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Charles Vickery, connu pour son talent à peindre les flots, vivait à Western Springs, une ville du Midwest dépourvue d'eau. C'était un sacré paradoxe.
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Charles Vickery est né en 1913 à Hinsdale, une ville du sud-ouest de l'Illinois. Son talent et son potentiel d'artiste ont été remarqués très tôt.
Diplômé du lycée Lyons Township à LaGrange, dans l'Illinois, nombre de ses œuvres accomplies sont aujourd'hui accrochées dans les salles de réunion de l'établissement, jugées trop précieuses pour être exposées au grand public. Vickery a ensuite étudié l'art à l'Art Institute of Chicago et à l'American Academy of Fine Art. Il disait souvent que son plus grand professeur était le lac Michigan. Vickery dessinait et peignait notamment au bord du lac à Chicago, dans les dunes de l'Indiana, à Oak Brook [Graw Mill] et le long de la côte Est.
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Il s’est fortement concentré sur les éléments de la nature. Le soleil, le vent, la lumière et l’eau : chacun contribuant à la justification thématique globale de l’œuvre ; il les a maîtrisés tour à tour. Cette passion pour dévoiler les relations entre les éléments l'a conduit à dormir dans des tentes au bord d'un lac, à voyager à bord d'un cargo vers la Turquie et à retourner le plus souvent possible au lac Michigan, avide à préserver son lien profond avec l'eau.
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La compréhension qu'avait Vickery des relations entre les éléments allait bien au-delà de celle de ses sources d'inspiration. Il n'aimait pas la peinture marine du XIXe siècle : ces œuvres qui peignaient l'eau d'une seule couleur et manquaient de profondeur. Les sources d’inspiration de Vickery « ont brisé la tyrannie » en apportant couleur et profondeur à leurs œuvres. Bien que Vickery se soit d’abord attaché à apprendre la technique des maîtres de l'époque et à étudier leur utilisation de la couleur, il finit par les surpasser.
À cet égard, la peinture d’un navire en mer n’est pas simplement la peinture d’un navire en mer. Ce que nous percevons, c’est la relation contextuelle du navire face aux éléments, en réaction à ceux-ci. S’il y a un port, nous remarquons la présence ou l’absence de personnes ; ce n’est qu’en saisissant les éléments qui entourent l’image que nous pouvons discerner l’heure de la journée et trouver une justification émotionnelle dans le contexte de la composition. En d'autres termes, c'est ce que Vickery capture de l'invisible qui nous fait ressentir ce que nous ressentons face à ce qui est visible. Par exemple nous, les spectateurs, ne voyons pas le vent ; Vickery en capture, pourtant, l’effet et l’impact. « Le vent peut créer un drame soudain », a déclaré Vickery. Nous remarquons le ciel, mais Vickery l’a compris, nous enseignant que « plus l’eau devient agitée, plus le ciel devient indépendant ». Vickery savait que l’eau de l’océan se comporte différemment de celle d’un lac.
Vickery estimait que pour peindre la nature, il fallait travailler directement avec elle ; selon lui, il fallait « aller à la source ». Les photographies donnent une fausse interprétation de la façon dont l’œil perçoit la lumière. Une photo rend souvent les zones sombres de l’eau plates, sans profondeur. Et les zones claires deviennent tout aussi inintéressantes sur le plan visuel.
L'artiste faisait souvent remarquer, à propos de la relation entre la lumière et l'eau, que la lumière frappait l'eau en mouvement et se réfractait en conséquence. Et que la couleur du ciel influençait grandement celle de l'eau. Il a pris conscience des limites de la peinture lorsqu'il a examiné la gamme de la lumière, et s'est enthousiasmé pour les possibilités créatives ; repoussant les limites de la peinture, et reconnaissant d'avoir développé des connaissances théoriques encore plus approfondies.
Charles Vickery continue à nous émerveiller encore par ses peintures spectaculaires. Il est décédé en septembre 1998 à l’âge de 85 ans.
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