• sikkim
     

     

    Le Sikkim soit « Vallée du riz », est l’un des plus petits états  de l'Inde, dans l'Himalaya. C’est là que vivent les lepchas, les plus anciens habitants du Sikkim.

    Il y a près d’un demi-siècle, le roi du Sikkim leur offrait un petit territoire de 78 kilomètres carrés pour qu’ils puissent y préserver leur langue et leur culture.

    Les lepchas pratiquent l’art de guérir par les plantes, une tradition ancestrale. Ils ont une connaissance des plantes médicinales très impressionnante. Plus de 600 espèces se développent dans cette réserve naturelle dont certaines endémiques. Un pays de rêve pour tous les botanistes.

    Bharat Pradhan est chercheur à L’institut universitaire de l’environnement, de l’écologie et du développement. Il veut faire une étude du savoir des guérisseurs lepchas. Pour cela, il contacte le chaman Dechen Lepcha et l’ostéopathe Mandela. Sauvegarder le savoir thérapeutique, répertorier les plantes est une mission importante. Trop de savoirs de peuples anciens ont été perdus parce que la civilisation se sentait tellement imbue d’elle-même. Des thérapeutiques ayant servies aux maladies modernes ont été oubliées à jamais. C'est un véritable gâchis voire un crime.

    Nous ferions bien de prendre cette démarche pour exemple car nous avons nous-même beaucoup à apprendre et beaucoup à sauver du savoir des anciens et de toutes ces tribus que l'on prétend primitive.

     

    http://www.dailymotion.com/video/xmthbf_sikkim-le-chercheur-et-le-chaman_travel


    Sikkim, le chercheur et le chaman par Diablangel

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  • Les toubous sont un peuple de nomades pasteurs vivant dans le Sahara oriental allant du nord du Tchad au sud de la Libye et au nord-est du Niger. On estime que le peuple toubou est composé d’environ 650 000 personnes. Ce peuple est composé de deux ethnies : les Daza éleveurs de chameaux, bovins et les Teda éleveurs de chameaux et petits bétails mais plus nomades que les premiers.  Leurs campements est toujours à proximité d’un puits.
    Mais l’élevage n’est pas suffisant pour nourrir la population.  S’ils doivent parfois se résoudre à vendre une partie de leur cheptel, c’est vraiment qu’en dernier recours. Au Niger, les toubous ont prévu une autre ressource : les dattiers. En effet ils possèdent plusieurs palmeraies. Ce sont les femmes qui s’occupent de la récolte et pour se faire, elles partent tous les ans pour un périple durant 4 mois avec leurs enfants. Après 3 semaines d’une marche difficile et risquée la récolte va durer  environ un mois. Ramassage, séchage et empaquetage avant de repartir en sens inverse vers les marchés afin de vendre la récolte de dattes pendant un mois encore avant de prendre le chemin du retour. En tout c’est près de 1500 km qu’elles vont parcourir à pieds à travers l’une des régions les plus arides du monde qu’est le Sahara. Malgré tous les dangers auxquels elles sont confrontées : tempêtes, chaleur, orages violents, morsures d’animaux…, c’est grâce au revenu de la vente qu’elles pourront acheter les vivres et le nécessaire pour survivre une année.

     



    Le film « vents de sable, femmes de roc » nous montre cet extraordinaire voyage.
    Voici un extrait sous-titré en Français

     

    https://www.youtube.com/watch?v=UPG5a9uDqmA

     

     

    Et voici la version complète en Anglais

    https://www.youtube.com/watch?v=A23mN_QjNys

     

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  • Un petit voyage au coeur du peuple Masaï au Kenya. Entre les paysages magnifiques, la faune et la fière population qu'est le peuple Masaï, quelques minutes de plaisir.

    http://vimeo.com/23499842

    Sons of Enkai · teaser#1 from NaturaHD Films on Vimeo.


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  • Canyon de Chelly pays Navajo

     

    Edward Sheriff Curtis, maître de la photo, pionnier du cinéma, a dirigé une équipe de chercheurs pendant 30 ans. Eminent portraitiste, amoureux des paysages du Nord-Ouest américain, on a surtout retenu ses portraits d’indiens prises entre 1900 et 1927. Il a voulu conserver une trace de la vie traditionnelle des Amérindiens, persuadé qu’il était de leur disparition rapide dans une assimilation. Grâce à une rencontre fortuite avec des éminents universitaires, il est appelé à se joindre à une expédition en Alaska ce qui lui permettra de se familiariser avec les méthodes scientifiques. Après cette expédition, il commença à peser à une étude des cultures amérindiennes. Au cours de l’été 1900, il visite au Nord-Ouest du Montana une réserve Blackfeet pour y photographier les cérémonies rituelles annuelles de la Danse du Soleil. Cette danse se déroulait au cours du Soltice d’été et durait 4 à 5 jours. C’est un rituel religieux qui célèbre le cycle naturel de la vie et la mort, la renaissance des participants et de leurs familles ainsi que le renouveau du monde terrestre. Le rituel comprenait sacrifices et souffrances afin de garantir l’harmonie entre les êtres vivants. Ce rituel est encore pratiqué de nos jours. (pour en savoir plus : http://www.artisanatindien.com/sundance.html)

     

     

    A partir de ce moment, Edward Shériff Curtis n’a plus qu’un désir : montrer au monde et conserver une trace de chaque aspect de la vie des amérindiens. Dès 1903 le président Théodore Roosevelt s’intéresse à son travail et le soutiendra jusqu’au bout dans sa démarche ethnologique.

    Les tribus photographiées par Curtis sont installées dans l’Ouest du Canada et des Etats Unis : des Plaines, du Grand Bassin, du Plateau, de la Californie, de la côte Nord-Ouest, de l’Arctique et du Subarctique.  Il ne s’intéressera pas aux tribus de l’Est, les trouvant trop « civilisées », leur reprochant de ne plus vivre de manière traditionnelle.

    chefs Sioux,

     

    Estimant perdre trop de temps au travail de documentation, il le confiera à des assistants mais tout restera publié à son nom.  C’est un travail faramineux avec un lexique des diverses langues,  un répertoriage des chants, de la musique, de la mythologie et des façons de vivre (vêtements, habitats, hiérarchie, organisation sociale…). Ce travail ethnologique est une œuvre collective.

    Curtis complète son travail par des conférences, des spectacles. Il va aussi réaliser des films qui sont autant de témoignages historiques d’autant que bon nombre de cérémonies rituelles avaient été interdites par les gouvernements.

    Eclaireurs Crow

    La galerie lui étant consacrée  http://www.edwardscurtis.com/

     

    Vidéo de photographies sur chants traditionnels

    https://www.youtube.com/watch?v=RU3vk_5ahFQ

     

     

    Princesse Angeline           Si Wa Wata Wa 

    Source : le livre de l’ethnologue Joanna Cohan Scherer : Edward Sheriff Curtis aux éditions Phaidon.

    Genova Castello d'Albertis Navajo 1904

     

    Geronimo

     

    Guerrier nez-percé sur son cheval

    hupa dans la brume

     

     

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    http://www.youtube.com/watch?v=6b7qtR5dBRs

     

     

     

    Falaises de Bandiagara

     

    Les Dogons sont un peuple du Mali, installés dans la région, nommée Pays Dogon, qui va de la falaise de Bandiagara formée par la limite d’un plateau gréseux, situé au sud-est du delta intérieur du fleuve Niger, au sud-ouest de la boucle du Niger. C'est l'un des peuples les plus anciens d'Afrique et peut-être l'un des plus mystérieux. Grâce au fait que l'accès à leur territoire montagneux est particulièrement difficile, les dogons ont, longtemps,  pu préserver une indépendance salvatrice.

     

    Ils sont avant tout des cultivateurs (essentiellement du mil) et des forgerons. Ils sont réputés pour leurs sculptures. La langue parlée par les Dogons est le dogon qui regroupe plusieurs dialectes mais existe aussi une langue secrète, le sigi so, langue réservée à la société awa ou société des masques.Cette société regroupe tous les hommes circoncis, jeunes et vieux. L'autorité s'établit selon l'âge. Beaucoup de membres taillent leur propre masque. Ce sont eux qui dirigent différentes cérémonies dont les funérailles en organisant des danses masqués. 

    Les Dogons recherchent fortement l'harmonie, ce qui se traduit dans plusieurs de leurs rites. Par exemple, dans un de leurs rituels les plus importants, les femmes félicitent les hommes, les hommes remercient les femmes, les jeunes expriment leurs appréciations envers les vieux et les vieux identifient les contributions des jeunes. C’est une belle leçon à prendre

     

    Le pays des Dogons

    Le pays des Dogons, désigné au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO,   offre un spectacle magnifique. Il semble perdu au milieu du Mali mais ce pays offre un monde à part dans l’Afrique de l’Ouest avec ses traditions, ses mythes, ses paysages grandioses, sa biodiversité extraordinaire.  Que ce soit en saison sèche ou humide, les paysages sont toujours fascinants avec toutes ces cascades. En effet, les irrégularités du plateau rocheux donnent d’importantes concentrations d’eau qui forment de multiples cascades alimentant  des zones arides dans lesquelles se développent des oasis à la végétation dense et verdoyante qui cotoie une végétation typique du Sahel. Ce qui donne un biodiversité extraordinaire. Chaque micro-climat dans la région offre un assortiment unique de plantes médicinales et d’essences : karité, néré, balanzan ou acacia albida, tamarinier et palmier rônier ainsi que le baobab apportent à la population de quoi s’abreuver, se nourrir et se soigner. De même le pays Dogon possède une richesse ornithologique particulièrement dense.

     

    Le pays dogon possède de nombreux vestiges d’habitat anciens issus des périodes successives d’occupation. Les plus remarquables d’entre eux sont les vestiges des greniers Tellem (ces petits hommes que l’on appelle pygmées), constructions en petites briques en forme de petits pains non séchées et empilées en quinconce, qui se situent au beau milieu des falaises, dans des grottes ou dans des abris sous-roches naturels. Il s’agit là d’une des caractéristiques les plus impressionnantes de la zone de la falaise.

    grenier Tellem

    Hélas le pays est en pleine crise à la fois économique, alimentaire mais aussi au niveau de la sécurité de ses habitants par la menace des Djihadistes qui n’acceptent pas le syncrétisme religieux pratiqué par les Dogons.

     

     

    Mythes et croyances Dogon

     

    En effet les dogons ont une longue tradition de cosmogonie et d’animisme (incluant un esprit ancestral Nommo et une mythologie dans laquelle Sirius joue une part importante.)  Ils croient  en un Dieu unique Amma.

    Amma, maître de l'univers, organisa ensuite un système de planètes qu'il a créé avec des morceaux de "terre", ce mot étant pris ici dans un sens conceptuel. Il lança des boulettes de terre dans le ciel pour donner forme aux étoiles. Il fit de même pour notre système solaire.

    Pour faire le soleil et la lune, Amma modela de la terre en forme de deux poteries qu'il chauffa à blanc une fois pour toutes.

    La Terre fut créée en dernier lieu ; Amma lança un boudin de terre dans l'espace, comme pour chaque planète. A ses deux extrémités, la terre se sépara comme pour figurer des membres rattachés à un tronc. Ce corps schématisé était femelle, et une fourmilière constituait son sexe tandis qu'une termitière figurait son clitoris.

    Ainsi, la Terre fut prête à recevoir Amma.., il en fit son épouse.mais la termitière, élément mâle du sexe féminin, gênait la pénétration. Amma rasa donc la termitière et put s'unir à la terre ainsi excisée.

    C'est ainsi que l'excision apparut en terre Dogon. Un fils unique naquit, Yurugu ou le Renard pâle. La terre donna ensuite à Amma un couple d'enfant jumeaux appelés Nommo, à la fois mâle et femelle, couple idéal, maître de l’eau et de la parole. Puis Amma façonna avec de l’argile un couple humain, qui devait donner naissance aux huit ancêtres. Nommo leur enseigna la parole, liée à l’humidité, ainsi qu’au tissage car elle est faite de questions et de réponses entrelacées.

    Mais ce qui est troublant dans la cosmogonie des Dogons est la suite de leur croyance :Les Dogons considèrent que l'origine du monde vient d'une étoile nommée Digitaria, voisine de Sigui tolo (Sirius). Ce serait la plus petite et la plus lourde des étoiles et contiendrait le germe de toute chose. Cette étoile serait Sirius B, une naine blanche, effectivement une étoile très dense et très lourde mais celle-ci ne fut découverte qu'en 1844. De plus   selon la cosmogonie dogon, Sirius aurait un deuxième satellite, ou plutôt une étoile compagnon, mais il fallut attendre 1995 pour que Jean-Louis Duvent et Daniel Benest, astronomes à l'observatoire de Nice, guidés par des irrégularités apparentes du mouvement de Sirius, soupçonnent l'existence d'une naine rouge hypothétique. Tout ceci pose bien des questions. Comment ont-ils pu savoir ?

    Bien entendu pour les Islamistes, réunir toutes ces traditions à l’Islam est inconcevable. Ironie du sort, l’histoire des Dogons raconte qu’ils ont quitté le pays mandingue, dans le sud du Mali actuel, pour fuir l'Islam. Quelques siècles plus tard, l’Islam revient à eux par la force.

     

    Artisanat et art Dogon

     

    Filage et tissage font partis de l’artisanat Dogon. Le filage du coton est dévolu aux femmes et  le tissage aux hommes car le mouvement de la navette figure la seconde parole de Nommo. 

     

    La poterie est également un art Dogon et exécutée par les femmes. De l’argile mélangée à des morceaux de poterie déjà cuite et réduite en poudre représente la matière première des pots Dogon, particulièrement lourds mais conservant l’eau très fraîche ce qui n’est pas négligeable dans ce climat aride.

     

     

    La forge est une spécialité ancestrale réservée à la gente masculine du peuple. Les forgerons forment des castes endogames et vivent en marge de la société Dogon. Le travail du métal est associé à la parole comme le tissage .

    Les ateliers se trouvent en plein centre des villages. L’enclume, le four, les sièges du forgeron (sur lesquels il est interdit de s’asseoir) sont en pierre. Le forgeron travaille le métal mais aussi le bois. Le fer est extrait de la falaise, le fer ancestral, le fer sacré, le travail du forgeron est sacré lui-aussi.  Couteaux, haches sont fabriqués mais aussi bijoux, parures…

     

     

    La sculpture sur bois. Autrefois elle était le privilège du forgeron. Aujourd’hui avec l’attrait touristique, cet art s’est démocratisé. L’ébène, ce merveilleux bois noir précieux, devenant de plus en plus rare, les dogons le remplace par du bois blanc teinté ou par du clai.  Cet art est le principal pourvoyeur du commerce extérieur et les grossistes exportent par container entiers les œuvres des dogons. Mais l’art d’origine n’était pas fait pour être vu. Les statuettes étaient cachées dans les maisons, dans des sanctuaires et avaient des significations symboliques secrètes.

     

    Conclusion :

     

    Un pays magnifique, un peuple fascinant pleins de mystères, de légendes, de mythes. L’article que je viens de vous écrire ne représente qu’un petit aspect de ce peuple. Il y a tant à raconter sur eux, tant à découvrir. Si le sujet vous intéresse, je vous encourage à continuer d’en apprendre sur eux. Moi je n’y manquerai pas.

     

    Danse de la société des masques

     

    Oiseaux du pays Dogon

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