• gif noel

     

    Mari est une chanteuse norvégienne d'origine saami, née le 8 novembre 1956 au Finnmark, Norvège. Sa musique associe le chant traditionnel des Saami, le joik, avec des sons et des mélodies électro-acoustiques.

    Née en Laponie le pays du Père Noël, au nord de la Norvège, Mari Boine Persen a retrouvé ses racines et les traditions saami, y compris les chants traditionnels. Cette culture était sur le point de disparaître, étouffée par la vie moderne, la religion… Heureusement des jeunes ont commencé à s’intéresser aux traditions de leurs ancêtres et la culture Saami connait un renouveau.

     

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=KD15yirwhW4

     

    Les saamis, nom des lapons anciens, sont le seul peuple indigène d'Europe vivant dans le nord de la Scandinavie, c'est-à-dire de la Norvège et de la Suède, et également au nord de la Finlande et de la Russie. Leur territoire s’étend donc bien au-delà du cercle polaire dans un climat rude, abrupte avec des températures qui vont de -50° l'hiver à +16° l'été, des vents violents.

    Les anciennes croyances chamaniques ont largement disparu avec l'évangélisation forcée des Saami. Mais ils ont toujours un grand respect pour les anciens sites religieux. Ils continuent à croire aux Ulda, le peuple qui vit sous terre. Beaivi le soleil, Bieggolmmai le vent et Ruonanieida le printemps étaient leurs principales divinités. Le chamane entrait en transe au rythme du tambour magique pour communiquer avec le monde des esprits.

    Les chants traditionnels étaient sur le point de disparaître et heureusement ce sont les ivrognes qui les ont sauvés de la disparition. En effet, ce sont eux qui dans leurs délires éthyliques continuaient à les marmonner. De jeunes musiciens ayant comme Mari pris conscience de leur identité ethnique et culturelle, les ont repris et remis au goût du jour.

    http://www.dailymotion.com/video/x7di09_saami-le-musee-de-la-memoire_news

     

     

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    Umoja qui signifie "unité", est un village exceptionnel où se sont regroupés dès 1990, des femmes fuyant les mutilations sexuelles, les viols, les violences conjugales, les mariages forcés. Il est  interdit aux hommes et devient rapidement le refuge des femmes samburu.
    Elles étaient une trentaine à avoir le courage de s'enfuir et de fonder ce village de 2
    hectares. On les appelle Tumaï ou "espoir de vie".  Elles vivent dans des huttes, qu'elles ont elles-mêmes construites.

    Les femmes Tumai ne sont pas des Amazones. Les relations sexuelles sont acceptées mais elles doivent impérativement se passer en dehors du village. Les enfants mâles doivent quitter Umoja à 16 ans. Ils ont le droit d’y revenir pour rendre visite à leur mère ou y passer la nuit, mais ne peuvent y habiter tout au long de l’année.


    Depuis sa création , la communauté des femmes Tumai pratique une démocratie 100% «participative». Vendre une poule, acheter des cotonnades dans la bourgade voisine, envoyer des enfants à l’école primaire… Toutes les décisions qui engagent l’ensemble des habitantes sont soumises, après débats et lors de l’assemblée générale, au vote à la majorité et à main levée.

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    Elles vivent du commerce du poivre sauvage, de l'élevage et surtout de l'artisanat qu'elles vendent aux touristes venant visiter ce curieux village.  Sur chaque vente, 90% de la somme recueillie vont à celle qui a créé l’objet et 10% sont versés à la caisse de la communauté pour financer des soins de santé ou des études secondaires pour les enfants.


    Elles se sont résolus à recruter 3 hommes (les seuls admis) pour les protéger des
    hommes jugeant le village non conforme aux traditions locales. En effet, les femmes
    Tumaï s'opposent aux coutumes traditionnelles en refusant les mariages précoces
    pour leurs filles. De plus leur indépendance financière dûe à une économie prospère attise la jalousie.

    Mais depuis les émeutes de décembre 2007 au Kenya, les femmes  Tumai, qui vivent essentiellement de la vente de leur artisanat, se trouvent dans une situation désespérée. En effet, la situation instable du pays a découragé de nombreux touristes de visiter le pays.

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