Par Pestoune
Un homme vivait avec un petit singe et un petit âne. Le petit singe était très vif et ne cessait de sautiller sur le toit de la maison. Fier de lui, son propriétaire vantait son intelligence à qui voulait l’entendre.
Le petit âne se le voyait toujours cité en exemple ; il aurait bien voulu lui aussi pouvoir sautiller sur le toit de la maison. Un jour, grimpant sur la réserve de bois adossée au mur, il réussit enfin à attendre sur son passage. Son propriétaire le ramena au sol puis lui donna une rossée mémorable.
Le petit âne ne comprit pas : « J’ai enfin réussi à faire ce que le petit singe fait toujours. Lui est cité en exemple et moi je suis rossé. Pourquoi ? »
Extrait du Tchouang-tseu
Nombreux sont ceux qui font la même expérience. Trop souvent nous cherchons à coller aux attentes d’autrui, renforçant ainsi avec zèle des critères communément admis par la société.
Ce qui est à la mode, populaire, impose des tendances qui trop souvent induisent notre cœur en erreur pour qu’il se conforme aux critères admis de tous.
(…) Plus que jamais notre regard doit sonder notre coeur, plus que jamais nous devons procéder à l’introspection, plus que jamais nous devons renoncer aux critères et aux jugements extérieurs pour déterminer nos véritables forces.
Yu Dan « le bonheur selon Tchouang-tseu
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