Par Pestoune

A l'heure où on parle beaucoup des bassines, j'ai voulu en savoir plus. Que sont-elles ? D'où viendra l'eau qui les remplira ? Qu'elles sont les conséquences de ces prélèvements ?
Emma Haziza est une hydrologue, chercheuse pluridisciplinaire, enseignante et conférencière française.
La question des bassines est complexe.
D'une part, elle permet à certains agriculteurs de stocker le trop plein d'eau des nappes phréatiques en hiver et de l'utiliser en cas de sécheresse l'été notamment quand il y a des mesures de restriction d’irrigation.
Mais d'autre part, le premier utilisateur de l’eau reste le milieu naturel. L'eau qui s'infiltre dans les sols génère à son tour de nouvelles pluies, de nouvelles boucles du cycle de l’eau.
En effet, on observe une coïncidence entre les cartes des territoires couverts par des bassines agricoles et celles des stress hydriques des dernières années.
Pour conclure, le problème aujourd’hui n’est pas tant l'utilisation des bassines que le court-termisme. L'agriculture doit s’extraire de la question de court-terme et de penser sur le long terme.
Les prélèvements dans les nappes salées du Tigre et de l’Euphrate ont entraîné la désertification de ces territoires longtemps désignés comme le croissant fertile...
Et pour en savoir plus, cette présentation power point en pdf :
https://bassinesnonmerci.fr/wp-content/uploads/2020/05/Diapo_Bassines_Sèvre_Niortaise_020419.pdf
https://www.youtube.com/watch?v=FIh8CljZ8d8
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