• Gregorio MANZUR L'art du combat avec son ombre L'esprit du chigong et du taï chi

    Gregorio MANZUR L'art du combat avec son ombre L'esprit du chigong et du taï chi

     

    Le cheminement intérieur et spirituel de Gregorio Manzur dans la pratique du Taï chi. Le partage de son expérience nous invite à approfondir notre propre pratique et à évoluer dans la réflexion vis-à-vis du monde et surtout de nous-mêmes.

    Marc De Smedt nous parle de ce livre qu’il a beaucoup aimé lui aussi

     

    https://www.youtube.com/watch?v=hqtF_gph0Y0

     

     

     

    Quelques extraits du livre :

    « La naissance du tai-chi (nous raconte Gregorio Manzur) remonte à l’époque où Chang San-Feng, un moine taoïste qui vécut au XIVè siècle, cheminait sur les montagnes du Wudang. Au lever du soleil, il fut surpris par le combat entre un oiseau et un serpent.

    La légende veut que l’oiseau observait le serpent lové par terre, alors qu’il tournoyait au-dessus de lui. Le serpent le voyait s’approcher et s’éloigner, de plus en plus menaçant. Brusquement, l’oiseau poussa un cri perçant et, agitant ses ailes comme un éventail, fonça sur le serpent. Celui-ci secouait sa tête, la lançait de tous côtés, évitant les serres et les coups de bec de son attaquant. Se glissant en spirale, gardant toujours sa forme enroulée, il bondit soudain comme un éclair et le tua.

    Chang San-Feng, saisissant en même temps l’importance de l’alternance entre le yin et le yang, se dit alors que la rondeur et la souplesse l’emportaient sur la rigidité. Après la bataille, il s’aperçut que l’oiseau et le serpent avaient tracé sur place un cercle. Le combat et ce cercle étant devenus le sujet de ses méditations, il conçut l’art du combat du tai-chi chuan. »

     

    « (…) L’une des meilleures définitions du chi est donnée par Isabelle Robinet : « On traduit souvent le terme par « Energie » ou « Souffle », traduction rassurante pour l’esprit occidental, mais qui comporte un certain préjugé. En Occident, le terme « Energie » renvoie à des phénomènes mesurables comme l’énergie électrique, électromagnétique (…). Pour se rapprocher du sens oriental, il faut se tourner vers la racine grecque energeia (force en action) qui inclut la vitalité, la force physique ou morale, ainsi que la vigueur ou la puissance d’un organisme. On peut également penser au pneuma des philosophes grecs : le « souffle de vie ». Une autre façon de traduire le terme qi (chi) est Energie vitale. Cependant, le qualificatif « vital » doit ici être pris dans un sens large ; dans la pensée chinoise, tout -les êtres vivants aussi bien que le monde inanimé- est habité d’une même Energie vitale (qu’on pourrait, à la limite, associer au mouvement des ondes-particules élémentaires). L’univers s’autocrée perpétuellement en une évolution constante (…) à partir d’un matériau unique, le Souffle primordial ou yuan qi qui n’est ni matière, ni esprit. »

    Cette écoute du chi (…) non seulement nous permettra de découvrir les arcanes de notre anatomie, mais de voir le Souffle vital agir dans nos organes, dans nos os, nos cellules nerveuses, comme un sage et patient guérisseur. (…)

    Au fur et à mesure que le chi nourrit nos organes, et toujours grâce à une pratique régulière, il épargnera une partie de nos forces pour constituer un noyau dans notre ventre. Rappelons l’un des principes de la médecine traditionnelle chinoise : nos maladies sont le résultat d’une circulation déficiente de nos énergies. Si notre foie est souffrant, il cherchera à pallier ses défaillances en prenant l’énergie de l’estomac, qui devra à son tour prendre de l’énergie aux poumons, et ainsi de suite, créant un dérèglement général.

    Donc cette réserve que le chi crée dans notre ventre deviendra avec le temps une boule d’énergie qui passera par différents états et constituera un dantian*. En diminuant de volume sa capacité grandira. Divisé en deux, moitié yin, moitié yang, cet antagonisme complémentaire va engendrer la dynamique. »

    *Les trois dantian : il s’agit des trois principaux centres énergétiques dans notre corps. Le dantian inférieur, appelé aussi le « champ de cinabre », le « chi central », l’« océan du souffre vital » situé dans le ventre Le deuxième est le dantian du cœur, situé dans la poitrine. Le troisième, le dantian supérieur se trouve entre les deux sourcils. En lui réside l’énergie sublimée, spirituelle.

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