Par Pestoune

Jules Verne s’est inspiré des grands scientifiques et explorateurs du XIXe siècle pour écrire ses épopées extraordinaires. Mais celles-ci ne présenteraient-elles pas de troublantes similitudes avec les récits d’Ida Pfeiffer (1797-1858). Mais bien plus que des similitudes, il y a carrément des copier-coller de portion d'écrits d'Ida dans au moins 2 des romans de l'auteur.
Née dans la petite bourgeoisie autrichienne, Ida Pfeiffer a suivi la voie de toutes les femmes : épouse, mère, femme d'intérieur et bien sûr comme il se doit : soumise. Et pourtant elle avait en elle ce besoin de liberté, probablement inculqué par son père, et cette passion pour la géographie qui a changé sa vie à l'âge de 45 ans. Une fois ses enfants installés dans la vie, Ida se décide à vivre ses rêves.
Constantinople, Egypte, Palestine pour un premier voyage, elle entame un premier tour du monde, puis un second. Elle était l'une des premières femmes exploratrices, dont les livres populaires ont été traduits en sept langues. Car elle a raconté chacun de ses périples dans des livres, ces mêmes livres qui se trouvaient dans la bibliothèque de Jules Verne, dont il s'est librement inspiré.
Au cours de ses voyages, elle a parcouru plus de 240 000 km en mer et 32 000 km sur terre, sur quatre continents. Ida Pfeiffer ne s'est pas contentée de voyager. Elle acquiert des connaissances sur la nature en vue de ses prochains voyages, y compris les bases de la préparation professionnelle des animaux et des plantes. Elle apprend l'anglais et le danois, ainsi que les notions essentielles de la photographie, qui en est encore à ses balbutiements. Ainsi elle a collecté des plantes, des insectes, des mollusques, des animaux marins et des spécimens de minéraux qui ont trouvé place dans les collections des musées de Vienne. Reconnue par la communauté scientifique, elle était membre des Sociétés de géographie de Berlin et de Paris.
Elle meurt à Vienne dans la nuit du 27 au 28 octobre 1858 des suites de la malaria dont elle avait été atteinte des années auparavant à Sumatra. L'histoire de son dernier voyage à Madagascar paraît à titre posthume en 1861, publié par les soins de son fils Oskar, sous le titre de Reise nach Madagascar.
Bizarrement on trouve beaucoup de vidéos, parlant de Ida Pferffer en Allemand, Anglais, Espagnol mais pas en Français. La peur de déboulonner un écrivain de son piédestal ?
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