Par Pestoune
En traversant une période difficile, rappelle-toi ceci : même si tu as perdu de grandes batailles, tu as survécu et tu es là.
C'est une victoire. Marque ta joie, pour fêter ton pouvoir d'aller de l'avant.
Répands généreusement ton amour dans les champs et les pâturages, dans les rues de la grande ville et dans les dunes du désert.
Montre que tu te soucies des pauvres, parce qu'ils sont là pour que tu puisses révéler la vertu de charité.
Et que tu te soucies également des riches, qui se méfient de tout et de tous, gardent leurs celliers bondés et leurs coffres bien remplis, mais ne parviennent pas malgré tout cela à repousser la solitude.
Ne perds jamais une occasion de prouver ton amour. Surtout à ceux qui te sont proches - parce que c'est avec eux que nous sommes le plus circonspects, craignant d'être blessés.
Aime. Tu seras le premier à en profiter - le monde autour de toi te récompensera, même si dans un premier temps tu te dis : "Ils ne comprennent pas mon amour."
L'amour n'a pas besoin d'être compris. Il faut seulement le manifester.
Par conséquent, ce que te réserve l'avenir dépends entièrement de ta capacité d'aimer.
Et pour cela, tu dois avoir une confiance absolue et totale dans ce que tu fais. Ne laisse pas d'autres dire : "Ce chemin est meilleur" ou "Ce parcours est plus facile".
...
Nous entendons tous depuis l'enfance que ce que nous désirons vivre est impossible. A mesure que les années s'accumulent, nous accumulons aussi les sables des préjugés, des peurs, des culpabilités.
Libère-toi de cela. Pas demain, ni ce soir, mais tout de suite.
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Le temps passe, ce vaisselier qui s'est brisé est réparé.
D'autres vases qui luttaient pour trouver leur place dans le monde sont placés là. Le nouveau patron du magasin, comprenant que tout est passager, sourit et se dit : "La tragédie m'a offert une opportunité et je tâcherai de la mettre à profit. Je découvrirai des oeuvres d'art dont je n'ai jamais imaginé l'existence."
La beauté d'un magasin de vases de porcelaine réside dans le fait que chaque pièce est unique. Mais quand elles sont placées les unes à côté des autres, elles montrent l'harmonie et reflètent ensemble la sueur du potier et l'art du peintre.
Chaque oeuvre d'art ne peut pas dire : "Je veux être quelque part en évidence et je sortirai de là". Parce qu'au moment où elle tenterait de le faire, elle se transformerait en un monceau de pièces cassées, sans aucune valeur.
Et ainsi sont les vases, et ainsi sont les hommes et ainsi sont les femmes.
Et ainsi sont les tribus, et ainsi sont les bateaux, et ainsi sont les arbres et les étoiles.
Quand nous comprendrons cela, nous pourrons nous asseoir à la fin de l'après-midi à côté de notre voisin, écouter avec respect ce qu'il a à dire et dire ce qu'il doit entendre. Et aucun de nous deux ne tentera d'imposer ses idées à l'autre.
Au-delà des montagnes qui séparent les tribus, au-delà de la distance qui sépare les corps, il existe la communauté des esprits. Nous en faisons partie, et là il n'y a pas de rues peuplées de mots inutiles, mais de grandes avenues qui rapprochent ce qui est éloigné, même si de temps en temps on doit les réparer à cause des dommages que le temps a causés.
Ainsi, l'amant qui revient ne sera jamais regardé avec méfiance, parce que la loyauté a accompagné ses pas.
Et l'homme qui hier était vu en ennemi parce que c'était la guerre, on pourra aujourd'hui le voir de nouveau en ami parce que la guerre est finie et que la vie continue.
Le fils qui est parti reviendra quand il sera temps - et il reviendra riche des expériences qu'il a acquises en chemin. Le père le recevra à bras ouverts et dira à ses serviteurs : "Apportez vite le meilleur vêtement et habillez-le : mettez-lui un anneau au doigt et des sandales aux pieds ; parce que mon fils était mort, et il a revécu, il s'était perdu, et on l'a retrouvé."

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