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L'eau, source de vie, source de guerre.

 

 

L'homme croit toujours pouvoir contrôler la nature. La nature lui démontre bien qu'il a tort mais il persiste. Il a redressé les rivières, créé des digues, asséchés des zones humides et les inondations sans cesse plus importante ont eu lieu. 

L'image typique d'une rivière que l'on retrouve sur les cartes postales et les peintures – belle et droite avec des berges impeccables – n'est pas vraiment ce qu'elle est censée être.

C'est le résultat de siècles de développement industriel et agricole. Et c'est devenu un problème, aggravant l'impact des inondations et des sécheresses extrêmes. Josh Toussaint-Strauss examine comment tant de rivières ont fini par se retrouver dans cet état et comment leur restauration contribue à rétablir la biodiversité et à lutter contre certains effets de la crise climatique.

Au Pays-Bas, ils ont compris leur erreur et se donnent les moyens de revenir en arrière 

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Une autre vidéo qui montre pourquoi on ne peut pas, on ne doit pas contrôler les rivières 

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Aujourd'hui on continue de jouer aux apprentis sorciers. On créé des méga bassines en vidant les nappes phréatiques, on prélève l'eau de pluie pour soi-disant sauver des inondations, on supprime les zones humides (merci la loi Duplomb). 

Les zones humides sont essentielles pour lutter contre les inondations. Par leur capacité de rétention de l'eau, les zones humides diminuent l'intensité des crues, et, à l'inverse, soutiennent les débits des cours d'eau en période d'étiage (basses eaux).  https://zones-humides.org/des-zones-humides-pour-nous-proteger-des-inondations#:~:text=Par%20leur%20capacité%20de%20rétention,%27étiage%20(basses%20eaux).

 

Par contre avant de prélever l'eau de pluie à grande échelle, il est déjà important de faire une gestion individuelle des eaux pluviales. S'il y a une aide à donner aux foyer c'est là qu'il faut viser.  Permettre aux foyers de gérer ses eaux de pluie, de ruissellement.  Il est anormal que nos toilettes soient alimentées d'eau potable. Wc, douche, lave-linge, lave-vaisselle devraient être alimentés par nos eaux pluviales. 

 

Le troisième point concerne les bassines remplies l'hiver lorsque l'eau est abondante. Des réserves sont créées pour arroser les champs l'été. Mais les opposants dénoncent un accaparement de l'eau par certains groupements d'agriculteurs qui pratiquent de l'irrigation à grande échelle.

Attention aussi, quand on dit mégabassines, elles ne sont pas souvent alimentées par l'eau de pluie mais surtout par pompage dans une nappe phréatique ou une rivière. Dans ma région agricole, nous sommes en déficit d'eau tous les ans dès le mois de Juin même si l'hiver est pluvieux. Que va t'il se passer lorsque les agriculteurs vont pomper l'eau ou empêcher l'eau de pluie d'alimenter les nappes phréatiques ?

Aujourd'hui, il faut revoir ses pratiques agricoles. Le maïs dans des régions à fort déficit d'eau, est une hérésie. L'agriculture doit s'adapter d'urgence à la nouvelle donne climatique. Il faut privilégier des cultures moins gourmandes en eau.  C'est l'avenir de tous qui est en jeu. L'eau est essentielle à la vie, à toute la vie. 

"Les méga-bassines ne sont pas une réponse au dérèglement climatique. Elles ne sont que fuite en avant et le symptôme d'un modèle agricole à  bout de souffle, représenté que par 6% des agriculteurs.
On ne réglera pas la crise de l’eau en artificialisant toujours plus, en pompant les nappes pour maintenir coûte que coûte un système fondé sur les monocultures intensives et le maïs irrigué en plein été. On ne soigne pas une dépendance et ses dysfonctionnements graves en prolongeant encore davantage le modèle qui l’a créée.
Le vrai sujet, c’est notre modèle agricole.
Pendant des décennies, on a arraché les haies, détruit les zones humides, simplifié les paysages, laissé les sols mourir. Résultat : les zones capables d’accueillir les crues, les retenir, les ralentir ont été saccagees et l’eau ne s’infiltre plus, elle ruisselle, provoque des inondations, pour finalement constaté en été que les terres s’assèchent et les sécheresses s’aggravent.
Le seul bon stockage de l’eau, c’est le stockage souterrain. 
Derrière les bassines, il y a un choix politique : continuer à adapter l’eau à un modèle agricole destructeur, ou enfin adapter l’agriculture aux limites du vivant et aux conséquences du déréglement climatique.
Le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine pour le monde agricole : les canicules brûlent les cultures, épuisent les sols, assèchent les réserves d’eau et mettent chaque année davantage en péril celles et ceux qui nous nourrissent. Nous ne pouvons plus utiliser un modèle mortifère vieux de 60 ans face aux enjeux actuels. 
Il faut agir maintenant, pour notre futur."  Benoit Biteau. 

 

Un monde où il fera plus chaud, où il y aura des
restrictions hydriques, est forcément un monde
de violence. 
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