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    Eric-Emmanuel a cité cette merveilleuse prière d’abandon de Charles Foucault dans son livre.

     

    Mon Père,

    Je m’abandonne à Toi,

    Fais de moi ce qu’il Te plaira.

    Quoi que Tu fasses de moi,

    Je Te remercie.

    Je suis prêt à tout, j’accepte tout,

    Pourvu que Ta volonté se fasse en moi, en toutes Tes créatures.

    Je ne désire rien d’autre, mon Dieu.

    Je remets mon âme entre Tes mains.

    Je Te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je T’aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre Tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père.

     

    Mon Père, je m’abandonne à toi – Charles de Foucault

     

    Cette prière où Charles de Foucault remerciait Dieu, s’émerveillait de ses grâces, adorait avec humilité est devenue un très beau chant que voici

     

    https://www.youtube.com/watch?v=hIYB3TtZG78

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  • Joyeuses Pâques à tous.

     

    "Le Christ ressuscité a besoin de notre regard de tendresse et de miséricorde pour aborder chaque être. Plonger dans ce que chaque personne a de meilleur, c'est recevoir une parcelle de la lumière du Ressuscité."

     Père Guy Gilbert

    Joyeuses fêtes de Pâques à tous !

     

    https://www.youtube.com/watch?v=P-1k6geIemE

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  • Méditation du samedi saint  de Bernard Paillot

     

    À première vue, parmi tous les jours de la semaine sainte et tous les événements qui sont survenus à Jésus et à son entourage, Il semble que le samedi saint soit le jour où il ne se passe rien. Rien de rien !

    Et pourtant, ce « vide » du samedi saint est vécu un jour ou l’autre et de diverses façons par tous les hommes et les femmes, croyants ou non.

    En effet, tout homme un jour ou l’autre, fait l’expérience du désarroi qui fait suite à un événement qui bouleverse la vie : un accident, l’annonce d’une maladie grave, la mort d’un être aimé, une catastrophe ou la guerre

     

    Comme le samedi saint, c’est le jour du silence, du vide, de la stupeur, de l’absence de tout repère. C’est le jour où, après avoir été assommé, choqué, écrasé, on accuse le coup.

    Stupéfaction ; tous ce que l’on faisait, tout ce que l’on croyait, tous ce que l’on espérait est remis en cause.

     

    Les sécurités ont sauté. C’est le jour où l’on touche ses limites sa fragilité sa vulnérabilité

    C’est le jour du désespoir où l’horizon est bouché et l’on ne voit plus d’avenir

    C’est bien sur le jour et le temps du deuil.

    C’est le jour ou la vie s’arrête, le jour où l’on est perdu, déboussolé, paralysé, anéanti, comme les disciples sur le chemin d’Emmaüs

    Pour le croyant c’est le jour où, dans sa détresse, il crie vers Dieu : prends pitié de moi, Seigneur ! Viens à mon aide !

     

    Mais Dieu se tait : le samedi saint, c’est le jour du silence de Dieu ; c’est ce qu’expriment, à leur façon, les cloches qui ne sonnent plus au clocher des églises

    Dieu ne répond pas et on ne peut que crier : « mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

    Le chrétien, lui, a commémoré toute la semaine la passion de Jésus

     

    Jésus lui-même n’a-t- il pas connu, de son vivant parmi nous, l’échec de sa mission ! Mais oui : les disciples n’ont rien compris, ils l’ont abandonné et Pierre l’a renié.

    Jésus a été abusivement condamné, battu, outragé, humilié, avant de subir une mort affreuse et infamante.

    Mais pour le chrétien, le samedi saint est aussi le jour de l’attente, de la persévérance et de l’espérance en dépit de tout, de la confiance qui fais dire : « tu es mon Dieu ; je n’ai pas d’autre bonheur que toi. »

    C’est le jour de l’attente ; c’est la nuit du guetteur. Et, au milieu de la nuit, soudain un cri se fait entendre « voici l’époux qui vient ; allons à sa rencontre »

    Cette rencontre est celle de Jésus ressuscité, le Christ, Fils de Dieu, Dieu lui-même. Il est le vivant depuis toujours et pour toujours ; vivant par sa parole par son eucharistie ; vivant au milieu de nous, en nous.

    Le samedi saint nous apprend à être attentifs « comme le veilleur attend l’aurore », car Dieu est discret, sa présence demande à être reconnue.

    Source : http://www.paroissepb.org/Meditation-du-samedi-saint.html

     

    1- Comme l'argile se laisse faire

    entre les mains agiles du potier,

    Ainsi mon âme se laisse faire,

    ainsi mon cœur te cherche, toi mon Dieu.

     

    Je viens vers toi, Jésus, (bis)

    Je viens vers toi, Jésus. (bis)

     

    2 - Comme une terre qui est aride,

    ainsi mon cœur désire ton eau vive.

    Tu es la source qui désaltère :

    qui croit en toi n'aura plus jamais soif.

     

    3 - Comme un veilleur attend l'aurore

    ainsi mon âme espère en ta Parole.

    Car ta Parole est une lampe,

    une lumière allumée sur mes pas.

    https://www.youtube.com/watch?v=SxxXK05hjXA

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  • Mystère du Calvaire – Vendredi Saint

     

    Jour solennel entre tous pour les chrétiens où nous célébrons la Passion du Christ. Cet extrait de la passion selon St Matthieu de Bach, nous emmène sur le chemin de la célébration.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=JQqnkpyRBxk 

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    Méditation du Jeudi-Saint : le sens du lavement des pieds par Jésus

     

    Extraits d’une méditation que Jean Vanier, fondateur des communautés de l’Arche et de Foi et Lumière, a prononcée le 30 juillet 1998 sur le geste du lavement des pieds que les chrétiens commémorent le Jeudi Saint.

    Source : https://fr.zenit.org/articles/le-sens-du-lavement-des-pieds-par-jean-vanier/

    Au cours du dernier repas avec ses disciples, Jésus se met à leur laver les pieds. Pierre le regarde, commente Jean Vanier : « Toi, me laver les pieds ? Pierre a un sens de la hiérarchie. Il y a des gens en haut et des gens en bas. (…) Il a un sens de ce que sont nos sociétés : la vision d’une pyramide. Quelques personnes en haut et une foule immense en bas. Ceux qui sont en bas sont ceux qui sont inutiles, les personnes avec des handicaps, les malades mentaux peut-être, les chômeurs, les immigrés ». Jean Vanier explique que Pierre ne veut pas se laisser laver les pieds car « ce n’est pas dans l’ordre des choses – Ce n’est pas dans notre culture ». « L’attitude de Pierre est une réaction normale et naturelle », précise-t-il.

    « Ce qui est plus surprenant, poursuit Jean Vanier, c’est la réaction de Jésus : ‘Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi. Le Royaume ne fera plus partie de ton héritage. Tu n’es plus mon disciple’ ». « Ce sont des paroles très fortes, commente le fondateur de l’Arche. Il est parfois difficile pour nous de les prendre au sérieux ».

    « Pierre panique, explique Jean Vanier. ‘Alors Seigneur, pas seulement les pieds mais aussi les mains et la tête’. (…) Jésus dit : ‘Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavés les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres’ ».

     

    « Pourquoi Jésus nous lave-t-il les pieds et pourquoi demande-t-il que nous nous lavions les pieds les uns aux autres ? » s’interroge Jean Vanier.

    Le fondateur de l’Arche distingue trois significations du lavement des pieds : un signe pour transmettre l’amour, un moyen pour enseigner le service de l’autorité, un moyen pour transformer la pyramide en un Corps.

     

    Méditation du Jeudi-Saint : le sens du lavement des pieds par Jésus

     

    Le lavement des pieds comme signe d’amour

    « Je crois que j’ai un peu découvert cela en vivant à l’Arche, raconte Jean Vanier. (…) Nous avions accueilli Eric qui avait vécu 12 ans dans un hôpital psychiatrique. Il était aveugle et sourd. Il ne pouvait pas marcher et ne pouvait pas manger seul. Il vivait avec une angoisse immense au-dedans de lui, et un grand désir de mourir. (…) Il vomissait tout ce qu’il mangeait. Il n’était qu’angoisse et douleur. (…) Notre mission à l’Arche était de l’aider à passer de l’envie de mourir à l’envie de vivre, d’un sentiment de n’être bon à rien à un sentiment d’avoir de la valeur et de l’importance, d’un sentiment de culpabilité à un sentiment de confiance. (…) On ne peut faire cela qu’à travers le pouvoir transformateur de l’amour ; l’amour qui nous révèle que nous sommes beaux ; l’amour qui comprend notre souffrance et nos besoins l’amour qui fait la fête; l’amour qui investit de puissance et nous appelle à être et à être nous-mêmes; et un amour qui pardonne ».

    « Mais comment pouvions-nous révéler cela à Eric ? poursuit Jean Vanier. Il était aveugle et sourd. Nous n’avions que nos mains pour communiquer ; ces mains incroyables que Jésus nous a données, les mains qui donnent la sécurité, la paix, qui manifestent l’amour, mais aussi des mains qui peuvent blesser, prendre, abuser. J’avais le privilège de donner son bain chaque matin à Eric, de tenir son petit corps nu dans mes bras. (…). A travers nos mains (pas seulement les miennes mais celles de toute notre communauté), nous lui avons fait comprendre qu’il était beau. Il faut toucher les gens avec un profond respect, avec tendresse. Nos mains, et pas seulement nos voix, peuvent transmettre l’amour de Jésus. Le Verbe s’est fait chair pour que notre chair devienne parole. Notre chair, par la puissance de l’Esprit Saint, peut révéler leur valeur aux personnes, peut leur révéler qu’elle sont chéries et aimées de Dieu ».

     

    « Quand il s’agenouille devant les pieds de ses disciples Jésus sait que le lendemain il sera mort », explique Jean Vanier. « Mais il veut avoir un moment avec chaque disciple. Pas seulement pour dire au revoir. (…) Il veut les toucher, toucher leurs pieds, toucher leurs corps, les toucher avec tendresse et amour. Il dit peut-être une parole à chacun, il les regarde dans les yeux. Il y a un moment de communion ».

     

    Pour Jean Vanier, le lavement des pieds et l’institution de l’Eucharistie sont intimement liés. « Nous sommes appelés à manger le Corps du Christ pour pouvoir nous laver les pieds les uns aux autres », explique-t-il.

     

    Le fondateur de l’Arche insiste sur ce moment particulier de Jésus avec ses disciples. « Jésus a dû toucher ces corps avec un immense respect, avec amour et tendresse, déclare-t-il. Il leur révélait, d’une façon spéciale, son amour pour eux. Mais il leur révélait aussi que chacun d’eux était beau, choisi, et aimé, pour continuer cette mission, qui est sa mission, d’annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, la liberté aux prisonniers, pour redonner la vue aux aveugles, la liberté aux opprimés, et pour annoncer une année de grâce et de pardon ».

    « Lorsque Jésus lave les pieds de ses disciples, il lave les pieds pour montrer que c’est leurs cœurs qu’il veut purifier. Jésus ne juge pas, il ne condamne pas ; il purifie. Il veut seulement que nous soyons un peuple de la résurrection – des personnes debout (…) qui croient au don de Jésus pour pouvoir apporter ce don à notre monde brisé ».

     

    Méditation du Jeudi-Saint : le sens du lavement des pieds par Jésus

     

    Le lavement des pieds pour enseigner le service de l’autorité

    « Mais Jésus est aussi là comme un serviteur, un esclave. Il est là pour nous (…). Il nous dit : ‘Je veux vous servir ; je veux vous investir d’un pouvoir. Vous allez recevoir l’Esprit Saint et vous devez continuer ce que j’ai fait. Vous devez être remplis de l’Esprit de Dieu, afin que vous puissiez aller jusqu’aux extrémités de la terre pour transmettre cet amour à tous les peuples de toutes les cultures’ », explique Jean Vanier.

    « Jésus sait que ce n’est pas facile d’exercer l’autorité, poursuit-il. (…) Jésus, à genoux à nos pieds, nous dit : ‘Je veux que tu exerces ton autorité dans l’amour. Comme un bon berger qui donne sa vie pour ses brebis. Exercer l’autorité avec tendresse et amour. Exercer l’autorité dans la vérité et dans un esprit de pardon’. (…) Jésus nous montre comment il veut que nous exercions l’autorité, non pas du haut d’un piédestal mais tout près des personnes. Il faut confirmer les personnes, (…) les aider à grandir dans la liberté et la vérité ».

     

    Méditation du Jeudi-Saint : le sens du lavement des pieds par Jésus

     

    Le lavement des pieds pour transformer la pyramide en un Corps

    « Nous savons ce qu’est la pyramide, déclare Jean Vanier. Quelques-uns ont le pouvoir, les privilèges et la richesse. Au bas de la pyramide, se trouve la masse immense des gens pauvres et brisés. Jésus a voulu transformer cela en un Corps. C’est pour cela que Paul, dans la première lettre aux Corinthiens parle de l’Eglise comme d’un Corps, dans lequel chaque personne est différente et chacun est important. (…) Les parties du corps qui sont les moins présentables, les plus faibles, sont nécessaires et doivent être honorées. (…) Jésus veut que nous découvrions l’Eglise comme un Corps où chacun est important, où la fonction de responsable est importante parce que le corps en a besoin. Mais nous sommes tous comme frères et sœurs dans le même Corps qui est inspiré, motivé et habité par l’Esprit Saint ».

     

    « Le lavement des pieds est symbolique, poursuit-il. C’est un geste qui parle de service, de communion, de pardon mutuel, de co-existence, d’unité. Mais Jésus insiste tellement sur le lavement des pieds, sur le fait de toucher le corps, que je crois que ce symbole est aussi un sacrement. C’est quelque chose de très spécial. Ce n’est pas seulement parler avec les personnes mais reconnaître que leur corps est le Temple de Dieu. Reconnaître que l’Esprit de Dieu vit en elles. Reconnaître que leur corps est précieux. Je crois que Jésus insiste sur le lavement des pieds parce que nos corps sont précieux, parce qu’ils sont Temples de l’Esprit ».

     

    « Nous sommes appelés à être en communion, à nous pardonner les uns les autres, à nous servir les uns les autres, et à découvrir que nous sommes appelés à marcher ensemble » affirme-t-il.

    « Nous sommes tous appelés à nous faire petits. Le chameau ne peut pas passer par le trou d’une aiguille. Mais nous qui avons de l’autorité ou du pouvoir, sommes d’une certaine manière appelés à être comme des petits enfants. Nous sommes appelés à nous servir dans la droiture et la vérité comme Jésus. Et si nous nous faisons petits, nous pourrons peut-être passer par le trou de l’aiguille », déclare-t-il.

     

    « Maintenant, c’est ce que nous allons faire, en signe de ce désir de suivre l’humble Jésus, le Jésus brisé, le Jésus en larmes, le Jésus qui se fit tout petit et s’humilia plus encore. D’une certaine manière nous voulons suivre Jésus sur ce chemin qui descend. C’est aussi le chemin par lequel nous nous élèverons avec lui pour être un signe de la résurrection dans notre monde », conclut Jean Vanier.

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