• Alexandre Jollien Eloge de la faiblesse

     

    J’avais déjà parlé d’Alexandre Jollien, cet homme qui a appris à philosopher en allant au-delà de la souffrance. http://pestoune.kazeo.com/edit/alexandre-jollien,a6756176.html

    987286logedelafaiblesse.jpg Cette fois, c’est de ses souvenirs dans ce centre spécialisé où il a appris à grandir, à acquérir un minimum d’indépendance dont il nous parle, de ses amitiés, du manque de confiance dont certains éducateurs ont fait preuve, mais aussi du comportement de l’individu lambda face au handicap. « Mon passé devenait le terreau de ma réflexion. » Ces souvenirs étendus d’une réflexion personnelle, il nous les partage sous la forme d’un dialogue imaginé avec Socrate.

    Voilà un essai (le 1er livre d’Alexandre Jollien écrit  à l’âge de 23 ans) qui nous amène à notre propre questionnement, sur notre comportement face à la différence, sur le sens de la normalité, sur les centres spécialisés et la façon dont on y perçoit les personnes suivies.

    Il y a des rencontres qui construisent, d’autres qui défont. Pour Alexandre, sa construction s’est faite en compagnie et grâce à des êtres démunis, prétendument fragile et pourtant si fort dans ce qu’ils apportent comme soutien. De même des rencontres fortes comme celle de ce charpentier devenu éducateur qui a su voir plus que des patients en ces personnes qu’il aidait à grandir, comme celle de ce prêtre qui ne le regardait pas avec condescendance mais qui lui parlait sur un pied d’égalité avec un véritable partage. Puis il y eu tous ces matuvus qui voyaient dans le handicap de l’autre un faire –valoir de leur propre ego…

    Si ce livre nous apporte beaucoup à nous individus lambda, j’aimerai qu’il soit lu par tous les éducateurs de centre spécialisé afin qu’ils comprennent combien certaines attitudes peuvent être démoralisantes, démobilisantes. Combien peut être constructive une position d’écoute et de confiance. La profession tout comme nous, gagnons tous à nous imprégner de ces mots et à y réfléchir pour en sortir grandi.

    Un essai simple, sans fioritures, avec un soupçon de naïveté plutôt rafraichissante, facile à lire intégrant même une certaine légèreté et de l’optimisme.

    « Le petit train qui arrive à BethléemLa nativité en peinture »

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  • Commentaires

    1
    renal
    Mercredi 23 Décembre 2015 à 09:50
    Très beau livre !! je le conseil vivement. Bonne journée Pestoune.
      • Pestoune Profil de Pestoune
        Mercredi 23 Décembre 2015 à 10:14
        Merci, bonne journée à toi aussi Renal
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