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    Professeur en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Montréal, essayiste, militant libertaire et collaborateur de revues alternatives, chroniqueur au journal Le Devoir, Norman Baillargeon est un homme aux multiples talents. Il est un anarchiste au sens noble et réel du terme. L’anarchie à laquelle, j’adhère et crois.  J’espère seulement voir de mes yeux le jour où les humains seront enfin prêt à la recevoir et l’appliquer. L’anarchie est un monde égalitaire, où chaque individu est responsable et non-asservie par l’éducation, les patrons, la société de consommation, ni même par les médias qui nous manipulent. Pour expliquer l’anarchie, je laisse la parole à Norman Baillargeon lui-même dans un article intitulé :

    L'anarchie, ce n'est pas le bordel

    "Moi, Normand Baillargeon, lointain cousin à vous du Québec, je suis dans ma verte province, professeur d’anarchie… Enfin, presque… Leçon et anarchie, vous trouvez cela contradictoire ? Ni Dieu ni maître et encore moins de leçon, grondent les vieux anars. Ouais, d’accord, mais vous oubliez tous ceux qui ne savent pas. Alors pour les néophytes, je vous propose un petit cours rapide à destination de ceux qui n’ont jamais vu la vie en noir. Pour les autres, voilà une occasion de réviser !

     

     Imaginez un désordre infernal, un chaos terrible, une confusion monstrueuse. Vous y êtes ? Le premier journaliste venu parlera spontanément d’anarchie pour décrire la scène. Ça ne rate jamais. Ça, c’est de la pure anarcophobie ! Le bordel, c’est les autres, pas les anars dont je me flatte de faire partie. L’anarchisme désigne une tendance distincte de la pensée sociale, politique et économique moderne. Il prône une conciliation possible et souhaitable entre le socialisme et son principe d’égalité, et le libéralisme et son principe de liberté.

     

     L’anarchisme cherche à réaliser cette ambitieuse synthèse notamment dans l’autogestion économique et la démocratie participative.

     

     Par la première il récuse le profit et l’organisation hiérarchique du travail et préconise la solidarité et l’équité. Partage du stock plutôt que stock-option. Par la seconde, il refuse la délégation et prône la participation directe aux prises de décision.

     

     Les anarchistes se présentent en diverses tendances - ils sont individualistes, collectivistes, mutualistes, syndicalistes et plus encore. Mais ils ont la sagesse de se méfier des plans d’organisation sociale ou économique arrêtés et clos, ainsi que des concepts absolus. Ils se refusent donc à assigner une limite aux arrangements sociaux et aux conditions de la vie humaine souhaitables, dont ils pensent que, dans des conditions de réelle liberté, ils s’exprimeront de plus en plus complètement. Les anarchistes pensent donc que la liberté, comme elle n’a cessé de le faire, inventera constamment des solutions nouvelles aux problèmes que son extension fera apercevoir et aux formes, également inédites, de domination qu’elle mettra en évidence.

     

     C’est tout ? Presque.

     

     Car l’anarchisme lutte aussi contre tout ce qui contribue à détruire la tendance des gens à se prendre en mains et il invite donc dès aujourd’hui à commencer à construire les prémices de la société plus libre et plus égalitaire de demain.

     

     L’anarchisme, est donc aussi le refus, par l’action directe, de ces institutions qui cherchent à dominer, à subordonner et à tuer ce que Bakounine appelait notre ” instinct de liberté ” et qui encouragent la docilité, la passivité et la soumission. Il y a là, on le devine, de quoi être de nos jours passablement occupé et préoccupé.

     

     L’anarchisme, à mon sens, pourrait bien être la seule alternative viable à la catastrophe universelle vers laquelle nous filons toutes voiles dehors et qui est bien, elle, le véritable chaos qu’il nous faut redouter."

     

    Merci Norbert et Emma de m’avoir permis de découvrir cet homme.

     

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  • Nous courons tous après le temps. Toujours plus vite est la devise du monde moderne, et plus nous courrons moins nous avons le temps. Est-ce vraiment ça la vie ? Sommes-nous vraiment heureux de cette perpétuelle course ? Nous nous laissons submerger par cette vie trépidante et notre corps réagit à sa manière pour nous faire comprendre que trop c’est trop.

    Retrouver le rythme naturel de la vie, être à l’écoute de son corps, de ses besoins, prendre le temps et jouir du temps présent… ne serait-ce pas là que résiderait le bonheur ?

    Je me dis qu’à trop courir, lorsque je serais à la fin de ma vie et que je me retournerais sur mon vécu, je risque d’être pleine de regrets car je n’aurais pas su profiter des belles choses, du bon temps : s’arrêter pour sentir une fleur, admirer les nuages dans le ciel, lire un livre, écouter de la musique, se poser avec des amis, savourer un repas, marcher avec la personne que l’on aime tendrement enlacés… rien que du banal, de l’élémentaire mais tellement plaisant. Non à la place de ces moments de plaisirs, nous sommes pressés dès le lever, vite sa toilette, s’habiller, boire un café sur le pouce, prendre les transports pour aller au travail, faire sa journée de travail, repartir chez soi, faire l’entretien de son intérieur, son repas, se coucher épuisé et recommencer le lendemain… Non je l’affirme, ça n’est pas ça la vie. A quoi cela sert-il ? A quoi mène cette course ? Qu’a-t-elle de gratifiant ? Pour moi, définitivement, rien.

     

    Selon la culture du Bhoutan qui privilégie le bonheur national brut « Le temps c’est de la vie et non pas le temps c’est de l’argent ».

     

    https://www.dailymotion.com/video/x3fvjsp


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    Bien avant Karl Marx, dès 1851, Proudhon préconisait de faire une vraie révolution sociale, d’abattre le capitalisme et pour se faire il fallait que le prolétariat et la classe moyenne s’unissent.  Il avait compris que l’unité des ouvriers était une formidable arme pour faire basculer la société et amener plus de justice, de liberté, d’égalité. « Qu'on le sache une fois le résultat le plus caractéristique de la Révolution, c'est après avoir organisé le travail et la propriété, d'anéantir la centralisation politique » Pour lui, il était indispensable que la masse prolétarienne prépare une révolution afin d’abattre le capitalisme dont la seule finalité est d’écraser la masse pour le bénéfice exclusif de quelques-uns (je l’écris de façon très schématisé). Il fallait que la classe ouvrière prenne conscience qu’elle est une force indispensable pour faire fonctionner le pays, qu’elle fasse valoir ses droits.

    Alors que le capitalisme est plus puissant que jamais, que la classe ouvrière toujours plus exploitée 150 après, nous démontre que Proudhon était un précurseur, un visionnaire. Son objectif principal a toujours été le bonheur du peuple. Il était et se dénommait ainsi, le 1er anarchiste

     

     

    Être gouverné

     

    Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu…

     

    Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé.

    C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré.

     

    Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! Et qu’il y a parmi nous des démocrates qui prétendent que le gouvernement a du bon ; des socialistes qui soutiennent, au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, cette ignominie ; des prolétaires qui posent leur candidature à la présidence la République !”

    Pierre-Joseph Proudhon, “Idée générale de la révolution au XIXe siècle”

     

    Aujourd’hui encore, être gouverné, ça reste tout ça. Au fond rien n’a changé.

     

    http://www.dailymotion.com/video/x48q2g_la-bande-a-bonnot_news

     


    La bande à Bonnot par CrazyKeiKo

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  • Et si chacun y mettait du sien ? Juste un geste au quotidien en faveur des autres, juste un rien d'attention ! Le monde n'en serait-il pas meilleur ? La vie ne serait-elle pas plus supportable ? Regarder le monde, regarder les autres et leur tendre la main pour un simple geste d'amitié, une petite aide qui ne nous coûte rien mais qui peut faciliter les choses pour l'autre et surtout lui donner la sensation que tout n'est pas qu'individualisme. Et ce petit geste que vous aurez fait, fera boule de neige. L'autre y pensera et à son tour fera un petit geste à son tour. Un tout petit geste de rien.

     

    http://www.dailymotion.com/video/xvxhkx_quelques-minutes-de-perfection_webcam#.UPcoryfAfC5

     

     

     


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  • Dans bien des pays du monde, les femmes sont exploitées, enlevées, mariées de force. Et bien dans une région d’Inde, le Bihar, l'un des Etats les plus  du pays,  ce sont les hommes qui subissent ces traumatismes.  Les exigences en matière de dot sont telles qu’il est quasiment impossible de les satisfaire alors il ne reste que cette solution aux familles pour marier leurs filles. Les hommes sont soigneusement choisis, ils doivent appartenir à la bonne caste.

    Des milliers d’hommes, chaque année, sont donc enlevés, battus, enchaînés jusqu’au mariage selon les rites hindous. Les jeunes gens bien sûr ne se connaissent pas. Si l’accord de la pratique au sein de la population est tacite, elle l’est aussi dans la police : rares sont ces mariages qui sont annulés.

    Le marché de l’enlèvement de jeunes hommes est d’ailleurs devenu un business florissant. Des sociétés se sont montées dont c’est la seule activité lucrative. Les familles négocient avec les patrons de ces sociétés les modalités, les frais de mariage en fonction du statut sociale du candidat. Le jeune homme est livrable sous une huitaine, le temps de le mâter et de le convaincre qu’il vaut mieux pour lui accepter cette situation. La plupart d’entre cède rapidement pour faire cesser les actes de violence qu’ils subissent de la part de leurs tortionnaires.

    Devant l’indifférence des pouvoirs publics la famille du jeune homme est forcée d’accepter la jeune épousée en son sein mais c’est pour elle que commence maintenant le cauchemar car elle n’y sera pas bien accueillie et paiera pour les autres cette situation qu’elle n’a pas choisie.

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