Et Dieu me fit femme, avec de longs cheveux , les yeux, le nez et la bouche de femme, avec des rondeurs et des plis et de doux creux ; de l’intérieur il me creusa, et fit de moi l’atelier des êtres humains. Il tissa délicatement mes nerfs, équilibra avec...
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Un manteau vert foncé Sur les pierres vaincues. Des chatoiements qui s’entassent en vrac Sur la disparité des plateformes. La pluie a lavé les autels. Lavé l’indigo du talus Et le croc du dieu Sur le relief. Les bandes de grives perforent le silence....
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Laisse couler le sable entre tes doigts Surtout ne compte pas. Heures secondes années Qu’importe le calendrier Ma montre est grippée Le passé se conjugue au futur Et le présent recomposé Confond aujourd’hui et toujours. Invente si tu veux d’autres repères...
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L’orage a crevé mon ennui Je suis assis sur un tas de nuages noirs Les mains collées à mes oreilles Et je contemple le bazar. Pauvres petites fourmis tout en bas Oui courez vous mettre à l’abri Le vent tord vos parapluies Et dans les grondements du ciel...
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A lire sous la douche de Bernard FRIOT La mer à boire Et les yeux pour pleurer L’addition est un peu salée Vous ne trouvez pas ? Vallée de larmes et cocotiers Le paysage est désolé S’il vous plaît allumez la télé C’est l’heure de la publicité Fraîcheur...
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O. de Bernard Friot J’ai compté les flocons les gouttes de pluie Les grains de sable les cendres du foyer Les cailloux des chemins les fleurs du jardin Et les mots prononcés Quand je n’écoutais pas. J’ai compté les pages imprimées Les heures passées à...
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Vous est-il arrivé une fois d’entendre la Terre parler ? Moi oui… Partout où je suis. Elle n’arrête pas de me poursuivre, dans mon réveil, dans mon sommeil, sous ma douche, quand je marche, même quand je mange. Elle est même sur ma table. Elle n’arrête...
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Miracles de Walt Whitman Eh quoi – fait-on si grande affaire d’un miracle ? Quant à moi, je ne connais rien d’autre que des miracles, Quand je me promène dans les rues de Manhattan, Ou que je darde mon regard par-dessus les toits dans le ciel, Ou que...
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Ces quelques vers de Jean-Pierre Boulic, tirés du recueil « Cette simple joie » mis en image.
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Le soleil, immense œil unique, Ne voit pas autant de choses que moi ; Et la lune, fière, tout-argent, Pourrait aussi bien n’être qu’un nuage. Et le Printemps, oh le Printemps ! Je mène une vie de Roi ! Couché dans l’herbe foisonnante J’observe les jeunes...
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