• Jeluttedoncjesuis

     

    Nous avons déjà vu « Ne vivons plus comme des esclaves », voici le nouveau documentaire du réalisateur Yannis Youlountas (ici dans la version spéciale internet). Ce film est une véritable bouffée d’oxygène.

    Aujourd’hui le monde est fataliste. Les gens ne réagissent plus, ils sont comme anesthésiés et pourtant on grignote nos libertés de plus en plus, on nous exploite, les injustices sont de plus en plus flagrantes, les inégalités de plus en plus grandes. Où est notre capacité de résistance ? Où est notre envie de lutter ? Dans le milieu du travail, même les syndicalistes ne se battent plus vraiment et sont pour leurs leaders soumis au patronat, surtout depuis qu’ils touchent un salaire et des avantages en nature du genre voiture et chauffeur etc.  Il n’y a plus de luttes syndicales, il n’y a plus de fondements idéologiques qui fédèrent les troupes. Les ouvriers ont perdu confiance dans leurs syndicats et il n’y a jamais eu aussi peu d’inscrits.

    Les ouvriers ne profitent pas des bénéfices de leurs entreprises bien qu’ils en soient les acteurs mais les actionnaires oui. Les multinationales ne cessent de s’enrichir sur le dos des plus pauvres en détruisant ce qui peut les gêner, en s’accaparant ce qui les intéressent en dépit du bon sens. La cupidité est devenue le maître-mot. Et si demain la lutte devenait la seule arme pour survivre ? Comme pour la Grèce…  

    Ce film s’adresse à tous ceux qui refusent la résignation et l’égoïsme, à tous ceux qui n’en peuvent plus de devoir se contenter de survivre, à ceux qui ont conscience que le système actuel est créateur d’injustices…

    En Grèce, en Crète, en Espagne, en France les milliers de gens témoignent par leurs actes qu’on peut vivre différemment, dans un monde plus juste, digne dans la persévérance. L’être humain est capable de vivre autre chose, de résister à la tyrannie d’un système corrompu. La solution passe par le collaboratif, la solidarité. Fini l’individualisme, c’est ensemble que nous pouvons travailler pour créer un monde plus juste. Chacun doit pouvoir vivre en jouissant de ses droits fondamentaux et non pas en esclave. Pour cela, il doit lutter afin de défendre ses droits.

    https://www.youtube.com/watch?v=97HTxo20c-E&feature=share

     

     

     

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    Le texte de Noam Chomsky « Dix Stratégies de manipulation à travers les médias » mis en vidéo d’un tout petit quart d’heure qui nous explique en détail comment nous nous faisons manipuler, par qui et pourquoi. Les ficelles sont grosses prises individuellement et pourtant ça fonctionne. Avons-nous réagit lors de la loi Hadopi ? Et pour cette nouvelle loi qui sous prétexte de lutte contre le terrorisme va permettre d’espionner chaque habitant ? (ceci dit : Sarkozy était sur écoute mais aucun des terroristes ayant œuvré ces derniers temps sic)  et tant d’autres exemples. Il s’agit bel et bien d’une désinformation destinée à nous imposer des décisions sans que nous ayons conscience des risques ou dangers et surtout de la manipulation dont nous faisons l’objet.  Cela se passe au niveau publicitaire où tout le monde devient jeune, beau et riche grâce à l’un ou l’autre produit miracle par exemple…    mais ce sont des stratégies très employées par les médias (d’ici à penser qu’il n’y a pas de médias indépendants, il n’y a qu’un pas que je franchis) et par nos politiques pour faire passer certaines pilules difficiles à avaler.

    Pour ce qui est des médias, elles travestissent trop souvent la réalité pour créer le buzz. Mais plus inquiétant est le fait que les grands médias appartiennent à de grands financiers, des banques… mon quotidien régional par exemple a été racheté par la CMDP mais c’est ainsi pour la majorité des quotidiens. Quel journaliste osera publier ses opinions si elles sont contraires à celle de son employeur ? Et en ce moment plus grave encore, une directive est sur le point d’être voté par la commission européenne qui prévoit de lourdes sanctions en cas de divulgation de secrets des affaires y compris par les journalistes.  Non, il n’y a pas de médias indépendants et ils sont habiles dans les manipulations, contre-vérités, désinformations… pour le compte de qui ??? Cherchez d’où vient l’argent ou d’où vient l’influence.

    « On ne peut pas dire la vérité à la télévision, il y a trop de gens qui regardent » disait Coluche.

    Et pour nos politiques : Qui, selon vous, dirige nos états ? Les élus ? Croyez-vous ? Mais qui a mis les élus en place ? Soyons réaliste, s’ils sont en place, c’est à coup de financements occultes. A partir de là, facile de comprendre qu’ils sont pieds et poings liés et que toutes les décisions prises ne le sont pas pour le bien du pays mais pour le bien de ceux qui ont financé le politique.  Et c’est là que la manipulation prend tout son sens.

    Plus que jamais le scepticisme est de mise et à appliquer avec rigueur. Informez-vous. Recoupez les différents médias. Soyez vigilant. Car on nous prend pour des moutons et avouons que nous nous comportons trop souvent comme tels. Ils finissent par nous anesthésier. Reprenons notre destin en main et sachons dire non. Notre combattivité sans violence est une arme : boycott, pétitions, manifestations… tous les moyens sont bons pour faire entendre nos voix et ne plus les laisser nous manipuler. Et n’oubliez pas qu’ils sont en train le faire avec ce traité transatlantique négocié dans le secret le plus absolu.

     https://www.youtube.com/watch?v=Cdg7ZFoea6o

     

     


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  • « L'humour est l'arme blanche des hommes désarmés. Il est une forme de révolution pacifique et passive que l'on fait en désamorçant les réalités pénibles qui vous arrivent dessus. »

    Le sens de ma vie: Entretien de Romain Gary

    Une nouvelle façon de dénoncer les crimes, les atrocités, les injustices commises à travers le monde : la dérision massive exercée par des clowns activistes. Ils combattent les excès militaristes, le nationalisme en France, les abus des multinationales, aident Greenpeace à sauver les ours blancs de l'Arctique ou dénoncent les crimes de Bachar el-Assad déguisés en hommes préhistoriques en Syrie. Leur champ d’action n’est pas exhaustif. Il faut une bonne dose de courage pour affronter ainsi militaires, les gens d’extrême-droite, grands-patrons, politiques, dictateurs, tous les opposants à la paix, à la liberté, à l’égalité, à la fraternité dans le monde. Ces gens-là deviennent fous furieux face aux clowns pacifiques qui frappent juste en dénonçant par la dérision tous les non-sens. Ce sont certes des clowns mais ne nous y trompons pas, ce ne sont pas des comiques. Ce sont des gens engagés qui croient en leurs combats, qui prennent tous les risques. Ils marquent les esprits, peu à peu acquièrent une influence certaine par leurs mobilisations qui inquiètent les pouvoirs publics.

    Voici un extrait du documentaire en attendant qu'il soit accessible entièrement

    https://vimeo.com/121732849

     

    “L’humour, c’est une parade, un baroud d’honneur devant la cruauté, la désolation, la difficulté de l’existence. »

    Jean-Louis Fournier - La servante du Seigneur

     

     

    Jean-Louis Fournier l'humour
     
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  • Keny Arkana est une jeune rappeuse française d’origine argentine. Une enfance placée en foyer, peu scolarisée, elle a malgré tout choisi l’écriture pour exprimer sa révolte. Au début révolte contre son quotidien (DDASS, police, éducateurs…) puis peu à peu en partant sur les routes elle prend conscience de ce qu’il se passe dans le monde, de l’injustice qui règne partout. Ses textes, son rap devient plus engagé. Ce documentaire est un pas de plus dans la lutte en faveur des opprimés, des pauvres, de la misère. Elle récolte des témoignages aux 4 coins du monde notamment au Chiapas, au sommet de Porto-Alegre et au Forum Social de Bamako. Elle fait partie de cette génération qui a compris et nous montre les effets pervers de la mondialisation néolibérale. La mondialisation néolibérale est une forme d'évolution du capitalisme fondée sur la recherche de gains de productivité que permet le commerce mondial au niveau de la planète. On le voit à travers les performances "record" réalisées par les grandes entreprises multinationales dans le but d'enrichir leurs actionnaires (http://www.toupie.org/Textes/Mondialisation_ploutocratie.htm ).

    Allons au-delà de nos clivages politiques, religieux, de nos couleurs de peau ou de nos façons de vivre, retrouvons le chemin de l’unité. C’est le 1er pas vers un monde de justice et de paix. Il faut agir ensemble et résister.

    http://www.youtube.com/watch?v=3SqYz7DyYzQ&feature=youtu.be


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    Professeur en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Montréal, essayiste, militant libertaire et collaborateur de revues alternatives, chroniqueur au journal Le Devoir, Norman Baillargeon est un homme aux multiples talents. Il est un anarchiste au sens noble et réel du terme. L’anarchie à laquelle, j’adhère et crois.  J’espère seulement voir de mes yeux le jour où les humains seront enfin prêt à la recevoir et l’appliquer. L’anarchie est un monde égalitaire, où chaque individu est responsable et non-asservie par l’éducation, les patrons, la société de consommation, ni même par les médias qui nous manipulent. Pour expliquer l’anarchie, je laisse la parole à Norman Baillargeon lui-même dans un article intitulé :

    L'anarchie, ce n'est pas le bordel

    "Moi, Normand Baillargeon, lointain cousin à vous du Québec, je suis dans ma verte province, professeur d’anarchie… Enfin, presque… Leçon et anarchie, vous trouvez cela contradictoire ? Ni Dieu ni maître et encore moins de leçon, grondent les vieux anars. Ouais, d’accord, mais vous oubliez tous ceux qui ne savent pas. Alors pour les néophytes, je vous propose un petit cours rapide à destination de ceux qui n’ont jamais vu la vie en noir. Pour les autres, voilà une occasion de réviser !

     

     Imaginez un désordre infernal, un chaos terrible, une confusion monstrueuse. Vous y êtes ? Le premier journaliste venu parlera spontanément d’anarchie pour décrire la scène. Ça ne rate jamais. Ça, c’est de la pure anarcophobie ! Le bordel, c’est les autres, pas les anars dont je me flatte de faire partie. L’anarchisme désigne une tendance distincte de la pensée sociale, politique et économique moderne. Il prône une conciliation possible et souhaitable entre le socialisme et son principe d’égalité, et le libéralisme et son principe de liberté.

     

     L’anarchisme cherche à réaliser cette ambitieuse synthèse notamment dans l’autogestion économique et la démocratie participative.

     

     Par la première il récuse le profit et l’organisation hiérarchique du travail et préconise la solidarité et l’équité. Partage du stock plutôt que stock-option. Par la seconde, il refuse la délégation et prône la participation directe aux prises de décision.

     

     Les anarchistes se présentent en diverses tendances - ils sont individualistes, collectivistes, mutualistes, syndicalistes et plus encore. Mais ils ont la sagesse de se méfier des plans d’organisation sociale ou économique arrêtés et clos, ainsi que des concepts absolus. Ils se refusent donc à assigner une limite aux arrangements sociaux et aux conditions de la vie humaine souhaitables, dont ils pensent que, dans des conditions de réelle liberté, ils s’exprimeront de plus en plus complètement. Les anarchistes pensent donc que la liberté, comme elle n’a cessé de le faire, inventera constamment des solutions nouvelles aux problèmes que son extension fera apercevoir et aux formes, également inédites, de domination qu’elle mettra en évidence.

     

     C’est tout ? Presque.

     

     Car l’anarchisme lutte aussi contre tout ce qui contribue à détruire la tendance des gens à se prendre en mains et il invite donc dès aujourd’hui à commencer à construire les prémices de la société plus libre et plus égalitaire de demain.

     

     L’anarchisme, est donc aussi le refus, par l’action directe, de ces institutions qui cherchent à dominer, à subordonner et à tuer ce que Bakounine appelait notre ” instinct de liberté ” et qui encouragent la docilité, la passivité et la soumission. Il y a là, on le devine, de quoi être de nos jours passablement occupé et préoccupé.

     

     L’anarchisme, à mon sens, pourrait bien être la seule alternative viable à la catastrophe universelle vers laquelle nous filons toutes voiles dehors et qui est bien, elle, le véritable chaos qu’il nous faut redouter."

     

    Merci Norbert et Emma de m’avoir permis de découvrir cet homme.

     

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