Par Pestoune
Le Père Benjamin Bucquoy, curé de la paroisse de Sainte-Marguerite-aux-Fleurs, ne supporte plus son rôle de prêtre tel qu’il est devenu. Lui qui voulait sauver des âmes se retrouve fonctionnaire avec en charge des rendez-vous en quantité, de l’administratif, des susceptibilités exacerbées à affronter, des laïques voulant diriger l’Eglise à leur façon. Trop c’est trop, il décide de s’emmurer dans un cabanon au fond de son jardin.
Par cet acte fou, les gens vont découvrir leur curé sous un autre œil, retrouver le sens de la confession, du pardon. Pas seulement le pardon de Dieu, mais le pardon qu’ils se doivent à eux-mêmes. Mais le Père Bucquoy va, lui aussi se retrouver. Cet enfermement va peu à peu lui ouvrir les portes d’une liberté intérieure, d’une acceptation.
Dans ce court roman, l’auteur explore sous le couvert de l’humour la réalité de la vie des prêtres d’aujourd’hui. La plupart d’entre eux lorsqu’ils ont cédé à l’appel de leur vocation, n’imaginait pas exercer leur sacerdoce comme des fonctionnaires administratifs, les tenant trop éloignés des croyants dont ils ont la charge. Pour beaucoup c’est une situation douloureuse.
Le message est clair. Il faut redonner aux prêtres leur place, réinventer peut-être leur rôle, revenir peut-être aux fondamentaux. Mais le message s’adresse aussi aux croyants. Apprendre à faire confiance au Christ et le laisser agir à travers nous, retrouver le chemin des sacrements pour s’en nourrir.
Petit livre court mais agréable à lire. J’ai bien aimé l’histoire de ce curé.
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