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    De plus en plus de personnes s’intéressent aux plantes sauvages comestibles. Il y a la pléthore de végétaux qui se mangent en salade (pissenlit, cardamine hirsute…) au risque d’attraper l’échinococcose mais il y a aussi des sauvages qui se cuisinent et c’est de certaines d’entre elles dont je vais vous parler. La liste des plantes qui se cuisinent est loin d’être exhaustives. Je ne vous partage que celle que je connais.

     

     

    La première et la plus connue : l’ortie (Urtica Dioica) .

     

    Les plantes sauvages dans la marmite

     

    L’ortie est la plante phare de la santé naturelle. Tout se mange chez elle : racine, feuilles, graines. C’est une véritable source de bienfaits. Riche en protéine, en flavonoïde, elle est un véritable concentré en vitamines (A, C et minéraux (calcium, potassium, silice, fer…). Quant à ses propriétés médicinales, elles sont énormes : diurétique, dépurative, antirhumatismale, anti-inflammatoire, antalgique, antimicrobienne, antiulcéreuse, antianémique, hépatoprotectrice, antioxydante, hypoglycémiante, antiallergique, immunostimulante, hypotensive, tonique, galactogène. Alors ne nous en privons pas de nous faire du bien. A savoir qu’elle est la plus riche au moins d’avril.

     

     Velouté d’orties

     

    Ingrédients :

    • 500 g de pousses d’orties
    • 3 belles pommes de terre (type bintje ou charlotte)
    • 1 oignon
    • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
    • 1 litre d’eau
    • 15 cl de crème fraîche épaisse
    • Sel et poivre.

    Cueillez, lavez et hachez grossièrement les orties avec des gants.

    Faites blondir un oignon haché dans votre cuillère à soupe d’huile d’olive, y rajouter les pommes de terre coupées en dés, puis les orties. Faites revenir un peu et mouillez avec l’eau. Salez, poivrez et laissez cuire une vingtaine de minutes environ.

    Mixez le potage, et servez avec de la crème fraiche.

     

     

    Soupe Sauvage à l’ail des Ours & pousses d’Orties

     

    Un délice dont j’ai trouvé la recette chez http://www.loulougourmet.com/recettes/soupe-sauvage-a-l-ail-des-ours-et.html

     

    Ingrédients

    - 300 g d’ail des Ours

    - 300 g de pousses d’orties

    - 4 pommes de terre de taille moyenne

    - Poivre Noir fraichement moulu

    - Fleur de sel

         Faire tremper l’ail des Ours et les pousses d’orties dans de l’eau froide vinaigrée.

        Eplucher, nettoyer les pommes de terre. Les découper grossièrement.

        Faire bouillir les pommes de terre, départ eau froide

        Une fois les pommes de terre presque cuitent, ajouter l’ail des Ours et les orties et laisser cuire pendant 2 minutes

        Mixer jusqu’à l’obtention d’une belle texture

        Assaisonner selon souhait avec de la fleur de sel et du poivre noir fraichement moulu

     

     

     

    Ail des ours (Allium ursinum)

     

    Les plantes sauvages dans la marmite

     

    A la recette précédente se rajoute un autre ingrédient délicieux et intéressant pour la santé : l’ail des ours. Très connus des celtes et des germains, il a de nombreuses vertus médicinales : dépuratif, hypotenseur, antiseptique, il est utilisé dans le traitement des pathologies cardiovasculaires, des diarrhées, ou contre les vers intestinaux… C’est la plante la plus riche en vitamine C sous notre latitude.

     

     

     

    Le lierre terrestre (Glechoma hederacea)

     

    Les plantes sauvages dans la marmite

     

    En cas de rhume, de bronchite et même de coqueluche, son action permet de dégager les voies respiratoires et apaiser une toux grasse. Il traite aussi l'arthrose et les rhumatismes. (source Doctissimo)

     

     

    Gratin slave au lierre terrestre

     

    Source de la recette : http://la.cuisine-sauvage.org/

     

    Ingrédients

    • 3 poignées de lierre terrestre,
    • 2 poignées d’orties,
    • 6 œufs, 3O g de pain,
    • 1 verre de lait,
    • 6OO gr de viande à ragoût,
    • carottes,
    • oignons, serpolet, laurier,

    Faites mijoter votre viande pendant 1 heure au moins (veau, bœuf ou porc selon votre goût) dans un bouillon de légumes constitué de carottes, oignons, thym, laurier et assaisonnement. Egouttez le tout et mettez dans le vol du mixeur. Ajoutez les œufs entiers, le pain trempé dans le lait ainsi que les herbes : 3 poignées de sommités fleuries de lierre terrestre et 2 bonnes poignées de jeunes pousses d’orties… Mixez le tout finement, versez dans un plat à gratin huilé et faites cuire à four chaud (thermostat 8) pendant 3O minutes.

    Le lierre terrestre apporte beaucoup de Fraîcheur à ce  gratin qui peut être accompagné d’un coulis de tomates et de pommes de terre vapeur, ou plus simplement d’une salade verte, enrichie de quelques fleurs fraîches de lierre terrestre qui renforceront la saveur des légumes.

     

     

     

     

    Le pissenlit (Taraxacum officinale)

     

    Les plantes sauvages dans la marmite

     

        Stimule et apaise le foie : le pissenlit est utile contre les problèmes de foie, contre l'engorgement du foie et les soucis de vésicule biliaire.

        Vertus dépuratives : agit en cas de constipation, de digestion difficile, d'excès de cholestérol ou même en cas d'inappétence.

        Prévient les problèmes rénaux : insuffisance urinaire ou hépatique, troubles biliaires. (doctissimo)

     

    Quiche aux pissenlits

     

    Ingrédients

    • pâte brisée
    • 200 g de pissenlits
    • 3 gousses d’ail
    • 150 g de lardons fumés en dés
    • 1 brique de crème liquide (250 g)
    • 2 œufs
    • Sel et poivre

    Etalez la pâte brisée dans un tôle à tarte. Préchauffez le four à 180°.

    Faites suer les lardons. Dès qu’ils sont fondus, rajoutez l’ail finement haché, les pissenlits grossièrement coupés en morceau et laissez cuire un peu en gardant les pissenlits croquants. Mettre le tout sur la pâte à tarte. Préparez l’amalgame en fouettant œufs, crème et assaisonnement, versez le tout dans la tôle et mettez au four pour environ 40 mn.

     

     

    Gelée de pissenlit ou cramaillotte

     

    Ingrédients

    • 365 fleurs de pissenlits (que la fleur jaune) lavées et séchées
    • 2 oranges bio
    • 2 citrons bio
    • 1,5 l d’eau
    • 1 kg de sucre
    • Une gousse de vanille

    Mettez les fleurs dans une bassine à confiture avec l'eau, les oranges et les citrons lavés et coupés en rondelles.

    Faites cuire à petits bouillons pendant 1 heure en veillant à ce que toutes les fleurs baignent dans l'eau.

    Filtrez dans un linge propre et bien pressez pour obtenir un maximum de jus.

    Versez ce jus dans la bassine avec le sucre et la gousse de vanille fendue et portez la préparation à ébullition. A partir de ce moment, faites cuire 45 minutes.

    Vérifiez la prise de cette recette maison en faisant le test de l'assiette froide. Versez dans des pots tout chaud, fermez et retournez les pots immédiatement.

     

     

     

    Le plantain (plantago)

     

    Les plantes sauvages dans la marmite

    Plantain lancéolé

     

    Quelle que soit la variété du plantain, il est paré de multiples vertus pour notre santé. Anti-inflammatoire ; antitussif ; traitement des affections respiratoires, des inflammations des muqueuses et des inflammations cutanées, des plaies, des brûlures, des crevasses, des gerçures ; traitement des infections urinaires, des hémorroïdes et de la constipation. Le plantain traite l' ulcère gastro-duodénal et intervient également dans la consolidation des fractures. Son effet diurétique et circulatoire facilite l'élimination des toxines par l'organisme. (doctissimo)

     

    Marinière de plantain

     

    Ingrédients  :

    • deux grosses poignées (200 g) de jeunes feuilles de plantain (Plantago),
    • un oignon,
    • deux cuillères à soupe d'huile,
    • deux cuillères à soupe de farine,
    • un verre d'eau,
    • trois verres de vin rouge,
    • sel, poivre.
    • Couper en petits morceaux les feuilles et les ébouillanter dans de l’eau salée. Goûter pour juger de l’amertume (si les feuilles sont vieilles peut-être qu’il faudra les ébouillanter une deuxième fois).
    • Essorer les feuilles.
    • Dans une poêle faire revenir l’oignon avec une cuillerée d’huile.
    • Ajouter les herbes cuites et continuer la cuisson. Quand les herbes sont fondues, ajouter 2 verres de vin.
    • Laisser bouillir 5 minutes à feu doux.
    • Mélanger la farine avec une cuillerée d’huile. Chauffer jusqu’à ce que la préparation devienne rousse et sans arrêter de remuer, ajouter l’eau et le vin qui reste. Quand la sauce devient épaisse y verser les herbes cuites.
    • Saler, poivrer.

    Source : http://patrimoni.macarel.net/node/88

     

     

     

    La berce (heracleum sphondylium)

     

    Les plantes sauvages dans la marmite

     

    La berce est utilisée pour faciliter la digestion, comme diurétique, pour réguler le flux menstruel, contre l’hypertension, l’asthénie. La berce est un tonique qui fortifie et stimule.

    Attention à ne pas la confondre avec l’invasive berce du Caucase qui est géante et dont la tige est pourprée.

    Tout se mange dans la berce, feuilles, tiges, graines. Lorsqu’on écrase la graine, elle répand une odeur d’agrume et parfume agréablement une salade de fruits

    La tige s’épluche et peut se manger tel que en grignotage. Elle aide à passer la soif.

    La feuille se mange en gratin.

     

     

    Roulés de dorade à la berce

     

    Ingrédients :
    - 4 dorades moyennes

    - une vingtaine de jeunes pousses de berce

    - 20 cl de crème fluide

    - sel, poivre rose et huile d'olive

    - du riz

    Epluchez les tiges de la berce et coupez-les en tronçons de 5 cm de long. Faites-les blanchir avec les jeunes feuilles dans une casserole d'eau bouillante salée durant 5 minutes. Egouttez.

    Préchauffez votre four à 200°C. Retirez les quelques écailles que le poissonnier aurait pu laisser sur les filets de poisson. Otez les arrêtes.

    Roulez les 8 filets autour de 3 ou 4 tiges de berce, arrosez d'huile d'olive, ajoutez du sel et enfournez pendant 15 minutes, pas plus. Le poisson sera ainsi cuit à point.

    Pendant ce temps, faire cuire votre riz. Mixez les feuilles de berce cuites avec la crème fluide et versez-la dans une casserole. Faites chauffer lorsqu'il ne reste plus que 5 minutes de cuisson pour les dorades.

    Disposez le riz en timbales dans les assiettes, ajoutez les deux roulés de dorade par personne et nappez avec la crème de berce. Ajoutez ici et là du poivre rose concassé mais pas trop. Décorez aves des feuilles et des fleurs de berce et servez sans attendre.

    http://www.cuisine-campagne.com/index.php?post/2007/05/26/258-roules-de-dorade-a-la-berce

     

     

     

    Le chénopode (Chenopodium album)

     

    Les plantes sauvages dans la marmite

     

    « Mauvaise herbe » très envahissante il est un cousin de l’épinard et se cuisine de la même façon. La plante est assez grande et on peut observer sur le sommet de la plante une couche farineuse au revers des feuilles et au toucher on ressent une sensation d'humidité granuleuse en raison de petits poils ronds qui se détachent au moindre contact. Il est consommé depuis des millénaires. Sédatif et rafraîchissant, le chénopode est riche en protéines complètes, vitamine A, C et calcium. Il contient aussi de la vitamine B, du phosphore et du fer.

    Il se cuisine de la même façon que les épinards, les feuilles de blettes en gratin, simplement poêlées, en rizotto, dans des omelettes. Les feuilles se congèlent parfaitement après un rapide blanchiment.

     

     

     

    Les lamiers  (lamium)

     

    Les plantes sauvages dans la marmite

    Lamier blanc

     

    Les plantes sauvages dans la marmite

    lamier pourpre

     

    Les lamiers ressemblent aux orties mais ne piquent pas et leurs fleurs sont regroupés à la base des feuilles. Il y a un nombre impressionnant de différents lamiers. Nous retiendrons le lamier pourpre, le lamier blanc.

    On leur reconnait différentes propriétés : Astringent, hémostatique, expectorant, diurétique, tonique, rafraîchissant, vulnéraire, antiviral, antioxydant.

    On les cuisine en soupe, en risotto. Prenez de préférence des plantes jeunes.

     

     

     

    La mauve (malva sylvestri)

     

    Les plantes sauvages dans la marmite

     

    http://raf-photos.blogspot.fr/2009/01/photo-de-fleur-de-mauve.html

     

    La mauve a de véritables vertus adoucissantes dues à sa richesse en mucilage. Elle est salutaire contre la toux, les affections respiratoires mais aussi dans les maladies inflammatoires des voies digestives et urinaires ainsi que pour ses propriétés laxatives douce.

    Les boutons de la fleur se confisent dans le vinaigre comme les câpres ;

    les feuilles se consomment en légumes, braisées, en gratin ou en soupe qui sera bien veloutée grâce au mucilage et bien sûr les fleurs en salade.

     

     

     

    Je vous conseille d’aller visiter les différentes sources présentées dans cet article, vous y trouverez plein d’autres recettes savoureuses à partir des plantes sauvages.

    Une page facebook à suivre pour trouver de délicieuses recettes de fleurs sauvages : https://www.facebook.com/La-cuisine-des-fleurs-de-Val-1448031268762526/?hc_ref=NEWSFEED

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    Manger sain, c’est notre désir à tous mais est-ce possible dans le monde d’aujourd’hui. Les produits santé, les recommandations des divers organismes de santé sont-ils vraiment bons pour nous ? Comment éviter les produits qui nuisent à notre santé ?

    Nous avalons plus de 120 substances chimiques au quotidien. Les méfaits de ces produits sont connus et admis mais néanmoins ces substances continuent à être utilisées.

    Alors si on évite les produits transformés, que l’on privilégie les fruits, légumes, poissons, les aliments frais et diététique nous devrions manger sainement. Est-ce une réalité ?

    Le poisson

    Au cours du documentaire, on découvre qu’il y a beaucoup trop d’inconnus sur la façon d’élever le poisson, les animaux. Le saumon norvégien par exemple est reconnu comme étant malsain pour ne pas dire dangereux pour la santé. Les norvégiens eux-mêmes préconisent de n’en manger qu’au grand maximum 2 fois par semaine. Comme nous le montre le reportage, dans les élevages, les norvégiens se servent de pesticides pour se protéger contre un pesticide et ces pesticides se retrouvent dans le poisson que nous consommons. Et bien sûr hormis le fait que c’est de l’élevage en batterie comme pour les poules, les poissons sont nourris à base de farine animale. Cela vous rappelle quelque chose ? Quant aux poissons sauvages, leur chair est chargé en métaux lourds dont le mercure, ils ne sont donc pas beaucoup plus sains mais principalement  les poissons au bout de la chaîne alimentaire qui sont des gros poissons. Donc privilégiez le maquereau (dont une super recette vous est donnée à la fin du reportage) au thon ou au saumon.

     Mais ceci n’est qu’un exemple parmi d’autre d’une mauvaise alimentation cachée sous l’aspect d’un aliment diététique.

    Les légumes

    Passons à la salade. Il n’y a rien de plus banal qu’une salade et bien sûr il n’y a jamais aucun renseignement sur la façon dont elle est cultivée. Méfiance déjà lorsqu’on voit des salades parfaites. Une salade est un plat délicieux pour pucerons, limaces, chenilles etc. Donc il est impossible d’avoir une salade parfaite sans intervention chimique. Au mieux vous aurez une salade issue d’agriculture raisonnée (qui ne traite qu’en cas de nécessité), au pire une salade qui sera traitée en « prévention ». Mais la salade n’est pas la seule à subir des traitements. Parmi les légumes les plus contaminés, vous trouverez les courgettes, les poivrons, les haricots…

    Aubergines, navets, légumes racines, les choux de toutes sortes sont les aliments les plus sains.

    Les fruits

    La pomme… elle reçoit en moyenne 36 traitements à l’année selon l’INRA et par des produits systémiques qui vont jusqu’au cœur du fruit. Donc on aura beau l’éplucher, les pesticides sont là quand même.

    Les fraises… une étude a démontré qu’elles sont chargées en résidus chimiques perturbateurs endocriniens. Ces résidus étaient présents dans les ¾ des échantillons analysés. Les méthodes de culture des fraises ont évolué. Elles sont le plus souvent cultivées en hors-sol et donc nourries au quotidien par des fertilisants en continu au goutte à goutte.

    Parmi les fruits les plus pollués par les pesticides, nous avons les fraises, les raisins, les pommes et les poires.

    Et les ananas, kiwis et  les bananes le sont le moins.

    Le bio

    C’est une agriculture qui demande beaucoup d’attention. En cas de maladies, les pertes sont plus conséquentes qu’en culture traditionnelle. Les rendements sont peut-être moindres mais les produits ont un goût différent de ce que vous connaissez au supermarché. Bien sûr les prix sont en moyenne 30% plus chers. Pour faire baisser les prix, la solution de la proximité est idéale. Plus de frais de transports (empreinte carbone réduite), les clients peuvent commander les paniers garnis par téléphone ou par internet et viendront le chercher à jour et à heure déterminée (AMAP).

    Les pesticides et les risques

    La France est le pays européen qui utilise le plus les pesticides. Les pesticides sont des molécules faites pour tuer des insectes, certes mais la concentration que nous consommons au quotidien devient très vite dangereux pour l’Homme. Mais le danger concerne aussi les agriculteurs eux-mêmes et les riverains des cultures. Avec 6 traitements par mois, il y a danger pour tous. Des médecins se mobilisent après avoir constaté la montée des maladies chroniques neurodégénératives et des troubles concernant les enfants. Ils souhaitent alerter l’opinion publique sur ces dangers. Aujourd’hui l’alerte est donné contre les perturbateurs endocriniens amenant des déséquilibres hormonaux.

    Conclusion :

    Alors bien sûr éleveurs et cultivateurs affirment tous mettre des doses inférieures aux limites autorisées, en mangeant au quotidien un menu type du genre : saumon et haricots verts, fraises au dessert, on cumule les pesticides de chacun des aliments, cela 2 fois par jour, tous les jours… De plus les tests prouvent que lorsque nous prenons différentes molécules ensemble, les effets sont démultipliés par synergie donnant lieu à des problèmes de santé.

    Il faut donc éviter tous les aliments transformés, les élevages en batterie, les fruits et légumes en culture traditionnelle. Privilégiez le naturel. En cherchant un peu, vous trouverez à proximité de chez vous des fermes à culture raisonnée ou bio, que vous pourrez cueillir vous-mêmes pour un prix raisonnable voire bas et pour un goût complètement différent de ce que vous trouverez en supermarché.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=qgT9au0xNUE&feature=youtu.be


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    La confiserie est, à l’Antiquité, un remontant pour malades sous forme de fruits confits dans du miel. Puis au Moyen-Âge, il devint coutume d’offrir des épices de chambres pour leur présumée vertu digestive. Les épices de chambre étaient des amandes, des pignons et autres fruits coques roulés avec de la cannelle, de l’anis, du gingembre ou de la girofle, dans du sucre puis mis à griller à la poêle. Puis avec l’arrivée sur la table des grands du sucre de canne les confiseries se diversifient.

    Avec l’extraction du sucre de la betterave au XIXème siècle, le sucre devient un aliment à la portée de tous. Et c’est là que commence la grande aventure de nos bonbons d’aujourd’hui.

    Confiseur devient un métier d’alchimiste. Marier le sucre cuit à des parfums relève d’un art. Lorsque le confiseur se tenait devant son grand chaudron de cuivre surveillant la température de cuisson du sucre, inventant des parfums en mariant diverses plantes, cela tenait de la magie. Ainsi naquirent les caramels, les boules de gommes, les pralines, les réglisses, les nougats, les dragées… Que de souvenirs d’enfants que nous retrouvons si facilement devant un paquet de bonbons.

    Et pour nous offrir des parfums si savoureux, les plantes sont incontournables. Voici un florilège des plus connues dans les confiseries, j’espère vous ramener quelques années en arrière. Que le souvenir de toutes ces douceurs vous apportent non pas la nostalgie mais un vrai plaisir.

    La gomme arabique

    La 1ère qui n’a ni goût, ni odeur, sert à donner une élasticité, un moelleux, une douceur aux bonbons, il s’agit de la gomme arabique. Souvenez-vous : les bateaux calabrais à la réglisse, les pâtes grises au parfum de vanille ou de réglisse, les cuberdons, les boules de gommes aux différents parfums…

    La bergamote

    290pxCitrusbergamiaKhlersMedizinalPflanzen184jpgwikipdiaLa bergamote est un genre petit citron. Son essence est délicatement parfumée, synonyme de dessert. Elle sert aussi à parfumer le thé Earl Grey. Pour ceux qui ne connaissent pas son parfum, la fleur vivace : Monarde a un parfum très proche de la bergamote. La bergamote de Nancy, créé par le cuisinier du roi Stanilas au XVIIIème siècle avait d’abord la forme d’un sucre d’orge. Il n’a pris sa forme définitive carré que nous lui connaissons, un siècle plus tard.

    La réglisse

    rglissewiki Nous connaissons tous le bâton de réglisse qui est un morceau du rhizome de la plante. C’est un arbrisseau vivace poussant au Moyen-Orient. Elle fut employé comme plantes médicinales depuis l’Antiquité pour faciliter la digestion et éclaircir la voix. La boisson coco, le zan, les cachous et surtout pour les petits gourmands dont je suis, les rotellas, les cocobats, les carensacs…

    La guimauve

    Grande plante vivace à tige robuste, on l’appelle aussi la mauve blanche. Elle a longtemps été cultivée dans les monastères avant qu’elle ne finisse par se ressemer dans la campagne et devenir sauvage. Adoucissante, apaisante, elle soulageait les maux d’estomac y compris les ulcères. C’est sa propriété mucilagineuse (les mucilages dans l’eau deviennent une substance ressemblant à de la gélatine) dans la racine qui était recherchée en confiserie. C’était des sucreries très appréciées. Les guimauves vendues aujourd’hui n’en portent plus que le nom. 

    La vanille

    170pxVanilla6beansGousse d’une orchidée, elle était consommée par les Mayas et les Aztèques pour agrémenter une boisson à base de cacao appelée xocoatl. Les Totonaques, occupants des régions côtières du golfe du Mexique  produisaient la vanille et en approvisionnaient l'empire aztèque. Jusqu’au XIXème siècle c’est le Mexique qui a le monopole de la Vanille. Mais les choses changent le jour où sur l’île de Bourbon, un petit esclave de douze ans, Edmond Albius, crée le procédé pratique encore utilisé de nos jours : chaque matin très tôt, le pollinisateur manuel saisi délicatement la fleur d'une main, un doigt servant de point d'appui sous la colonne (la partie centrale de la fleur). Avec un instrument pointu mais non tranchant, il déchire la protection entourant les organes sexuels mâles. Avec ce même instrument, il redresse alors la languette   qui sépare les organes femelles de la partie mâle et il rapproche avec les doigts l'étamine porteuse du pollen vers le stigmate ainsi dégagé en exerçant une petite pression pour assurer un bon contact (wikipédia). On fait beaucoup de confiseries avec la vanille mais j’ai un doux souvenir des caramels mous, qui collaient aux dents mais que l’on adorait mâchouiller. Cette délicieuse saveur de confiture de lait me reste en mémoire.

    La menthe

    Une aromatique très parfumée et vivace, elle fait partie des plantes à vertu médicinales les plus utilisées et depuis l’antiquité. On dit de sa tisane qu’elle est rafraîchissante l’été et réconfortante l’hiver. Elle est un parfait digestif en stimulant le foie et régularisant les fonctions digestives  en cas de colite spasmodique, de nausées, d’intestins douloureux, de coliques, de ballonnements ou de gaz intestinaux. La gamme des bonbons à la menthe est aussi longue que délicieuse. Il y a bien sûr les fameuses bêtises de Cambrai, mais rappelez-vous aussi les pez dans leur drôle de petite boite (il fallait appuyer sur la tête pour que le distributeur de bonbon s’ouvre et nous offre notre gourmandise), il y a aussi les bonbons à la menthe glacée, les pastilles vichy, et ces caramels à la menthe si tendre et moelleux.

    Le sapotillier

    sapotillierzoomguadeloupefr L’arbre à chewing-gum,  originaire des Caraïbes et d'Amérique centrale. C’était avec son latex que l’on faisait les bubble-gum de notre enfance.  Ce sont les indiens d’Amérique du Nord qui ont donné aux colons cette fichue manie de mâchouiller la gomme de sapotillier, une habitude qui a traverser les décennies et s’est répandue dans le monde entier.  Aujourd’hui les chewing-gum ne contiennent plus une once de sapotillier mais des élastomères de synthèse. Cela fait tout de suite moins envie. 

    La violette

    violette Dans les plantes à douceurs, comment ne pas penser à la violette, celle qui confite au sucre, délicieusement parfumée, a fait le bonheur de tant d’enfants … et d’adultes.

     

    Et bien sûr les nougats et pas de nougats sans amandier, pistachier… Mais la liste est loin d’être exhaustive : orange, citron, fraise (tagada), coings (cotignac), cacao bien sûr… Vous ai-je fait saliver ? Les souvenirs d’antan sont-ils revenus avec la citation de ces quelques douceurs ? Les bonbons réveillent en nous notre âme d’enfant.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=lHPlc2VNE9A

     

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  • tisanes

    Nous le savons maintenant, certaines fleurs peuvent agrémenter les salades, mais elles peuvent aussi faire des tisanes rafraîchissantes mais aussi des tisanes santé pour soigner vos maux tout au long de l’année. En plus d’un joli visuel dans votre potager, voici une raison de plus de planter et/ou semer des fleurs parmi vos légumes.

    Camomille romaine : à cueillir dès que les fleurs s’ouvrent et les faire sécher à l’ombre. Utilisez 3 sommités fleuries pour 1 litre d’eau. Contre les insomnies, amène le calme et soulage les troubles digestifs.

    Verveine citronnelle : taillez court en été et faites sécher à l’ombre. Vous pouvez aussi utiliser les feuilles fraiches. Tisane agréable au goût fruité et citronné. Aide à l’endormissement par ses vertus calmantes et à la bonne digestion.

    Menthe verte :plus goûteuse fraîche, néanmoins elle se sèche bien. Cette tisane peut se servir glacée, elle n’en sera que plus stimulante. Contre les troubles de la digestion et pour parfumer votre cuisine.

    Menthe poivréesoulage les spasmes musculaires, calme les ballonnements intestinaux, aide à la sudation. Attention évitez-là en cas d’indigestion ou de coups de soleil.

    Capucine : cueillir dès que les fleurs s’ouvrent. Très riche en vitamine C elle peut se manger en salade (effeuillez les pétales) ou aromatiser agréablement une infusion ou un thé. Ne pas boire le soir car elle est très tonifiante. Soulage les maux de gorge et la toux.

    Souci(ou safran du pauvre) : effeuillez les fleurs et faites-les sécher à l’ombre. Ses pétales peuvent aussi infuser fraîches. Une tisane douce à la saveur épicée. Elle a de multiples recommandations : antiseptique, antimicrobien, sédative, renforce la circulation sanguine.

    Bleuet : fraîche ou séchée (à l’ombre), elle donne une tisane sucrée naturellement et au goût agréable de miel. Diurétique, dépurative, elle est connue également pour soulager les rhumatismes.

     

    bleuet

     

    Fenouil : feuilles fraîches ou graines, sa saveur anisée est très agréable en été. Carminative, le fenouil prévient et aide à évacuer les ballonnements et les gaz, soulage les nausées. Stimule la production lactée chez la mère. Attention le fenouil est contre-indiqué si vous avez eu un cancer de la prostate ou du sein.

    Mélisse(ne pas confondre avec la cataire, l’herbe à chat, les feuilles de la mélisse ont une odeur citronnée quand on les froisse). Calmante, elle tonifie le système nerveux, calme l’anxiété et de fait aide à l’endormissement.Elle est très utile pour les syndromes prémenstruels, pour les troubles féminins notamment lors de la ménopause.  Elle aide la digestion, mais évitez-la en cas de reflux gastriques.

    Mauve (ou fausse guimauve) : ce sont ses feuilles et sa fleur rose violacée qui vont nous intéresser. Elle convient à tous, des bébés aux femmes enceintes jusqu’aux personnes âgées. Apaisante pour les gorges irritées, calmante pour les toux sèches, elle prévient aussi les infections urinaires pour les personnes à risques, à une légère action laxative et apaise les spasmes digestifs.

    Rose trémière(alcea rosea) : si on fait de la tisane avec la rose trémière, elle peut aussi se manger en salade, voire confite. Apéritive, elle calme aussi les spasmes intestinaux et peu s’utiliser comme laxatif léger. Elle est surtout utilisée pour sa propriété de calmer les toux et comme anti-glaireuse. 3 tasses de tisane par jour suffisent.

    Rose :Idéalement, ce sont les roses en bouton que l’on met à sécher et  dont on se sert car les parfums y sont plus concentrés. On utilise les boutons de rose en cuisine notamment dans la cuisine orientale. Avec sa saveur douce, elle fait une excellente tisane digestive après les repas. Vous pouvez aussi la mélanger à d’autres tisanes ou à votre thé pour les parfumer.

    Coquelicot : à cueillir très vite à l’ouverture de la fleur le matin, effeuillez-les et mettez-les à sécher.  Il est un excellent sédatif pour les enfants de plus de 7 ans et bien sûr les adultes (si vous prenez des barbituriques ou de la benzodiazépine, évitez le coquelicot). Mais il est surtout préconisé pour les toux (coqueluche) car il facilite les expectorations de glaires pulmonaires.

     

    coquelicot

     

    Lavande : cueillez les fleurs avant leur maturation complète et faites-les sécher à l’ombre. La lavande sert aussi à aromatiser les desserts. Essayez les macarons à la lavande : un délice. La tisane de lavande est préconisée contre les troubles du sommeil. Elle est calmante, lutte contre les sueurs nocturnes, soulage les maux de tête, diurétique.

    Sauge : « un pied de sauge dans votre jardin chasse le médecin ». Cette plante est une véritable panacée de vertus médicales ; son nom vient du latin « salvare » qui veut dire sauver, soigner. Nous nous servons des feuilles séchées (qui peuvent servir en cuisine aussi). Elle est déconseillée aux hypertendus et aux femmes enceintes.

    Reine des prés : cueillez les fleurs des reines des prés avant leur complète maturation pendant tout l’été. Etalez-les pour les sécher dans un lieu bien aéré. Il faut que le séchage se fasse rapidement. C’est une tisane délicieuse au bon goût d’amande et de miel.  La reine-des-prés est l’équivalent naturel de l’aspirine donc à éviter si vous êtes allergique à ce médicament. Ses propriétés sont les mêmes que l’aspirine : anti-inflammatoire, antirhumatismal, mais elle est aussi efficace en cas de troubles gastriques notamment l’acidité.

    Tilleul : ce n’est pas une fleur bien sûr, mais ce bel arbre nous fournit la tisane la plus douce et agréable. Cueillez les fleurs avant leur pleine maturité et laissez-les sécher à l’ombre. Il est sédatif et légèrement hypnotique donc est une bonne aide au sommeil.  Mais il est aussi indiqué pour faire baisser la fièvre et réduire les sécrétions nasales.

     

    DSC02091

     

    Trèfle rouge (ou miel des prés) : c’est la plante idéale pour aider les femmes à vivre la ménopause de façon plus épanouie car c’est un régulateur hormonal. Il aide aussi dans les cas de   toux,  bronchites et de nombreuses affections respiratoires. De même il est très précieux pour les affections cutanées. Si vous êtes atteints d’une maladie hormonale tels hyper ou hypothyroïdie ou autre, demandez conseil à votre endocrinologue.

    Et ayez toujours du thym à portée de main pour soigner toutes les affections respiratoires, les toux, états grippaux.

    La liste n’est pas exhaustive, loin de là. Boire une tisane est à la fois un plaisir tout en étant un acte santé.

     

    DSC02090

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    4 commentaires
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    orpington

    Encore une vidéo choc qui montre combien les élevages industriels sont inhumains pour les animaux et malsains pour nous. Craig Watts, un fermier industriel américain brave les interdits pour nous montrer les conditions dans lesquels il est obligé d'élever ses volailles. En France aussi les pressions sont de plus en plus nombreuses pour industrialiser l'élevage. Le 1er et triste exemple est la ferme aux 1000 vaches située en Picardie, une véritable ferme-usine qui annonce la mort de l'agriculture traditionnelle. Mais plus que tout, c'est les conditions de vie des animaux dans ce genre d'élevage qu'il faut dénoncer. Pour le reportage, nous voyons des animaux périr de boiteries, malformations, chaleur en raison de la promiscuité due au nombre important. Des animaux qui ne verront jamais la lumière du jour, qui n'ont comme objectif que de manger, boire, se coucher et grossir pour être sacrifiés dans les meilleurs délais. C'est tout simplement inadmissible. On ne peut pas, on ne doit pas accepter ce genre de choses. Nous consommateurs, devons veiller lorsque nous achetons de la viande, aux conditions d'élevage des animaux. Certes ils sont destinés à la consommation humaine mais ils ont pour autant le droit à une vie décente et agréable. J'espère que vous serez assez bouleversés pour réfléchir à deux fois avant d'acheter n'importe quelle viande. Tout le monde n'est pas prêt à franchir le pas d'une nourriture sans protéines animales  mais néanmoins, la vigilance lors des achats doit être sans faille. Ne nous laissons pas imposer le système américain d'agriculture comme on cherche à le faire de plus en plus avec le soutien de nombreux politiques. Au nom du profit, on piétine la vie. Nous n'avons plus le droit de nous voiler la face. Essayons de retrouver un accord entre nos valeurs humaines et le respect de la nature. C'est urgent !

     

    https://www.youtube.com/watch?v=o8AsI8Z_F_I

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