Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover
Publicité

Parfois de François MIGEOT

Parfois 

 

 

refermant l’instant dans tes yeux

tu partais par éclipses

aux dédales du dedans

divaguer dans les limbes

et revenais en fantômes

à tâtons hanter le présent

 

Sorti de tes gonds

et  fenêtres enfoncées

sans feu ni lieu

tu vivais en absence

au soleil de l’oubli

et chaque jour pour t’escorter

ton ombre s’amenuisant

 

En vain les mots lancés à tes trousses

et les pronoms pour te reprendre

Ils revenaient piteux

égaré  dans la trace

plus une âme qui vive

 

Partie se noyer au large

de ce matin d’octobre

elle t’exclut du respir

et t’enchâsse dans les dates

tandis que depuis le canot de la vie

on sauve du naufrage ton image

tombée à la mer des mémoires

 

Les marins meurent

mais persistent les fanaux

car où rien demeure

où rien ne nous reste

que ton froid et la geste des vivants

où tout dire est abus

abus de la vie brève sur la mort éternelle

il reste à veiller l’horizon

 

Droite flamme blanche

ta silhouette est soufflée

mais l’astre de ta mort

n’est pas encore éteint

 

                                François MIGEOT  (extrait du recueil « Traces »)

 

Parfois de François MIGEOT

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Punaise ce poème me touche .. chaque mot me parle .Un poème en forme de Patrick , mon frère .<br /> Qu'a du vivre ce poète pour décrire si bien cette errance ... 
Répondre