Par Pestoune
Karel Polacek est un écrivain tchèque juif. A partir du jour où les nazis sont arrivés à Prague, sa vie s’est transformée en enfer. Petit à petit on lui interdit ce qui le passionne dans sa vie : les livres et l’écriture. On lui fait comprendre que son pays n’est plus le sien. Il sera interdit de publication, ses livres seront retirés des rayons. Comme tous les juifs tchèques les interdictions se multiplient : interdit d’entrer dans les cafés, les piscines, les parcs, les bains publics, les cinémas, théâtres….
Il finit par trouver un lieu où se cacher et c’est là qu’il a écrit son dernier livre : Nous étions cinq, un livre d’enfance plein de fraîcheur, de légèreté. Un livre surprenant quand on sait le contexte dans lequel il a été écrit. Peu après il sera déporté avec sa compagne. Il ne reviendra pas. Son livre a été publié en 1946.
Le narrateur, Pierre est un petit garçon qui raconte les aventures vécues avec quatre autres gamins de 10 ans. Les bagarres de quartiers, les baignades dans la rivière, les jeux plus fous les uns que les autres, le passage obligé par l’école, l’arrivée du cirque… le monde de l’enfance plein d’humour, de tendresse.
J’ai beaucoup aimé d’autant plus en sachant que l'auteur a écrit un livre plein de fraîcheur alors qu'il vivait en enfer.
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