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Nous resterons sur Terre !

 

Que fait-on à notre Terre au nom du Fric ? Rasée, broyée, brûlée, malaxée, malmenée nous l’épuisons, la vidons de sa substance. Ce film nous montre à quel point la Terre est bouleversée par l’agriculture extensive et par l’industrialisation.

Parfois les images valent tous les mots. Bien sûr certains argueront du fait que c’est rempli de bon sentiment mais je trouve la démarche intelligente. Cette succession d’images alimente notre réflexion par les émotions qu’elle suscite. Le ton n’est pas alarmiste mais il assène des faits et nous pousse à la réflexion.

A vous de voir les degrés d’urgence pour sauver la planète. La seule certitude que nous ayons au jour d’aujourd’hui, c’est que nous resterons sur Terre. 

http://www.dailymotion.com/video/xm4ths_nous-resterons-sur-terre_tech

 

 

 

 

 

Pourquoi m'appelle-t-on encore terre

Moi qui ne suis qu'une terre délétère,

Moi la broyée même pas criblée

Tout y passe béton, graviers et rochers.

 

Je deviens si fine que je coule comme de l'eau,

Mais c'est bien : on m'étale au râteau,

Sans effort et qu'est-ce que ça fait beau

On  me met partout, c'est un beau cadeau.

 

Le jardin se remplit peu à peu de moi,

Autour des arbres et sur les toits,

Dans les jardinières et le potager,

Dans les villas et les parcs paysagers.

 

Parfois il y a un peu de terre dans le mélange,

Tellement dure que la broyeuse se change

En malaxeur pour me faire accepter quoi !

De déblais broyés en terre végétale de choix.

 

On m'a commercialisée pour les voyeurs,

Ceux qui achètent la terre avec les yeux.

Sans jamais la prendre dans la main

Sans jamais penser au jardin de demain.

 

Pas besoin de bèche et de motoculteur

Le substrat est déjà prêt pour le pasteur

Pour la bénédiction du client et des écolos,

Le recyclage politique si apprécié des bobos.

 

La terre, la terre, est-ce que j'ai une gueule de terre ?

Ne m'appelez plus terre, je ne suis plus de la terre.

Est-ce que les nouveaux jardiniers s'en rendent compte

Ceux qui livrent vite fait un matériau pour avoir l'acompte.

 

Combien de jardins, combien de jardinières sont remplis

De cette poussière qui une fois mouillée est terre nie

Et une fois sèche hydrophobe et sans terre vie

Qui enserre ou délaisse les racines et inonde le pays.       

 

Arrêtez tous ces broyeurs de vie nourricière

Gardez-les pour les routes, les matériaux inertes !

Les endroits où il n'y a pas à vivre dedans,

Ce matériau que vous vendez, il est pour les hêtres vivants.

 

Une fois qu'il est mis et qu'il fait mourir à petit feu,

L'arbre, la prairie, les fleurs. Tout devient camaïeu.

Le jardin se meurt, le jardin est mort,

Et l'on pense alors que c'est de notre seul tort.

                                                                                        Source : La Gazette des Jardins - N°101

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