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    Shintaro Ohata est un jeune artiste né à Hiroshima en  1975.. Il a imaginé le moyen de combiner la 2D et la 3D au moyen d'un mélange sculpture-peinture qui donne une force incroyable à ses oeuvres.  Il dépeint ainsi la vie quotidienne au Japon.

    Ces oeuvres sont pleines de vie, empreintes tantôt de douceur, tantôt de mélancolie.  L'artiste joue avec les couleurs et les volumes donnant lieu à une véritable harmonie.

     

     

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  • Ciel et coeurs

     

    Certains sont souvent déraisonnables illogiques et centrés sur eux-mêmes, pardonne leur quand même.

    Si tu es gentil, ils peuvent t'accuser d'être égoïste et d'avoir des arrières pensées, sois gentil quand même.

    Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis, réussis quand même.

    Si tu es honnête et franc il se peut que les gens abusent de toi, sois honnête et franc quand même.

    Ce que tu as mis des années à construire quelqu'un pourrait le détruire en une nuit, construis quand même.

    Si tu trouves la sérénité et la joie ils pourraient être jaloux, sois heureux quand même.

    Le bien que tu fais aujourd'hui les gens l'auront souvent oublié demain, fais le bien quand même.

    Donne au monde le meilleur que tu as et il se pourrait que cela ne soit jamais assez, donne au monde le meilleur que tu as quand même...

    Mère Thérésa

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  •  Mathias Malzieu - La mécanique du coeur


    Jack nait le jour le plus froid de l'année mais son coeur reste gelé. Une seule solution pour le sauver, lui greffer une horloge pour aider son coeur à fonctionner.
    Jack vivra mais pour se faire, il devra éviter toutes émotions. Pas de colère, pas d'énervements, mais... pas d'amour non plus.  Mais une petite chanteuse des rues met le coeur de Jack à l'émoi. Il grince, craque, s'emballe... Mais la belle disparait. 
    Notre héros se sent comme Don Quichotte et prêt à tout, il part à la recherche de son amour, bravant tous les dangers et surtout bravant la mécanique de son coeur.


    Mathias Malzieu nous offre un conte pour grands enfants donnant sa vision poétique de l'amour et de la différence.  Un univers à la Tim Burton.

    Mathias Malzieu est le chanteur du groupe dyonisos.  Il a créé un album à partir du livre.


     


     Luc Besson en a acheté les droits cinématographiques pour une adaptation sur grand écran sous forme de film d'animation musical. Mathias Malzieu, Olivia Ruiz,  Emily Loizeau, Rossy de Palma, Arthur H, Grand Corps Malade, Jean Rochefort et Babet prêteront leur voix aux personnages. La voix enregistrée d'Alain Bashung sur le disque sera même réutilisée à l'occasion.
     


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    Généticien, Albert Jacquard n’a jamais cessé de s’interroger sur le monde, sur l'humanité, son avenir. Sous la forme d’une lettre à un arrière-petit-enfant adolescent en 2025,  il nous offre ici la synthèse de ses questionnements, de ses convictions, de ses craintes et de ses espoirs.


    Huit milliards d’êtres humains parviendront-ils demain à cohabiter sur la planète ? Avec quelles conséquences :  une consommation frénétique, des manipulations génétiques incontrôlées qui pourraient avoir  des conséquences sans précédent et vite insurmontables sur l’environnement et sur le destin de l'homme ? Comment préserver à la fois la diversité et la paix ?
    Une soif inextinsible de connaissance, un respect de l'autre, une envie de partager, d'alerter, de transmettre... toutes ces valeurs font parti intrinsèquement de l'humaniste Albert Jacquart.  Malgré tout, ce livre est à prendre comme une leçon d'espoir.
    Goût de connaître, respect de l’autre, nécessité de la critique et parfois de l’insoumission : telles sont les valeurs, ancrées dans sa vie et dans ses combats, que réaffirme ici Albert Jacquard, et qui font au bout du compte de ce livre une leçon d’optimisme et d’espoir.

    Voici un extrait du livre :

    2000

    Tu découvres cette lettre le jour de mon centième anniversaire. Entre l'été 99 où je l'ai écrite et l'instant où tu la lis, plus d'un quart de siècle s'est écoulé. Tu vis un "aujourd'hui" qui est pour moi un inaccessible "demain". En lisant ces phrases, peut-être as-tu le désir de tisser un lien ténu avec cet homme lointain, dont ta famille t'a parlé, qui pour toi n'est même pas vieux puisqu'il a disparu, ton arrière-grand-père, moi.

    Tout ce que je sais de toi est que tu es un de mes arrière-petits-enfants. Es-tu une fille, un garçon ? As-tu quinze ans, ou plus, ou moins ? Celui de tes parents qui te relie à moi est-il une de mes petites-filles, Sarah, ou Aurore, ou Chloé ou Marion, ou un des mes petits-fils, Julien, ou Béryl, ou Nathan ou Simon ? Je l'ignore. L'un deux a été le transmetteur d'une part de ce que la nature m'avait donné pour construire mon corps, et que j'avais moi-même transmis […]. Cette part de moi est, à vrai dire, bien faible : un huitième, car je ne suis que l'un de tes huit arrière-grands-parents. Peut-être même as-tu été adopté(e), ce qui réduit cette part à zéro, mais ne modifie en rien mon désir de parcourir à travers le temps, à trois générations de distance, le chemin qui me conduit à toi.

    Ce chemin n'est pas déjà tracé, il est véritablement à construire ; les quelques milliers de gènes (tu le sais peut-être, la génétique a été le domaine scientifique sur lequel j'ai travaillé) qui en toi sont la copie des miens ne sont qu'un matériau dérisoire ; il me faut trouver d'autres parcours pour te rejoindre, m'agripper à d'autres prises pour m'approcher à portée de voix de toi.

    Toi, un contemporain de mes après-demains,

    Toi, qui es déjà sans doute obsédé par ton propre avenir,

    Toi qui, en me lisant, sens ta vie palpiter, au rythme même où en moi elle palpite en cet instant où je t'écris,

    Toi qui regardes un ciel semblable au mien, et pourtant différent, car le passage du temps a transformé tout ce qui emplit le cosmos,

    Toi qui commences à imaginer la personne que tu deviendras,

    Toi pour qui je ne suis même pas un souvenir, à peine un prénom parfois évoqué, un personnage flou sur de vieilles photos, pardonne-moi de sauter à pieds joints par-dessus ces vingt-cinq années, et de m'inviter pour quelques instants dans ta vie.

    En la partageant je m'attribue, au-delà de ma mort, des instants que la nature m'a refusés. J'ai parcouru la plus grande partie du XXe siècle ; tu vas parcourir le XXIème. A toi de jouer, à moi d'essayer de t'éclairer. Permets-moi ce monologue qui me réinsère dans le flot des vivants.

    [...]

    En m'adressant à toi, je t'ai donné existence.

    A l'instant où j'écris ces lignes, tu n'es pas. A l'instant où tu les lis, tu l'es ; tu deviens. A chaque phrase, je peux m'exprimer aussi bien au présent qu'au futur. […]

    Mais qui es-tu ? Une fille, un garçon ; nous avons vu que cela n'avait guère d'importance. Au départ, j'ai imaginé que l'un de tes parents était l'un de mes petits-enfants, ces quatre garçons et quatre filles ont pour moi une telle présence ! Mais ce lien génétique est dérisoire. Je sais de toi l'essentiel : tu es de mon espèce. Et cela suffit à établir une connivence nous associant définitivement dans une même aventure, car l'espèce humaine est singulière.

    Il est facile d'énumérer tout ce qu'elle a en commun avec tous les êtres dits vivants sur la Terre. […] Nous sommes l'une des branches, l'un des rameaux, parmi des millions d'autres, d'un arbre généalogique qui s'est différencié au cours de trois milliards et demi d'années.

    Il se trouve que ce rameau se distingue de tous les autres. Pour le généticien, cette différence se résume à quelques mutations récentes. Intervenues au cours des quelques derniers millions d'années, une durée bien courte dans l'histoire de la planète, elles nous ont donné une complexité cérébrale qui nous a entraînés sur un chemin où aucune autre espèce n'a pu nous suivre. Ainsi un nuage poussé par un vent un peu plus fort passe seul au-delà du col et apporte la pluie sur un espace nouveau. […]

    Les interrogations sur les évènements passés sont certes passionnantes mais l'important est le présent, car il nous permet de décider de l'avenir.

    Longtemps nous nous sommes contentés, comme tous les animaux, de subir. Nous avons maintenant les moyens de choisir et d'agir. Un chant de triomphe ne serait pas déplacé devant les pouvoirs que nous nous sommes donnés. Sur tous les fronts nous venons de progresser, contre la maladie, contre la douleur, contre l'obligation du travail. Ce dernier siècle nous a apporté une extraordinaire moisson de possibilités dont nos ancêtres osaient à peine rêver.

    Et pourtant que de guerre, de massacres, de misères, de désespoirs ! La cause de ce lamentable gâchis ne peut être trouvée ailleurs qu'en nous-mêmes. Quel est donc le ver dans le fruit ? Je me hasarde à te proposer une hypothèse. Ce ver qui pourrit tout ne serait-ce pas l'attitude que nous adoptons envers les autres ? Cette attitude est aujourd'hui (peu importe que ce soit dû à la nature ou à la culture) fondée sur la méfiance, la compétition, la lutte. L'évidence est pourtant que la coopération est seule féconde. Nous l'oublions car nous nous trompons sur la définition de nous-mêmes.

    Lorsque nous disons "je", nous pensons à l'individu autonome, localisable, identifiable, unique, que nous sommes. Mais nous ne sommes pas que cela.

    […] "Je est les liens que je tisse." Avec cette définition, que je t'ai rappelée, la compétition, la lutte contre l'autre, apparaissent comme des comportements au mieux infantiles, au pire suicidaires.

    C'est à ce niveau qu'il faut situer la révolution nécessaire : chaque membre de notre espèce est "plus que lui-même" par son appartenance au réseau des rencontres.

    Ce réseau, depuis mon enfance, je l'ai tissé au présent en échangeant avec mes contemporains, au passé en lisant les livres ou en admirant les oeuvres de ceux qui m'ont précédé. Avec toi je l'ai tissé en me projetant vers l'avenir. Grâce à toi je peux prendre à mon compte l'orgueilleuse apostrophe : "Mort, où est ta victoire ?"

    ( Source: Albert Jacquard, A toi qui n'es pas encore né(e), Ed. Calmann-Lévy, 2000 )
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