Par Pestoune
Un roman qui m’a bouleversé. C’est l’histoire de centaines de paysans en France qui se voit spolié de leur métier, de leur vie par l’intérêt économique au profit des grosses structures qui avalent tout, bénéficient de toutes les aides.
Le prix du lait qui stagne, celui de la viande, une mauvaise année donnant de mauvaises récoltes, des contrôles qui cherchent des poux dans la tête, des cotisations sociales qui s’envolent et c’est la dégringolade, une spirale infernale dont bien peu réchappent. Travailler 12 hrs par jour pour un salaire dérisoire souvent n’excédant pas les 350€ par mois pour 1/3 des agriculteurs et se retrouver dans des dettes, c’est invivable. Ainsi 200 fermes familiales disparaissent chaque semaine en France.
C’est la vie de Denis, agriculteur franc-comtois, et sa longue descente aux enfers. Et son épouse Mélanie, infirmière, ne sait pas comment l’aider.
Voilà le quotidien des petits paysans. Est-ce cela que nous voulons ? Alors qu’aujourd’hui on nous confirme que les pandémies naissent dans les élevages extensifs, la politique agricole en dépit du bon sens, va dans cette voie. Des fermes aux mille vaches et davantage encore, des poulets en batterie. Tout cela c’est la mort des fermiers, c’est de la maltraitance animale, ce sont des nids à virus et pourtant, c’est ce qui rapporte, c’est vers quoi tend l’Europe.
Interview d'Odile Talon à propos de son roman et de la situation des agriculteurs en France
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