• Chaque fois que l'aube paraît

    Chaque fois que l'aube paraît 

     

    Viens petite âme, allons, le point du jour recule

    Ecoute la Voie lactée, l'été indien s'efface ;

    La nuit, la nuit déjà lustre son bleu profond,

    La grande dorsale du ciel scintille phosphorescente. 

     

    Où irions-nous, dis-moi, dans la fraîcheur de l'aube ? 

    Dix mille ans nous séparent de ces sillages splendides, 

    l'Etoile du berger frissonne au firmament. 

    Viens, remontons aux sources des fastes de l'orient,

     

    Gagnons à la dérive ce but auquel toujours

    Le Temps sans y atteindre aspire et qu'il poursuit,

    Suivons le cours inverse des pas qui nous éloignent

    Et sans nous égarer lentement nous rejoignent. 

     

    Nous prendrons à rebours par la blancheur qui gagne,

    Irradiant peu à peu puis de plus en plus vite

    Ces lueurs du matin dont le voile transparent

    Annonce la cinquième veille et glace l'obscurité. 

     

    Le décor du Marais n'est qu'un théâtre d'ombre

    Dont nous cherchons en vain par le désert des rues 

     

    Max de Carvalho

    extrait de "Le grand Veneur des âmes"

     

     

    Avant que la chaîne d'argent soit rompue de Max de Carvalho

    « Les aventures des banquisards CORKY: A Bedtime Story »
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  • Commentaires

    1
    Lundi 14 Mars à 06:48

    Merci pour ce superbe poème....

    Très bonne journée et gros bisous.

    2
    Lundi 14 Mars à 15:12
    Renée

    merci de ce joli partage. Bisous douce semaine

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