Par Pestoune
Parfois les volontaires soignants deviennent des victimes. Tués, blessés ou capturés…. Paul et Grégory sont pris en otage par les talibans en Afghanistan. Alors qu’ils ont réussi à traverser les conflits en Tchétchénie, Rwanda, Congo, Sierra Léone… voilà nos deux amis humanitaires qui se trouvent dans le camp des victimes. Les talibans ne leur épargnent rien, ni la torture, ni la famine, les réduisant à des bêtes sans considération. Il faut apprendre à survivre malgré tout avec l’espoir de retrouver les siens.
Face à toute cette souffrance vécue, endurée, la folie guette. À quel moment l’esprit peut-il basculer ? A quel moment la victime peut-elle se transformer en bourreau ?
C’est le roman de l’amitié, celui de la folie, celui de la déshumanisation, du traumatisme. C’est le roman qui montre que l’amitié, la vraie peut sauver, aider à la survie.
J’ai aimé énormément ces deux romans. On n’en ressort pas indemne, certes mais je ne peux m’empêcher de penser que ces deux tomes sont nécessaires… plus que jamais alors que notre monde devient une poudrière. Puissent-ils être lu et ouvrir les yeux de tous ces fous qui dirigent le monde.
J'ai fini ce livre en larmes. Non pas des larmes de rage ou d'horreur mais des larmes d'émotion. Parce que lorsque tout est noir, il reste une lumière qui aide à tout supporter, celle de l'amitié. Alors gardons nos amis précieusement et soyons vigilants envers eux, comme ils le sont envers nous
Un grand coup de chapeau aussi à Karine Giebel pour le fabuleux travail de recherche qu'elle a mené afin de pouvoir écrire ses deux livres si forts et si humains.
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