J'ai retrouvé ce vieux conte lu dans un vieil album hongrois. Whaou, les clichés dans toutes leurs splendeurs :D Mais j'ai trouvé rigolo de le publier.
Il était une fois un pauvre garçon. qui épousa une jeune fille riche. Mais avant qu'ils ne se présentent devant le prêtre, la fille lui fit promettre qu'elle ne travaillerait jamais. De toute façon, ils ont assez pour vivre.
Elle lui fit promettre aussi que jamais, il ne lèverait la main sur elle. Bien sûr le jeune garçon amoureux s'empressa d'accepter les conditions de la jeune fille.
Ainsi, il alla quotidiennement à son labeur dans les bois et les champs. Il a travaillé, il a souffert, il a versé du sang et de la sueur, et sa femme restait oisive. Quand elle n'était pas assise chez elle à ne rien faire, elle se promenait dans le village. Elle traînait avec d'autres femmes de son acabit.
Les jours passaient. Les semaines et les mois passaient. Le pauvre garçon se taisait et s'en tint à sa promesse. Mais un jour, ne supportant plus l'indolence de sa femme, avant de sortir dans les champs, il dit au chat :
- « Tu entends, chat, pendant que je serai aux champs, tu devras nettoyer la maison, préparer le dîner et même filer une bobine de fil, sinon je te battrai si fort qu'on se souviendra de toi jusqu'au jour de ta mort !
En entendant ce discours, la femme ne dit rien, mais elle pensa : « Oh, doux Jésus, mon seigneur est vraiment fou ».
Je ne sais pas si le chat a entendu ou non ce que son maître a dit, mais je l'ai vu, comme je vous vois aujourd'hui, couché sous le lit, somnolant tranquillement .
- Alors, dit encore le maître, travaille, chat, ou bien, qu'il en soit ainsi !
Mais la femme n'en pouvait plus de ne pas dire un mot. Elle dit :
- Oh, écoutez-le, pourquoi dis-tu de telles absurdités, car ce chat ne comprend rien à ton discours !
- C'est ainsi, dit le maître, qu'il comprenne ou non, il doit faire ce que je lui ordonne, car je n'ai personne d'autre à commander.
Sur ce, le maître s'en alla, la femme resta à la maison et le chat fit sa sieste.
Un jour, vers midi, la femme dit au chat :
- Travaille, chat, ou ton maître te battra !
Mais le chat ne bougea pas.
« Très bien, se dit-elle, c'est toi qui seras battu, pas moi. Sur ce, elle s'éloigna de la maison et ne rentra que le soir venu.
En fin de journée, bien sûr, le chat n'avait pas rangé la maison, ni préparé le dîner, ni filé une seule bobine de fil.
Le maître rentre et voit que le chat n'a rien fait.
- Hé, monseigneur ! - il se met en colère, prit le chat, et fit mine de le battre. Le chat, se sentant retenu contre son gré miaulait amèrement et se débattait, la femme pleurait et pleurait encore plus amèrement. Elle croise les mains et supplie son maître :
- Oh, mon âme, mon seigneur, mon pieux seigneur, ne fais plus de mal au chat, car il ne peut pas travailler !
- Ne veux-tu pas, s'écria le maître, prendre sur toi de travailler pour lui ?
- Je travaillerai, je travaillerai, jura la femme, mais ne frappe plus le chat.
Mais la femme pensa à une chose : elle courut à la maison de son père et, en pleurant, lui raconta comment il avait battu le chat. Elle lui dit aussi sa promesse.
Son père dit :
- Si tu as fait la promesse, ma douce fille, de travailler à la place du chat, tu dois travailler, sinon le chat sera battu demain.
Et sur ce, il chassa sa fille, pour qu'elle rentre chez son mari, là où était sa place.
Mais il semble que la femme ne tiendrait pas sa promesse et elle s'abandonna à sa paresse.
Avant de partir, comme la veille, le mari dit :
- Travaille, chat, ou tu vas avoir une mauvaise réputation !
Lorsqu'il rentra le soir, le chat n'avait encore rien fait. Et comme la veille, il fit semblant de battre le chat violemment. Celui-ci se défendit en feulant et en griffant, donnant l'illusion d'être bel et bien battu.
La femme courut à la maison de son père pour se plaindre, mais son père ne l'écouta pas et la chassa.
Le troisième matin, le maître dit à nouveau au chat :
- Maintenant, chat, nettoie la maison, prépare le dîner et file une bobine de fil, ou tu seras battu encore !
Il semble que le chat ait compris les paroles du mari, car dès qu'il a entendu sa voix, il s'est enfui de la maison, terrorisé.
Mais il n'avait pas besoin de travailler. La maîtresse, se sentant enfin coupable, tint sa promesse. Elle nettoya la maison, alla chercher de l'eau au puits, fit un feu, et prépara un dîner qui aurait fait se lécher les babines du roi.
Quoi qu'il en soit, lorsque le maître rentra à la maison, la table était mise. Le bon repas chaud fumait. Ils s'assirent tous les deux à table. Ils mangèrent, burent et se réjouirent.
Bien sûr, le chat ne garda pas rancune d'avoir été un peu rudoyé et l'épouse devint une maîtresse qui n'avait pas d'égale à sept kilomètres à la ronde.
Si vous n'y croyez pas, allez-y et découvrez-le.