Par Pestoune
Quelques pistes de réflexion pour un avenir en « communs » et quelques pistes de conclusion pour traverser les douleurs de l’enfantement d’un monde nouveau.
A titre personnel, je me sens proche de la pensée écologiste qui a été partagée dans cette série. Néanmoins j'ai été fortement gênée par le fait qu'elle a surtout été traitée à travers la pensée chrétienne et ce bien que je le sois et pratiquante de surcroît. Ce n'est pas le chrétien qui sauvera le monde si tant est qu'il puisse l'être encore, ce n'est pas par le chrétien qu'arriveront les perspectives d'avenir. Ce n'est même pas l'humanisme qui met l'humain au centre des valeurs. Si le monde tel que nous le connaissons, peut encore avoir un avenir, c'est par l'humilité. L'humilité de reconnaitre qu'on ne sait rien, qu'on a pris le mauvais chemin. L'humilité d'admettre que nous ne sommes qu'une espèce animale parmi les autres. L'humilité de s'avouer vaincu. L'humilité de travailler ensemble pour le bien de tous. L'humilité d'une équité. Rien ne nous appartient en propre mais tout se met en commun pour le bien de tous, tous animaux comme humains. C'est une des bases de la Grande utopie. D'ailleurs les intervenants dans cette série de documentaires sont unanimes quant à cette voie. Mais pour cela il va nous falloir faire le deuil de tout ce que nous avons connu jusqu'à maintenant. Le monde tel qu'il est, n'a plus d'avenir. Il nous mène à une société inégalitaire, à des dérives importantes, à une destruction de notre seule maison : la terre et de la vie qui s'y épanouit. Ce monde doit mourir. Sa mort se fera dans la douleur, dans la peur, dans les larmes. Mais nous n'avons pas d'autre alternative. Après la mort, le deuil, il y aura une renaissance d'où dépendra l'avenir tant de notre espèce que de la planète.
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