• Peu de temps avant sa mort, j’avais entendu dans un entretien Guillaume Depardieu. Il s’exprimait avec une tendresse et une honnêteté indéniable. J’avais envie d’en savoir plus sur son parcours, sur ce qu’il était.

    Aux premières pages, je me suis dit : « Quel mégalo », et plus j’avançais plus je découvrais un jeune homme à la fois dur et tendre, sensible et froid… un homme qui a passé sa vie à essayer de se construire, de dompter ses failles, ses manques et bizarrement sa construction a eu besoin d’une destruction avant. C’est peut-être dans ses errances, dans ses excès qu’il a appris ses repères et ses limites.

    Cet écorché vif était à la recherche de l’amour paternel. Enfant terrible, le non-engagement de son père dans leur relation combiné à une certaine fragilité le fait marcher le long d’un précipice. Un pas de trop et ça pourrait être la folie… S’il a marché sur la corde raide, il aura trouvé aussi une forme d’épanouissement dans la paternité et dans l’expression du monde de l’art musical, théâtral, cinématographique.

    Je n’ai pas d’admiration pour ce garçon, mais pas non plus de rejet, juste un sentiment de gâchis et une grande tendresse. Mal aimé, mal appris, caractériel, il a eu du mal à se trouver. Il lui aura fallu un vrai drame dans sa vie, son accident et ce qui en suivra pour trouver du sens à la vie. Profitant de sa notoriété, la lutte contre les infections nosocomiales devient son nouveau combat.  Il décide de fonder la « fondation Guillaume Depardieu " à Bougival dans les Yvelines, où il vit près de sa mère. Il regroupe des milliers de témoignages et représentera les 800 000 cas annuels d'infections nosocomiales dont 10 000 décès annuellement. 

    Loin de la littérature n’attendez pas autre chose de ce livre que ce qu’il est : un livre-entretien. Vous serez agacés, touchés, révoltés, émus peut être mais c’est l’histoire d’un garçon qui aura eu un destin tragique.  Révolté et libre sont les deux termes qu’il évoque pour le caractériser. Il s’est éteint le 13 octobre 2008, il avait 37 ans  à peine.

     

    Et pour finir, un extrait de son album post-mortem : « je mets les voiles »

    http://www.youtube.com/watch?v=Eirq0UrnzqA

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

    Merveilleuses aurores boréales, étoiles, orages dans le ciel du Dakota

    http://vimeo.com/85134959

     

     

     


    votre commentaire
  •  

    Le Dernier pirate, un documentaire réalisé par le fondateur de l’ONG Sea Shepherd Paul Watson.

    Des écologistes se voient obligés de devenir de véritables pirates pour lutter contre les baleiniers qui continuent de massacrer les cétacés pourtant en voie de disparition. Un non-sens absolu !

    Mais peut-on dire que les militants sont hors la loi, sachant que les baleiniers sont illégaux ? Aux grands maux, les grands moyens. Il s’agit d’un véritable engagement dans lequel les militants se donnent corps et âmes.

    La chasse sous couvert de recherche scientifique est absolument inadmissible. C’est absolument incompréhensible que sous prétexte de traditions ancestrales, ces pays ne se remettent pas en cause et refusent de jouer le jeu de la sauvegarde des espèces en danger.

    Heureusement que quelques hommes ont une conscience écologique aiguisée au point de mettre leur vie entre parenthèse pour leur combat.

    http://www.youtube.com/watch?v=rLnUbGpfYj4

     


    votre commentaire
  •         Garde à jamais dans ta mémoire


    Garde à jamais dans ta mémoire,
    Garde toujours
    Le beau roman, la belle histoire
    De nos amours !

     

    Moi, je vois tout dans ma pensée,
    Tout à la fois !
    La trace par ton pied laissée
    Au fond des bois,

     

    Les champs, les pelouses qui cachent
    Nos verts sentiers,
    Et ta robe blanche où s'attachent
    Les églantiers,

     

    Comme si ces fleurs amoureuses
    Disaient tout bas :
    - Te voilà ! nous sommes heureuses !
    Ne t'en va pas !

     

    Je vois la profonde ramée
    Du bois charmant
    Où nous rêvions, toi, bien aimée,
    Moi, bien aimant ;

     

    Où du refus tendre et farouche
    J'étais vainqueur,
    Où ma bouche cherchait ta bouche,
    Ton coeur mon coeur !

     

    Viens ! la saison n'est pas finie,
    L'été renaît,
    Cherchons la grotte rajeunie
    Qui nous connaît ;

     

    Là, le soir, à l'heure où tout penche,
    Où Dieu bénit,
    Où la feuille baise la branche,
    L'aile le nid,

     

    Tous ces objets saints qui nous virent
    Dans nos beaux jours
    Et qui, tout palpitants, soupirent
    De nos amours,

     

    Tous les chers hôtes du bois sombre
    Pensifs et doux,
    Avant de s'endormir, dans l'ombre,
    Parlent de nous.

     

    Là, le rouge-gorge et la grive
    Dans leurs chansons,
    Le liseron et, dans l'eau vive,
    Les verts cressons,

     

    La mouche aux ailes d'or qui passe,
    L'onde et le vent,
    Chuchotent sans cesse à voix basse
    Ton nom charmant.

     

    Jour et nuit, au soir, à l'aurore,
    A tous moments,
    Entre eux ils redisent encore
    Nos doux serments.

     

    Viens, dans l'antre où nous les jurâmes,
    Nous reposer !
    Viens ! nous échangerons nos âmes
    Dans un baiser !

     

    Victor Hugo

     

     

    Pin It

    votre commentaire
  • http://www.youtube.com/watch?v=WgZkL3-zPFk#t=24

     


    votre commentaire