Toute blanche dans la nuit brune, La neige tombe en voletant, O pâquerettes ! une à une, Toutes blanches dans la nuit brune. Qui donc là-haut plume la lune ? O frais duvet ! flocons flottants ! Toute blanche dans la nuit brune, La neige tombe en voletant....
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Il y a entre toi et moi une adorable barrière. C’est ta mort qui l’a construite. Son bois est du silence. Il n’est pas épais. Un rouge-gorge s’y pose. Quand tu étais de ce monde j’adorais traverser avec toi la campagne au vert surnaturel, ses chorales...
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Le ciel est noir, la terre est blanche ; Cloches, carillonnez gaîment ! Jésus est né ; la Vierge penche Sur lui son visage charmant. Pas de courtines festonnées Pour préserver l'enfant du froid ; Rien que les toiles d'araignées Qui pendent des poutres...
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Dans l’abandon des nuits de Décembre, Arbre trop heureux, Tes branches ne se souviennent jamais De leur verte félicité ; Le Nord ne peut les détruire De la force de son vent de neige ; Ni le gel ou le dégel les empêcher de bourgeonner A la venue du Printemps....
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Après quelque temps, Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme. Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité. Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas...
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Et Dieu me fit femme, avec de longs cheveux , les yeux, le nez et la bouche de femme, avec des rondeurs et des plis et de doux creux ; de l’intérieur il me creusa, et fit de moi l’atelier des êtres humains. Il tissa délicatement mes nerfs, équilibra avec...
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Des pierres, C omme les os épars d es ancêtres. Des fils de vent nous liant encore a cette voix venue de l’outre-monde. (Les vautours dont le vol cérémonieux s’achève près de la victime.) La voix effilant la rumeur élève sa mise en garde aux détours du...
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Un manteau vert foncé Sur les pierres vaincues. Des chatoiements qui s’entassent en vrac Sur la disparité des plateformes. La pluie a lavé les autels. Lavé l’indigo du talus Et le croc du dieu Sur le relief. Les bandes de grives perforent le silence....
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L’un toujours vit la vie en rose, Jeunesse qui n’en finit plus, Seconde enfance moins morose, Ni vœux, ni regrets superflus. Ignorant tout flux et reflux, Ce sage pour qui rien ne bouge Règne instinctif : tel un phallus. Mais moi je vois la vie en rouge....
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Laisse couler le sable entre tes doigts Surtout ne compte pas. Heures secondes années Qu’importe le calendrier Ma montre est grippée Le passé se conjugue au futur Et le présent recomposé Confond aujourd’hui et toujours. Invente si tu veux d’autres repères...
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