• Les Chartreux "Au-delà du silence"

     

     

    Au cœur du monastère de la Grande Chartreuse, les moines nous ouvrent leur cellule, nous racontent les choix qu’ils ont faits, leur condition de vie. C’est la première fois qu’une caméra entre au sein du monastère au milieu du silence, de la contemplation, de la prière.

    Selon les règles de St Bruno, les moines ne parlent pas, pas même entre eux à part pendant la sortie hebdomadaire. Le silence rythmé par la prière toutes les 4 heures, le travail. Une vie d’austérité.

    Fondé en 1084 par saint Bruno, au cœur du massif de la Grande Chartreuse, la communauté cartusienne vit depuis cachée du monde en se consacrant à Dieu dans la prière et en favorisant le silence intérieur s’ouvrant au Seigneur. Le moine ne sort que pour la promenade communautaire et ne reçoit ses plus proches parents que 2 fois par an.

     

    Les Chartreux "Au-delà du silence"

     

    Le documentaire nous parlera aussi bien sûr de la Chartreuse, l’Elixir de longue vie, cette liqueur composée de 130 plantes.

    En ces temps où la vie spirituelle est effacée au profit d’une vie où tout s’agite, cela fait du bien de savoir que quelque part, il y a des gens qui prient pour nous, pour l’humanité. Certains chercheurs de vie laïcs sont attirés par cette vie de solitude et de prière dans le dépouillement. Les Pères Chartreux les accueillent afin qu’ils partagent leur vie pendant un certain temps. Chaque année 120 personnes font une halte plus ou moins longtemps au monastère.

    « Même si le monde tourne, la croix demeure » est la devise des pères chartreux.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=90w_LQg0Kik

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  • Les grands mystiques : Charles de Foucault

     

    Né à Strasbourg le 15 septembre 1858, le petit Charles de Foucault perd ses parents alors qu’il n’a que 6 ans. Dès lors c’est son grand-père maternel qui va s’occuper de lui et de sa petite sœur Marie.

    En grandissant il s’éloigne de la religion. Dès qu’il obtient son baccalauréat, il se dirige vers la carrière militaire en intégrant l’école de St-Cyr. A partir de là, il jouit de la vie de façon dissolue. Reçu au terme de ses études, il entre à l’école de cavalerie de Saumur. C’est là que décède son grand père. L’héritage qui lui revient, lui offre une vie plus que confortable. Il dilapide ses revenus en organisant des soirées de plaisirs. Plus rien d’autre que lui ne l’intéresse à ce moment et il use et abuse de tous les excès.

     

    Les grands mystiques : Charles de Foucault

     

    A la fin de ses études il est nommé à Sétif en Algérie. Là encore sa vie dissolue lui porte tort. Il se heurte à ses supérieurs et se fait rayé des cadres de l’armée.

    Réintégré quelques mois plus tard, il reprend sa vie militaire. Mais l’Algérie l’a touché. Il aime de plus en plus ce pays, il s’intéresse à sa culture, apprend l’Arabe, étudie l’Islam.

    C’est à ce moment qu’un bouleversement se produit en lui. Il se rend compte de la futilité de sa vie jusqu’à présent, de sa vanité.

    Il démissionne de l’armée et entreprend de découvrir la civilisation arabe. Il décide d’affronter les interdits et entreprend de découvrir le Maroc fermé aux européens. Il revient au bout de 11 mois après avoir parcouru plus de 3000 km de ce pays si peu connu. Un voyage dont il ramènera une somme de connaissance ethnologique qu’il racontera dans un ouvrage : Reconnaissance au Maroc, publié en 1885.

    Mais c’est un homme différent qui revient à Paris. Dieu est à l’œuvre et Charles de Foucauld s’ouvre doucement à la pensée de son existence. « Mon Dieu, si Vous existez, faites que je Vous connaisse ! »

     

    Les grands mystiques : Charles de Foucault

     

    Guidé par l’Abbé Huvelin, vicaire de la paroisse saint Augustin, son cœur s’ouvre enfin à la Foi. C’est au cours d’un pèlerinage en Terre Sainte que sa vocation se fait jour, il entrera chez les moines trappistes. Après un passage au monastère de Notre Dame des Neiges, en Ardèche, il partira pour Akbès, en Syrie pendant 7 ans. Mais il ne trouve pas la sérénité dont il a besoin dans sa Foi, il part donc pour la Palestine où il vivra une vie d’ermite dans la pauvreté, l’abnégation et la pénitence. C’est là qu’il écrira ses plus belles méditations. C’est à son retour qu’il sera ordonné.

    Mais il veut vivre dans la simplicité et la pauvreté comme l’ont fait le Christ, St François d’Assise auprès des plus délaissés.

    Il part donc pour l’Algérie, s’installe à Béni-Abbès dans le Sahara. Il ne réussit pas à fonder une congrégation et décide donc de partir pour  Tamanrasset afin de vivre parmi les Touaregs du Hoggar, au cœur du désert. Il voulait être le serviteur, le frère de celui qui croiserait sa route. C’est ainsi qu’il a passé 12 années au sein des tribus nomades des Hommes Bleus devenant même une référence dans la connaissance de la culture touarègue. Menant auprès d’eux une vie faite d’humilité, de fraternité, il n’eut cesse de  les défendre contre les autorités coloniales.

    Charles de Foucauld mourra assassiné le 1er décembre 1916 à l’âge de 58 ans laissant un héritage spirituel immense. Sa ligne de vie était l’humilité, le service, l’abandon en Dieu. Il a voulu mener les hommes à la rencontre avec Dieu par l’exemple. Il aura vécu une vie faite de plusieurs vies : jouisseur, militaire, explorateur, religieux, scientifique mais sa plus belle vie a été d’être le serviteur du Seigneur.

     

    Les grands mystiques : Charles de Foucault

     

    Charles de Foucauld fut béatifié le 13 novembre 2005 par le Pape Jean-Paul II. Le film, à l'aide de témoignages passionnants, d'images d'archives et de belles séquences tournées sur le site du fortin de Tamanrasset, devant lequel il trouva la mort, retrace avec rigueur l'existence passionnée du marabout blanc et met l'accent sur son projet missionnaire. Il nous aide par ailleurs à mieux connaître son oeuvre et sa personnalité sous les divers aspects de sa vie : le militaire, l'explorateur, le religieux, le prêtre et le scientifique.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=sA7h6S6wl54 

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    Eric-Emmanuel a cité cette merveilleuse prière d’abandon de Charles Foucault dans son livre.

     

    Mon Père,

    Je m’abandonne à Toi,

    Fais de moi ce qu’il Te plaira.

    Quoi que Tu fasses de moi,

    Je Te remercie.

    Je suis prêt à tout, j’accepte tout,

    Pourvu que Ta volonté se fasse en moi, en toutes Tes créatures.

    Je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

    Je remets mon âme entre Tes mains.

    Je Te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je T’aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre Tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père.

     

    Mon Père, je m’abandonne à toi – Charles de Foucault

     

    Cette prière où Charles de Foucault remerciait Dieu, s’émerveillait de ses grâces, adorait avec humilité est devenue un très beau chant que voici

     

    https://www.youtube.com/watch?v=hIYB3TtZG78

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  • Joyeuses Pâques à tous.

     

    "Le Christ ressuscité a besoin de notre regard de tendresse et de miséricorde pour aborder chaque être. Plonger dans ce que chaque personne a de meilleur, c'est recevoir une parcelle de la lumière du Ressuscité."

     Père Guy Gilbert

    Joyeuses fêtes de Pâques à tous !

     

    https://www.youtube.com/watch?v=P-1k6geIemE

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  • Méditation du samedi saint  de Bernard Paillot

     

    À première vue, parmi tous les jours de la semaine sainte et tous les événements qui sont survenus à Jésus et à son entourage, Il semble que le samedi saint soit le jour où il ne se passe rien. Rien de rien !

    Et pourtant, ce « vide » du samedi saint est vécu un jour ou l’autre et de diverses façons par tous les hommes et les femmes, croyants ou non.

    En effet, tout homme un jour ou l’autre, fait l’expérience du désarroi qui fait suite à un événement qui bouleverse la vie : un accident, l’annonce d’une maladie grave, la mort d’un être aimé, une catastrophe ou la guerre

     

    Comme le samedi saint, c’est le jour du silence, du vide, de la stupeur, de l’absence de tout repère. C’est le jour où, après avoir été assommé, choqué, écrasé, on accuse le coup.

    Stupéfaction ; tous ce que l’on faisait, tout ce que l’on croyait, tous ce que l’on espérait est remis en cause.

     

    Les sécurités ont sauté. C’est le jour où l’on touche ses limites sa fragilité sa vulnérabilité

    C’est le jour du désespoir où l’horizon est bouché et l’on ne voit plus d’avenir

    C’est bien sur le jour et le temps du deuil.

    C’est le jour ou la vie s’arrête, le jour où l’on est perdu, déboussolé, paralysé, anéanti, comme les disciples sur le chemin d’Emmaüs

    Pour le croyant c’est le jour où, dans sa détresse, il crie vers Dieu : prends pitié de moi, Seigneur ! Viens à mon aide !

     

    Mais Dieu se tait : le samedi saint, c’est le jour du silence de Dieu ; c’est ce qu’expriment, à leur façon, les cloches qui ne sonnent plus au clocher des églises

    Dieu ne répond pas et on ne peut que crier : « mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

    Le chrétien, lui, a commémoré toute la semaine la passion de Jésus

     

    Jésus lui-même n’a-t- il pas connu, de son vivant parmi nous, l’échec de sa mission ! Mais oui : les disciples n’ont rien compris, ils l’ont abandonné et Pierre l’a renié.

    Jésus a été abusivement condamné, battu, outragé, humilié, avant de subir une mort affreuse et infamante.

    Mais pour le chrétien, le samedi saint est aussi le jour de l’attente, de la persévérance et de l’espérance en dépit de tout, de la confiance qui fais dire : « tu es mon Dieu ; je n’ai pas d’autre bonheur que toi. »

    C’est le jour de l’attente ; c’est la nuit du guetteur. Et, au milieu de la nuit, soudain un cri se fait entendre « voici l’époux qui vient ; allons à sa rencontre »

    Cette rencontre est celle de Jésus ressuscité, le Christ, Fils de Dieu, Dieu lui-même. Il est le vivant depuis toujours et pour toujours ; vivant par sa parole par son eucharistie ; vivant au milieu de nous, en nous.

    Le samedi saint nous apprend à être attentifs « comme le veilleur attend l’aurore », car Dieu est discret, sa présence demande à être reconnue.

    Source : http://www.paroissepb.org/Meditation-du-samedi-saint.html

     

    1- Comme l'argile se laisse faire

    entre les mains agiles du potier,

    Ainsi mon âme se laisse faire,

    ainsi mon cœur te cherche, toi mon Dieu.

     

    Je viens vers toi, Jésus, (bis)

    Je viens vers toi, Jésus. (bis)

     

    2 - Comme une terre qui est aride,

    ainsi mon cœur désire ton eau vive.

    Tu es la source qui désaltère :

    qui croit en toi n'aura plus jamais soif.

     

    3 - Comme un veilleur attend l'aurore

    ainsi mon âme espère en ta Parole.

    Car ta Parole est une lampe,

    une lumière allumée sur mes pas.

    https://www.youtube.com/watch?v=SxxXK05hjXA

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