Par Pestoune
À cette femme forte,
qui s’est retrouvée l’ancre d’un navire égaré,
cajolée et malmenée par les vagues impitoyables.
Elle a choisi, avec une bravoure sans pareille,
de baisser ses voiles et de naviguer à contre-courant,
sans crainte, sans hésitation.
Elle ne possédait ni le luxe de décider,
ni même celui de choisir.
Pourtant, elle a opté de mener ses batailles,
sans jamais plier ni abandonner.
Dans ce combat, elle a amputé de son cœur
toute joie et tout espoir,
portant un fardeau plus grand
que le simple désir de goûter à la vie.
Une femme qui a excellé dans tous ses rôles,
mais dont le droit à une existence en paix
a été oublié par tous.
Tandis qu’elle sombrait dans un silence poignant,
le frisson de la peur s’effaçait dans son âme,
et le vacarme de la douleur l’écrasait doucement.
À cette femme forte,
mille saluts respectueux,
jusqu’à ce que vienne la consolation,
jusqu’à ce que les vagues impétueuses du destin
s’apaisent enfin,
et qu’un cœur, ignorant jusqu’ici paix et reddition,
goûte à la sérénité méritée.
Virginia Woolf.
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