Par Pestoune
Un livre merveilleux plein d’humanisme narré par l’instituteur ami proche de Modeste Bestéguy, berger montagnard autour duquel tourne le récit. L’histoire nous retrace la dure vie des montagnards des Pyrénées, le travail harassant, la misère. Et au cœur de ce quotidien l’imaginaire, les sentiments des hommes rudes mais au cœur bon comme le pain et l’ours. Plus précisément un ours, celui qui a tué et dévoré le père de Modeste Bestéguy. Et Modeste depuis toutes ces années, bien qu’il soit un vieil homme, attend son heure, celle où il affrontera la bête avec pour seule arme le couteau de son père.
Mais la bête immonde prendra un autre visage : celui de la guerre. En cette région frontalière combien de malheureux ont pris le risque de franchir ces montagnes inhospitalières pour fuir la guerre d’Espagne. Et la guerre qui s’installe au cœur de la montagne avec l’arrivée des nazis qui amèneront le drame avec eux. L’homme est bien la bête la plus immonde de la création parfois.
J’ai aimé cette façon à la fois pudique et poétique de raconter. L’auteur a su nous faire partager la vie des montagnards avec émotion, sensibilité et force comme une ode à cette vie rude et surtout à la montagne.
Un livre formidable que je recommande de lire absolument.
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