Par Pestoune
Le rez-de-chaussée, la filature de coton
Jusqu'à la fin du 18ème siècle, les fibres utilisées dans les maisons vosgiennes, provenaient du lin, de la laine, du chanvre, du genêt et de l'ortie blanche. Elles étaient nettoyées, cardées puis filées au rouet.
A partir du 19ème siècle, le coton fut apporté par les Alsaciens et travaillé par les Vosgiens, afin d'alimenter en toile de coton (calicot) les usines d'impression sur étoffe (indiennage) de Mulhouse.
Plusieurs facteurs firent des Hautes-Vosges un grand secteur industriel textile : une main d'œuvre abondante, un savoir-faire important et de nombreux cours d'eau.
Rapidement, une multitude de petites entreprises s'implantent. Des filatures, des tissages, des confections, des teintureries, des blanchiments...
Le coton est une plante des pays chauds. On le fait venir en balle (PHOTO du dessus) de 200 à 300 kg, par bateau, puis par train. Il venait principalement d'Asie. Selon les pays producteurs, les fibres sont plus ou moins longues : celles d'Egypte et d'Amérique font jusque 8 centimètres de longueur. En moyenne une fibre mesure entre 2 et 3 cm.
Cette balle est tout d'abord ouverte par un brise-balle (on sort le flocon) puis les flocons passent dans un chargeur, puis des ouvreuses, qui éclatent les flocons de coton, et où les plus lourdes impuretés sont éliminées par la centrifuge.
chargeur
Le batteur rassemble les fibres de coton en une nappe enroulée en rouleau. La nappe est déroulée, nettoyée et démêlée dans la carde.
la carde à hérissons
On obtient le voile puis le ruban.
Autrefois, le ruban était étiré et torsadé afin de former la mèche sur le banc à broches, puis le fil sur le continu à filer.
banc à broches
continu à filer
A partir de 1960, les fibres du ruban sont séparées puis réunies, par centrifuge, pour former le fil sur le continue à filer à rotor. Son brevet date de 1807.
continu à filer à retors.
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