Par Pestoune
Des jeunes filles de familles aisées pour la plupart, se préparent à un mariage arrangé avantageux dans un lycée perché sur la crête Congo-Nil à près de 2500 m d'altitude. Toutes ses filles sont issus d'un haut lignage. Seule un petit nombre d'entre elles sont de l'ethnie Tutsi. Dans cet établissement difficile d'accès et isolé sont présents les haines entre les ethnies Hutu et Tutsi, les affres du pouvoir, les amitiés...
Dans une plantation abandonnée vit un vieux fou qui vouent une admiration sans borne au peuple tutsi qui descendent, selon lui, des pharaons noirs de Méroé. Avec passion, il peint les lycéennes dont les traits rappellent ceux de la déesse Isis et des insoumises reines Candace sculptées sur les stèles, au bord du Nil, il y a trois millénaires.
Un huis-clos où sont exacerbés les rêves et les désillutions, les amitiés et les jalousie où nous pouvons lire un prélude au génocide rwandais. Le récit de Scholastique Mukasonga nous prépare à l'horreur du massacre qu'à vécu le pays des mille collines.
«Je m’appelle Mukasonga. Mukasonga est mon nom. Ce n’est pas un nom de famille.
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