colloque vous permettra d’aborder ses différentes formes éducatives pour un meilleur apprentissage. Il vous y sera proposé plusieurs axes de réflexions : dimension personnelle, relationnelle  et sociale.

    Pour découvrir le programme du colloque et la découverte des différents ateliers :

    http://colloquepedagogiesdifferentes.over-blog.com/

     

      


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  • Michèle Sanchez
     

     

    Lorsque pour parler d’élèves en difficultés, on entend des qualificatifs tels que : zappeurs, consommateurs, perturbateurs, fumistes, présent-absents, décrocheurs, « élèves qui n’ont pas leur place…, comment ne pas reconnaître qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans l’accompagnement de ces jeunes. Il y a une incompréhension entre le monde de l’école et ces élèves. Si on les amène à réfléchir sur le sens de leur présence à l’Ecole, ils finissent par exprimer ce mal être et dans l’expression, leur regard évolue. Il s’agit de leur apporter aide, écoute, accompagnement, bien sûr mais aussi leur offrir un contexte stimulant pour les aider à retrouver l’estime de soi afin d’améliorer leurs rapports avec l’enseignement, l’apprentissage.

    Mais avant tout cela, encore faut-il les entendre et pour cela encore faut-il les écouter.

    Les élèves ont été réduits au silence. Dans cet ouvrage : « Il s’agit de « rendre » aux élèves une parole qui leur a été confisquée (…) par l’institution pour être soumise à l’autorité de « la voix de son maître » ».

    Les auteurs ont écrit ce livre pour accompagner les enseignants. Or j’ai trouvé que cet ouvrage pouvait aussi apporter de nombreuses réponses aux parents d’enfants en difficultés. L’écriture n’est en rien académique donc facilement accessible pour chacun de nous.

    Lorsque nos enfants rejettent le système scolaire, lorsqu’ils entrent dans le schéma menant à l’exclusion, c’est l’affaire de tous : parents et enseignants. C’est par la concertation respectueuse entre les deux que nous pourrons aider ces enfants.

    L’échec scolaire peut concerner tous les milieux sociaux. Il a des causes multiples et aider les élèves à mettre des mots sur leurs maux, les amènent à comprendre eux-mêmes leur mal-être dans le système scolaire. Ensuite s’agit-il de leur donner les armes pour faire face et de les inciter à se responsabiliser.

    C’est aussi un travail sur l’enseignant qui devrait pouvoir redonner un rôle d’interlocuteur à l’élève afin de l’aider à s’exprimer et à retrouver sa place au sein du système éducatif.

    Aujourd’hui je crois que l’on peut affirmer que si les élèves ne trouvent plus leur place à l'école, bon nombre d'enseignants n'y trouvent plus la leur non plus. On va quand même vers un sacré constat d'échec.

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    Rendre la parole aux élèves - Clés pour accompagner sur les voies de la réussite,

    par Michèle Sanchez et Jean-Pierre Bourreau. Préface de Françoise Clerc.

    Éditions Chronique Sociale

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    COP in MyCity est un projet qui veut inciter les jeunes à prendre conscience des changements climatiques et à  tenter de faire bouger les choses pour lutter contre ces changements. Formations,  informations, éducation, actions diverses ponctuent ce projet. L’objectif en plus de la compréhension personnelle, est de faire boule de neige pour que chacun puisse à son tour transmettre des informations sérieuses et fiables afin qu’un maximum de personnes apprennent, soient sensibiliser  et enfin se sentent concernées eux aussi. Un seul postulat : chaque acte aussi infime puisse-t-il être, est essentiel. C’est en unissant les efforts que nous pourrons peser sur les décisions prises en « haut lieu », mais ce sont aussi les actions individuelles puis de groupes qui auront un impact sur l’avenir. COP in MyCity est un réseau solidaire qui permet aussi de coordonner les différents mouvements ayant le même objectif. Un seul mot d’ordre : se mobiliser pour lutter contre le changement climatique.

     

    http://vimeo.com/96314559

    Rejoignez COP in MyCity (ST Fr) from Videaux on Vimeo.

     

    Pour vous jeunes qui voudriez rejoindre ce projet, c’est ici que cela se passe : http://copinmycity.weebly.com/join-us.html


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