Par Pestoune
Insalubre de Claude Bardinet
La Planète qui nous porte étouffe de rage
Adam ton paradis perdu s’efface
Ô polluants pervers pires que volcans
Toutes ces publicités masquant les risques
maquillent les chimies tueuses d’équilibre
Voyez structures en nanoparticules
accompagnant les hommes vers le néant
Où l’on sait l’eau changeant d’état quantique
La protection de l’homme inquiète la Une
Ses violences aux climats créant rupture
Les eaux boueuses dévalent de fleuves en rut
Furies ennoyant nos villes insalubres
refusant tout repos aux hommes en peine
Polluant même les eaux pures aquifères
dans l’alambic de ces chimies d’enfer
Rien n’arrête plus les ravages du progrès
Nous malvivons aux rythmes heurtés de sons
tous mécaniques et par moment barbares
Même les mimes se perdent en leurs déhanchements
On n’a plus l’heur de chanter le bonheur
en rêvassant bercés en douces torpeurs
Nos villes étouffent même les doux décibels
de bonnes musiques aux saveurs ancestrales
La parole vraie n’accompagne plus les chants.
Claude Bardinet
extrait de Hilarion
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