• GIACOMETTI - RAVENNE Le cycle du soleil noir : Le triomphe des ténèbres

     

    Un thriller ésotérique au cœur de l’empire nazi époustouflant. Et le plus surprenant est qu’il y a dans ce roman des vérités historiques que nous sommes nombreux à ignorer. D’ailleurs dans un souci de vérités, les auteurs détaillent la réalité historique à la fin du volume.

    L’Allemagne nazi abritait en son sein l’Ahnenerbe, traduit par « Héritage ancestral », un institut de recherches pluridisciplinaire nazi, créé par le Reichsführer-SS Heinrich Himmler. Himmler et ses acolytes voulaient prouver que la supériorité de la race aryenne était inscrite dans la genèse de l’Histoire de l’humanité. Toutes les légendes s’y réfèrent. Sur la base d’un très ancien livre, ils partent en quête du Graal composé de 4 swastikas ayant des pouvoirs fabuleux L’assemblage des 4 pièces donnerait à qui les possède le pouvoir absolu.

    Après avoir trouvé la première pièce dans les montagnes du Tibet, ils sont sur la piste de la deuxième qui les mènera en France au pays Cathare, aidé contre son gré par un Français, Tristan Marcas, une archéologue allemande peu convaincu par la supériorité raciale de ses compatriotes et par les membres des SS.

    Mais en Angleterre, un homme souhaite déjouer les plans des Allemands Pour ce faire, il réussit à convaincre son Etat-Major de l’envoyer en mission en France et récupérer la pièce convoitée au nez et à la barbe des Allemands.

    Le contexte historique est posé. L’Angleterre pilonnée résiste, un second front contre Staline se prépare, Rudolf Hess rejoint l’Angleterre via l’Ecosse pour proposer la paix à l’insu de Hitler, la France est exsangue, humiliée. Et c’est là que d’étranges croyances vont mener des hommes dans des recherches surprenantes ayant trait à l’occultisme dont on sait aujourd’hui qu’il passionnait de nombreux hauts dignitaires nazis dont Hitler lui-même.

    Un roman passionnant tant par la page d’Histoire qu’il met à jour que par l’intrigue parfaitement ficelée.

    J’ai hâte de lire le second tome.

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  • J'ai Filmé des Esprits Invisibles

     

    ""On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. ( Saint Exupéry)"
    L'homme vit dans un monde enchanté, mais son âme flétrie par son quotidien ne s'en rend plus compte. "

     

    Pas aussi fou qu'il n'y parait, cette âme pure pratique le second degré pour délivrer un message à l'humanité. Son message est essentiel : savoir regarder, garder une innocence, savoir s'émerveiller. S'extasier sur la beauté, écouter même le silence de la nature, ouvrir tous nos sens pour recevoir l'énergie de la nature. 

    J'ai tellement aimé cette poésie et j'espère qu'elle saura vous toucher aussi 

     

    https://www.youtube.com/watch?v=3xzCpFdXHsw

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  • Crounchann (Sylvain Trabut) et ses petits êtres de la nature

     

    Sylvain Trabut connu aussi sous le nom de Crounchan est un artiste du Gers. 

    Ayant suivi une formation aux Beaux Arts à Tournai en Belgique dans la section BD, il a travaillé à la réalisation graphique du manga "Dofus" avec Ancestral Z. Mais il ne s'est pas arrêté à ça, il a aussi a publié un livre pour enfants, "Des êtres de bois: La rencontre". Et pour finir il   a travaillé près de dix ans dans la création de jeux vidéos. 

     

     

    Crounchann (Sylvain Trabut) et ses petits êtres de la nature

    Crounchann (Sylvain Trabut) et ses petits êtres de la nature

    Un artiste éclectique donc, mais pas sans surprise. Il est entré dans une nouvelle dimension poétique en créant des petits personnages magiques, féériques avec des éléments offerts par la nature. Petites créatures en feuilles, tiges sèches, bois, graines.... qu'il met en scène  avec art avant de les fixer sur la pellicule. Une lumière douce en arrière, des petits yeux vous dévisageant et vous ne pourrez pas rester insensible à ces petits personnages, témoins d'un message d'amour de la nature. 

     

    Crounchann (Sylvain Trabut) et ses petits êtres de la nature

    Crounchann (Sylvain Trabut) et ses petits êtres de la nature

     

    Pour en savoir plus sur Crounchann, son site : 

    http://www.crounchann.com/?fbclid=IwAR1lWn7YY2Z-e6pRYk-aha8zz376HAjV-0Fc0f2OezIX8SkchdT8_WI7lPI

     

    Crounchann (Sylvain Trabut) et ses petits êtres de la nature

     

    Et pour voir son travail il nous emmène à sa suite dans cette vidéo 

    https://www.youtube.com/watch?v=FjIaw7yKo_M

     

     

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  • "À ceux qui viendront après nous" de Bertolt Brecht

     

     

    A ceux qui viendront après nous


    Vraiment, je vis en de sombre temps !
    Un langage sans malice est signe
    De sottise, un front lisse
    D’insensibilité. Celui qui rit
    N’a pas encore reçu la terrible nouvelle.

    Que sont donc ces temps, où
    Parler des arbres est presque un crime
    Puisque c’est faire silence sur tant de forfaits !
    Celui qui là-bas traverse tranquillement la rue
    N’est-il donc plus accessible à ses amis
    Qui sont dans la détresse ?

    C’est vrai : je gagne encore de quoi vivre.
    Mais croyez-moi : c’est pur hasard. Manger à ma faim,
    Rien de ce que je fais ne m’en donne le droit.
    Par hasard je suis épargné. (Que ma chance me quitte et je suis perdu.)

    On me dit : mange, toi, et bois ! Sois heureux d’avoir ce que tu as !
    Mais comment puis-je manger et boire, alors
    Que j’enlève ce que je mange à l’affamé,
    Que mon verre d’eau manque à celui qui meurt de soif ?
    Et pourtant je mange et je bois.

    J’aimerais aussi être un sage.
    Dans les livres anciens il est dit ce qu’est la sagesse :
    Se tenir à l’écart des querelles du monde
    Et sans crainte passer son peu de temps sur terre.
    Aller son chemin sans violence
    Rendre le bien pour le mal
    Ne pas satisfaire ses désirs mais les oublier
    Est aussi tenu pour sage.
    Tout cela m’est impossible :
    Vraiment, je vis en de sombre temps !

    II

    Je vins dans les villes au temps du désordre
    Quand la famine y régnait.
    Je vins parmi les hommes au temps de l’émeute
    Et je m’insurgeai avec eux.
    Ainsi se passa le temps
    Qui me fut donné sur terre.

    Mon pain, je le mangeais entre les batailles,
    Pour dormir je m’étendais parmi les assassins.
    L’amour, je m’y adonnais sans plus d’égards
    Et devant la nature j’étais sans indulgence.
    Ainsi se passa le temps
    Qui me fut donné sur terre.

    De mon temps, les rues menaient au marécage.
    Le langage me dénonçait au bourreau.
    Je n’avais que peu de pouvoir. Mais celui des maîtres
    Etait sans moi plus assuré, du moins je l’espérais.
    Ainsi se passa le temps
    Qui me fut donné sur terre.

    Les forces étaient limitées. Le but
    Restait dans le lointain.
    Nettement visible, bien que pour moi
    Presque hors d’atteinte.
    Ainsi se passa le temps
    Qui me fut donné sur terre.

    III

    Vous, qui émergerez du flot
    Où nous avons sombré
    Pensez
    Quand vous parlez de nos faiblesses
    Au sombre temps aussi
    Dont vous êtes saufs.

    Nous allions, changeant de pays plus souvent que de souliers,
    A travers les guerres de classes, désespérés
    Là où il n’y avait qu’injustice et pas de révolte.

    Nous le savons :
    La haine contre la bassesse, elle aussi
    Tord les traits.
    La colère contre l’injustice
    Rend rauque la voix. Hélas, nous
    Qui voulions préparer le terrain à l’amitié
    Nous ne pouvions être nous-mêmes amicaux.

    Mais vous, quand le temps sera venu
    Où l’homme aide l’homme,
    Pensez à nous
    Avec indulgence.

     

    Bertolt Brecht

     

    "À ceux qui viendront après nous" de Bertolt Brecht

     

     

    "À ceux qui viendront après nous" de Bertol Brecht extraitlu par Augustin Trapenard

     

    https://www.youtube.com/watch?v=eiTnsr4Nibc

     

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  • Des arbres qui marchent. Episode 8 Inspirations - expirations

     

    Quelques pistes de réflexion pour un avenir en « communs » et quelques pistes de conclusion pour traverser les douleurs de l’enfantement d’un monde nouveau. 

     

     A titre personnel, je me sens proche de la pensée écologiste qui a été partagée dans cette série. Néanmoins j'ai été fortement gênée par le fait qu'elle a surtout été traitée à travers la pensée chrétienne et ce bien que je le sois et pratiquante de surcroît.  Ce n'est pas le chrétien qui sauvera le monde si tant est qu'il puisse l'être encore, ce n'est pas par le chrétien qu'arriveront les perspectives d'avenir.  Ce n'est même pas l'humanisme qui met l'humain au centre des valeurs.  Si le monde tel que nous le connaissons, peut encore avoir un avenir, c'est par l'humilité. L'humilité de reconnaitre qu'on ne sait rien, qu'on a pris le mauvais chemin. L'humilité d'admettre que nous ne sommes qu'une espèce animale parmi les autres. L'humilité de s'avouer vaincu. L'humilité de travailler ensemble pour le bien de tous. L'humilité d'une équité. Rien ne nous appartient en propre mais tout se met en commun pour le bien de tous, tous animaux comme humains. C'est une des bases de la Grande utopie. D'ailleurs les intervenants dans cette série de documentaires sont unanimes quant à cette voie.  Mais pour cela il va nous falloir faire le deuil de tout ce que nous avons connu jusqu'à maintenant.  Le monde tel qu'il est, n'a plus d'avenir. Il nous mène à une société inégalitaire, à des dérives importantes, à une destruction de notre seule maison : la terre et de la vie qui s'y épanouit.  Ce monde doit mourir.  Sa mort se fera dans la douleur, dans la peur, dans les larmes. Mais nous n'avons pas d'autre alternative. Après la mort, le deuil, il y aura une renaissance d'où dépendra l'avenir tant de notre espèce que de la planète. 

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