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    Un petit livre sans prétention pour passer un moment agréable. Un roman pétillant sans prise de tête, juste pour se faire plaisir.

    Quand Marla donne à Gwen un petit journal, elle ne se doute pas qu’elle va ainsi sauver l’histoire d’amour de son amie Gwen, petite jeune femme dont la passion est la mode des années 50-60 et le modèle Jackie O. Gwen est amoureuse de Coop comme elle ne l’a jamais été. Ils projettent de se rendre ensemble à un mariage à 900 km de chez eux, un long voyage qu’ils devaient faire en amoureux. Mais c’est sans compter avec Dannika, une sulfureuse blonde au corps parfait, professeur de yoga avec une notoriété bien établie. Elle s’invite au voyage et a décidé de pourrir la vie de Gwen et pire encore la relation entre elle et Coop. Gwen note tout dans son journal, cela lui permet d’avoir le recul nécessaire pour se reprendre, pour se défouler, dire tout ce qu’on aurait envie de dire pour de vrai, de faire…

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    Le pays Konso est situé sur les hauts plateaux d’Ethiopie, dont le paysage Konso a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO ce qui devrait lui permettre de protéger sa façon de cultiver ancestrale. C’est un pays sec, aride et hostile et il a fallu toute l’ingéniosité des habitants pour le rendre habitable et exploitable. De vastes terrasses ont été bâties pour prévenir l’érosion des sols, retenir l’eau et permettre la culture. 

     

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    Les villes en haut des plateaux (environ 28) sont entourées de fortifications permettant aux habitants de se protéger à la fois des coulées de boue et des animaux sauvages. Les maisons sont accolés les unes aux autres et chaque ville a une densité de population élevée, en moyenne 2000 habitants.

     

    mur de fortification
     
     

     

    Ce sont des agriculteurs sédentaires, qui  cultivent le coton, le sorgho, le millet et surtout le moringa stenopetala (qui donne un liquide sucré au niveau des feuilles et est une véritable source vivrière). Ce sont d'habiles tisserands. Ils ont des traditions de vie qu’ils se transmettent depuis plus de 400 ans et pourtant le peuple Konso ne s’est pas transmis son histoire. On ne sait rien de leur contrée d’origine, ni de leur histoire. Les jeunes adolescents vivent dans une case leur étant réservée,  ont pour mission de surveiller le village et ce jusqu’à leur maturité sexuelle et leur mariage à l’âge de 18 ans.

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    Ethiopia_-_Mature_Moringa_stenopetala_tree_-_March_2011 Le peuple Konso accorde une grande importance aux arbres. Il y a bien sûr l’arbre qui nourrit, l’arbre qui fournit du bois mais il y a aussi  arbres et arbustes sacrés. Les mura dawra, des bosquets d’euphorbes et d’épineux dont l’accès est interdit sauf pour des rituels de paix et d’ordre social.

     

    mura dawra
    mura dawra
     

    Les mura poqalla, des forêts de genévriers sacrés qui sont gérées par les chefs de lignage (les poqalla). Ceux-ci sont des aînés, des chefs responsables de la fertilité et de la paix, les gestionnaires rigoureux de la forêt sacrée et qui y vivent avec femme et enfants. Ils ne se nourrissent que d’aliments préparés dans la mura poqalla et y seront enterrés dans le cimetière réservé aux chefs de lignage. Le travail du poqalla consiste non seulement à préserver les arbres mais à régénérer la forêt. Il recueille les graines des plus beaux spécimens, les fait pousser dans un champ à l'ombre d'autres arbres, pour les transplantez dans la forêt dès qu’ils ont la taille requise. A chaque arbre abattu, il en replante un autre. Pour avoir de beaux arbres, il débroussaille, redresse, dégage l’espace autour du jeune arbre afin qu’il pousse bien droit. Il entoure les arbrisseaux d’une murette de pierres pour conserver l’eau à leur pied. C’est un travail quotidien et sans cesse renouvelé.

     

    Mura poqalla
    mura poqalla

    Les genévriers sacrés, vieux de plusieurs dizaines d’années fournissent les mâts de génération implantés tous les 18 ans, soit à chaque changement de génération.

    Mât de génération
    Mât de génération

    En effet l’organisation sociale des Konso repose sur une relation générationnelle. Il y a de vrais rituels avec des cérémonies de passage lorsqu’on change de classe d’âge. Pour changer de classe et devenir guerrier, un homme doit être capable de soulever au-dessus de sa tête la grosse pierre qui se trouve sur la place du village (mora). Au centre de la place, s'élève l'olayta, le mât des générations. Tous les 18 ans donc, à l'arrivée d'une nouvelle génération, on ajoute un mât à l'olayta. L’addition des mâts est une manière fiable pour dater le village.

     

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    Danse traditionnelle

    http://www.dailymotion.com/video/xd4zdb_decouverte-du-peuple-konso-au-sud-d_travel

     

     

     

     

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  • Regarde les
    Devant leurs écrans ils sont comme ces nuées de papillons blancs que l'ampoule envoûte
    Et les morts télévisés deviennent aussi insignifants que les publicités
    Regarde-les bien
    Qu'ils baisent, qu'ils bossent,
    Qu'ils mangent, qu'ils marchent,
    Ils dorment...

    Lâchons-les, lâchons tout, fuyons
    Lâchons-les, lâchons tout, fuyons, soyons fous
    Lâchons-les, lâchons tout,

    Lâchons-les, lâchons tout, fuyons
    Lâchons-les, lâchons tout, fuyons, soyons fous
    Lâchons-les, lâchons tout,

    A quoi bon défiler dans les rues
    Quand on vote comme un con
    Ca dit oui, ça dit non,
    Idéaux en girouette
    A ma droite la maison, à ma gauche la pension,
    Et après ça s'étonne, ça se plaint
    Plus j'connais l'homme, plus j'aime les chiens
    Ca s'étonne, ça se plaint
    Plus j'connais l'homme, plus j'aime les chiens

    Lâchons-les, lâchons tout, fuyons
    Lâchons-les, lâchons tout, fuyons, soyons fous
    Lâchons-les, lâchons tout,

    Lâchons-les, lâchons tout, fuyons
    Lâchons-les, lâchons tout, fuyons, soyons fous
    Lâchons-les, lâchons tout,

    Ca veut de l'immédiat, exister sans idées
    Ca prend pas position, aboyer dans un stade,
    Aduler un biceps, crier "on a gagné" alors qu'on est resté le cul devant sa télé
    Quand on donnera à la pensée ce qu'on donne au ballon rond
    On aura sauvé la nation mais pour l'instant
    Ca s'étonne, ça se plaint
    Plus j'connais l'homme, plus j'aime les chiens
    Ca s'étonne, ça se plaint
    Plus j'connais l'homme, plus j'aime les chiens
    Ca s'étonne, ça se plaint
    Plus j'connais l'homme, plus j'aime les chiens

    Lâchons-les, lâchons tout, fuyons
    Lâchons-les, lâchons tout, fuyons, soyons fous
    Lâchons-les, lâchons tout,

    Lâchons-les, lâchons tout, fuyons
    Lâchons-les, lâchons tout, fuyons, soyons fous
    Lâchons-les, lâchons tout,

     

    https://www.youtube.com/watch?v=WJ7xqktAKC4


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  • Sil van der Woerd et l’acteur Rutger Hauer ont tourné pour Sea Shepherd un court métrage émouvant dénonçant la chasse à la baleine. Nous voyons la dernière baleine vivant sur la Terre face à l’implacable chasseur : l’homme. Le court métrage est poétique mais surtout prenant… l’émotion est grande. La colère et la révolte gronde en nous contre l’imbécilité et la cruauté de l’humain qui s’octroie le droit de détruire la vie.

    http://vimeo.com/53928075

     

     


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  • Quand un cancre devient professeur et romancier. Qui mieux qu’un ancien cancre peut comprendre les élèves en difficulté ? Et qui a sauvé cet élève-là d’un naufrage annoncé ?  Il y a dans ce livre une sincérité touchante mâtinée d’humour et de tendresse. Daniel Pennac nous dit la souffrance de l’enfant étiqueté « cancre ». Derrière un « je m’en foutisme », derrière un esprit frondeur, il y a un enfant qui vit mal cette différence, qui ressent solitude et honte, qui jongle avec des mensonges pour retarder au maximum le verdict fatidique de son entourage (parents ou enseignants).

     

    Extrait

    « 

    -      J’y arriverai jamais, m’sieur.

    -      Tu dis ?

    -      J’y arriverai jamais !

    -      Où veux-tu aller ?

    -      Nulle part ! Je veux aller nulle part !

    -      Alors pourquoi as-tu peur de ne pas y arriver ?

    -      C’est pas ce qeu je veux dire !

    -      Qu’est-ce que tu veux dire ?

    -      Que j’y arriverai jamais, c’est tout !

    -      Ecris-nous ça au tableau : Je n’y arriverai jamais. 

    Je ni ariverai jamais.

    -      Tu t’es trompé de n’y. Celui-ci est une conjonction négative, je t’expliquerai plus tard. Corrige. N’y, ici, s’écrit n apostrophe,y. Et arriver prend deux r.

    Je n’y arriverai jamais

    -      Bon. Qu’est-ce que c’est que ce « y » d’après toi ?

    -      Je sais pas.

    -      Eh bien il faut absolument qu’on trouve ce qu’il veut dire, parce que c’est lui qui te fait peur, ce « y »

    -      J’ai pas peur.

    -      Tu n’as pas peur ?

    -      Non.

    -      Tu n’as pas peur de ne pas y arriver ?

    -      Non, je m’en branle.

    -      Pardon ?

    -      Ça m’est égal, quoi, je m’en moque !

    -      Tu te moques de ne pas y arriver ?

    -      Je m’en moque, c’est tout.

    -      Et ça, tu peux l’écrire au tableau ?

    -      Quoi, je m’en moque ?

    Je mens moque.

    -      Oui.

    -      Mapostrophe en. Là tu as écrit le verbe mentir à la première personne du présent.

    Je m’en moque.

    -      Bon, et ce « en » justement, qu’est-ce que c’est que ce « en » ?

    -     

    -      Ce « en », qu’est-ce que c’est ?

    -      Je sais pas, moi… C’est tout ça !

    -      Tout ça quoi ?

    -      Tout ce qui me gonfle.

    …  Cette année-là, donc, nous avons ouvert le ventre de ce « y », de ce « en », de ce « ça », de ce « tout », de ce « rien ». Chaque fois qu’ils faisaient irruption dans la classe, nous partions à la recherche de ce que nous cachaient ces mots si déprimants. Nous avons vidé cers outres infiniment extensibles de ce qui alourdit la barque de l’élève en perdition, nous les avons vidées comme on écope un canot sur le point de couler, et nous avons examiné de près le contenu de près le contenu de ce que nous jetions par-dessus bord :

    « Y » : cet exercice de math d’abord, qui avait mis le feu aux poudres.

    « Y » : celui de grammaire, ensuite, qui avait rallumé l’incendie. (La grammaire, ça me gonfle encore plus que les math, m’sieur !)

    Et ainsi de suite : « y » la langue anglaise qui ne se laissait pas saisir, « y », la techno qui le gonflait comme le reste (dix ans plus tard elle lui prendrait la tête et dix ans plus  tard encore, elle le gaverait), « y », les résultats que tous les adultes attendaient vainement de lui, bref « y », tous les aspects de sa scolarité.

    D’où l’apparition du « en », de s’en moquer (s’en foutre, s’en taper, s’en branler, histoire de tester la résistance des oreilles enseignantes. Encore une vingtaine d’années et s’en battre les couilles viendrait s’ajouter à la liste).

    « En », le constat quotidien de son échec,

    « En », l’opinion que les adultes ont de lui,

    « En », ce sentiment d’humiliation qu’il préfère reconvertir en haine des professeurs et en mépris des bon élèves…

    D’où son refus de chercher à comprendre l’énorme « ça » qui ne sert à « rien », cette envie permanente d’être ailleurs, de faire autre chose, n’impore où ailleurs et n’importe quoi d’autres.

    Leur dissection scrupuleuse de ce « y » révéla à ces élèves l’image qu’ils se faisaient d’eux-mêmes : des nuls fourvoyés dans un univers absurde, qui préféraient s’en foutre, puisqu’ils ne s’y voyaient aucun avenir.

    -      Même pas en rêve, monsieur !

    No future.

    « Y » ou l’avenir inaccessible.

    Seulement à ne s’imaginer aucun futur, on ne s’installe pas non plus dans le présent. On est asssis sur sa chaise mais ailleurs, prisonnier des limbes de la déploration, un temps qui ne passe pas, une sorte de perpétuité, un sentiment de torture qu’on ferait payer à n’importe qui, et au prix fort.

    D’où ma résolution de professeur : user de l’analyse grammaticale pour les ramener ici, maintenant, afin d’y éprouver le délice très particulier de comprendre à quoi ser un pronom adverbial, un mot capital qu’on utilise mille fois par jour, sans y penser. Parfaitement inutile, devant cet élève en colère, de se perdre en arguties morales ou psychologiques, l’heure n’est pas au débat, elle est à l’urgence.

    Une fois « y » et « en » vidés et nettoyés, nous les avons dûment étiquetés. Deux pronoms adverbiaux forts pratiques pour noyer le poisson dans une conversation épineuse. Nous les avons comparés à des caves du langage, ces pronoms, à des greniers inaccessibles, à une valise qu’on n’ouvre jamais, à un paquet oublié dans une consigne dont on aurati perdu la clé.

    -      Une planque, monsieur, une sacrée planque !

    Pas si bonne en l’occurrence. On croit s’y cacher et voilà que la planque nous digère. « Y » et « en » nous avalent et nous ne savons plus qui nous sommes. »

    … «Les professeurs qui m’ont sauvé - et qui ont fait de moi un professeur – n’étaient pas formés pour ça. Ils ne se sont pas préoccupés des origines de mon infirmité scolaire. Ils n’ont pas perdu de temps à en chercher les causes, et pas davantage à me sermonner. Ils étaient des adultes confrontés à des adolescents en péril. Ils se sont dit qu’il y avait urgence. Ils ont plongé. Ils m’ont raté. Ils ont plongé de nouveau, jour après jour, encore et encore… Ils ont fini par me sortir de là. Et beaucoup d’autres avec moi. Ils nous ont littéralement repêchés. Nous leur devons la vie.»

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