Ferdinand Georg Waldmüller, le plus grand peintre autrichien de la période Biedermeier [La période Biedermeier fut une ère de l'art et de la culture de la Confédération germanique entre 1815 et 1848 durant laquelle les classes moyennes se développèrent et les artistes commencèrent à produire des œuvres qui plaisaient à leurs sensibilités.], est né le 15 janvier 1793 à Vienne. Son père, qui avait lui-même tenté en vain de faire carrière comme peintre, mourut en 1806, laissant la famille dans la pauvreté. Sa mère, désormais veuve, s'opposait au désir de Waldmüller de devenir artiste ; pourtant, à l'âge de 14 ans, celui-ci s'inscrivit à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne.
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Il se spécialisa rapidement dans le portrait, bien que sa première exposition ait porté sur des florales réalistes et des miniatures. Il se forma grâce à des contacts privés et fut en grande partie autodidacte.
En 1814, Waldmüller épousa la chanteuse Katharina Weidner ; ils eurent trois enfants. Il accompagna sa femme lors de ses engagements professionnels qui menèrent le couple à Baden, Brno et Prague ; pendant cette période, il travailla comme décorateur de théâtre et portraitiste. En 1822, le mariage prit fin. Ils se réconcilièrent temporairement dans les années 1830.
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Lorsque son mariage prit fin dans les années 1820, Waldmüller se tourna vers la peinture à l’huile. Il toucha un peu à tout, des paysages, des portraits dont celui de Ludwig van Beethoven. Il réalisa également des copies, produisant des œuvres dans le style du Corrège, de Teniers, de Ribera et d’autres artistes.
En 1825, le peintre se rendit pour la première fois en Italie, dans un premier temps pour étudier les maîtres anciens. Waldmüller retourna en Italie presque chaque été pendant les vingt années qui suivirent. Il se rendait également chaque année dans le Salzkammergut, où il créa bon nombre de ses œuvres les plus célèbres.
En 1829, Waldmüller se vit confier le poste de premier conservateur de la collection de peinture de l’Académie des Beaux-Arts. Il enseignait parallèlement, mais l’Académie lui interdit de donner des cours particuliers au sein de l’établissement. Ses relations avec l’Académie se tendirent dans les années 1930 en raison de cette situation.
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Au cours des quarante années suivantes, les tableaux de Waldmüller se sont de plus en plus orientés vers des scènes de genre, notamment de nombreuses peintures de genre à plusieurs personnages qui font aujourd’hui sa renommée. Son traitement de l’espace et de la lumière était remarquable ; son réalisme intense lui valut des critiques répétées de la part de ses contemporains.
En 1846, Waldmüller critiqua par écrit les méthodes d’enseignement de l’Académie ainsi que la collection de peintures elle-même, et cette controverse fut rendue publique par la presse. Son atelier, situé dans le bâtiment de l’Académie, lui fut retiré et les cours particuliers qu’il dispensait à 30 élèves au sein de l’Académie durent prendre fin.
Même sous le régime de la censure, avant la Révolution de 1848, les thèmes abordés par Waldmüller s’orientèrent vers des questions sociales, notamment la pauvreté et le malheur. Rejetant l’idylle typique de l’époque Biedermeier, Waldmüller dépeint en particulier la vie quotidienne à la ferme avec un regard socialement critique.
En 1850, Waldmüller se remaria avec Anna Bayer, âgée de 25 ans, pour laquelle il créa un salon de mode. À cette époque, il était confronté à de graves difficultés financières : son salaire n’avait pas augmenté depuis des décennies et il ne gagnait qu’une fraction de ce que percevaient ses collègues de l’Académie.
La reconnaissance internationale de Waldmüller ne vint que tardivement. En 1855, il participa à l’Exposition universelle de Paris, où il vendit tous ses tableaux exposés, dont un à l’empereur Napoléon III. Un an plus tard, Waldmüller fut invité à exposer à Londres, au palais de Buckingham, où la reine Victoria et le prince Albert acquirent deux de ses tableaux.
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En 1857, sa nouvelle brochure, dénonçant une nouvelle fois les agissements de l’Académie, lui valut d’être contraint à une retraite anticipée à demi-salaire. Waldmüller tenta, sans succès, de rétablir sa réputation. Il organisa une vente aux enchères de ses œuvres, mais celle-ci fut un échec. En 1864, l’empereur augmenta légèrement sa pension, mais ne fit rien pour rétablir sa réputation, ce qui bouleversa profondément Waldmüller.
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Ferdinand Waldmüller est décédé le 23 août 1865 à Hinterbrühl, près de Mödling. Ses élèves ont organisé une exposition commémorative au « Kunstverein » de Vienne. Le peintre ne fut toutefois redécouvert et apprécié que trois décennies plus tard.
C’est le traitement esthétique de la lumière du soleil par Waldmüller et sa représentation détaillée des visages humains qui rendent ses tableaux si particuliers et lui ont valu une renommée internationale.
source https://ferdinand-georg-waldmueller.info/en/paintings