Par Pestoune
Suite de la sage-femme d'Auschwitz mais même sans avoir lu le précédent, ce livre se lit parfaitement bien.
Ester avait accouché au camp d’Auschwitz. Elle a pu garder cachée sa fille pendant 4 jours avant qu’on ne la lui enlève. Dans l’espoir de la retrouver après la guerre, elle a tatoué son propre numéro sous l’aisselle de sa petite. C’est au camps qu’elle a appris à son métier de sage-femme et elle a tatoué chacun des enfants du numéro de leur mère.
Nous la retrouvons en 1961 dans Berlin divisé. Elle a cherché sa petite Pippa avec Philipp son époux sans la retrouver. Mais elle a adopté une fillette qu’elle a mis au monde, dont la mère est morte au camp et a eu deux petits garçons. Elle continue d’accoucher les mères et comprends que sous le joug russe, peu de choses ont changé par rapport à l’Allemagne nazi, pour la population.
Olivia est une sportive accomplie, elle intègre comme lanceuse de javelot le Dynamo de Berlin. Elle a bien appris que son effort est pour l’Allemagne socialiste. Mais peu à peu, elle découvre que ce pays vire dans la terreur, l’espionnage et que la liberté est un leurre.
Elle réussit à retrouver enfin sa sœur mais le mur de Berlin va séparer la famille.
Un livre bouleversant qui montre combien la guerre froide a fait souffrir les familles qui n’ont pas eu le temps de se remettre du drame de la seconde guerre mondiale. On ressent cette ambiance de suspicion, de terreur insufflée par le parti en place.
Mais c’est aussi l’histoire de l’amour et de la force d’une famille qui se bat contre les injustices pour avoir le droit d’être réunie.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog