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Dr Janet Elizabeth Lane-Claypon, pionnière méconnu de la recherche sur le cancer du sein et la nutrition infantile

 

Janet Elizabeth Lane-Claypon est née en 1877 dans une riche famille anglaise de la campagne du Lincolnshire. Elle est entrée à l'University College de Londres en 1899 et a obtenu une licence avec mention très bien en 1902, un doctorat en physiologie en 1905 et un doctorat en médecine en 1910.

Elle fut  première femme à obtenir une bourse de la BMA (British Medical Society). Ses recherches doctorales (sur l'histologie du développement de l'ovaire et le contrôle hormonal de la lactation) furent menées dans les laboratoires du célèbre physiologiste Ernest Starling. Ses travaux furent largement cités dans le manuel de Marshall publié en 1910 sur la physiologie de la reproduction, le premier ouvrage consacré à ce sujet. En 1907, Lane-Claypon rejoint l'équipe du Lister Institute of Preventive Medicine, où elle mène des recherches sur la bactériologie et la biochimie du lait. En 1909, elle reçoit une bourse Jenner de l'institut pour étudier les programmes de santé maternelle et infantile en Europe. Sa carrière ultérieure est consacrée à la recherche épidémiologique, à l'administration de l'éducation et à la défense du bien-être maternel et infantile.

 

portrait de groupe de l'institut de médecine préventive en 1907

 

Elle mit au point une méthode de recherche épidémiologique de masse connue sous le nom d'« étude cas-témoins ». Cette méthode consistait à interroger des centaines de personnes afin de déterminer les causes de maladies particulières. Une méthodologie méticuleuse,  qui décrivait, analysait et interprétait les données  de manière exhaustive à l'aide de tableaux de contingence et de procédures statistiques standard. Elle a écrit un article en 1926, soit un document de 135 pages décrivant une étude portant sur 500 cas hospitalisés et 500 témoins. Il est remarquable que les résultats incluaient la plupart des facteurs de risque actuellement reconnus pour le cancer du sein. Jusqu'à présent les médecins masculins imputaient aux femmes victimes du cancer de sein, la responsabilité de leur maladie. C'est pourquoi nombre d'entre eux ont refusé de lui accorder, parce qu'elle était une femme, le mérite de ses découvertes. 

 

 

Lane-Claypon a publié 3 livres et 30 articles, dont 2 (outre le rapport sur le cancer du sein) peuvent être considérés comme des classiques. Un article publié en 1912 évaluait la prise de poids chez les nourrissons nourris au lait de vache bouilli par rapport au lait maternel. L'étude a utilisé pour la première fois le modèle de cohorte historique, a utilisé le test t de Student pour analyser les données et a contrôlé les facteurs de confusion. Son étude de 1926 sur la survie après une chirurgie du cancer du sein a pris en compte les risques concurrents et a utilisé une analyse de survie à partir d'une table de mortalité.

 

 

Lane-Claypon s'est mariée à l'âge de 52 ans. Puis sa carrière  a pris fin prématurément en 1929, dès son mariage, car la fonction publique n'autorisait pas les femmes mariées à y travailler. Elle s'est retirée à la campagne et y a vécu jusqu'à sa mort en 1967 à l'âge de 90 ans. Au cours de sa carrière, elle a été la pionnière de deux des méthodes les plus importantes de l'épidémiologie moderne, et il est difficile de ne pas être d'accord avec Katherine Nightingale dans le MRC's Insight lorsqu'elle déclare :

« Qui sait ce qu'elle aurait pu accomplir si elle avait continué ? »

 

 

sources : 

https://www.hartree.stfc.ac.uk/blog/2018/03/08/international-womens-day-2018-janet-lane-claypon/

https://journals.lww.com/epidem/fulltext/2006/11000/janet_elizabeth_lane_claypon__a_forgotten.17.aspx

https://fr.wikipedia.org/wiki/Janet_Lane-Claypon

https://seafordmuseum.co.uk/janet-lane-claypon/

https://zoologyweblog.blogspot.com/2023/01/janet-elizabeth-lane-claypon-1877-1967.html

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B
Merci Madame ! Il fallait une femme pour chercher à comprendre le corps féminin...<br /> La place des femmes à cette époque était aux fourneaux et le mariage, une institution patriarcale qui fragilisait les femmes et limitait drastiquement leurs libertés...un esclavage pour beaucoup d'entre elles. Il était nécessaire de lui rendre hommage. Merci pour ce bel article ! <br /> Bonne fin de journée :)
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P
Bonjour,<br /> Je te remercie pour ce bel article faisant honneur à une personne remarquable Un destin incroyable que cette femme.<br /> Une pionnière ! Heureusement un mariage tardif car quelle bêtise d'interdire le travail aux femmes mariées. <br /> Je te souhaite une douce semaine.
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S
C'est bien de mettre en avant cette femme qui a beaucoup de mérite .<br /> C'est dingue de l'avoir empêché de continuer ses recherches du fait qu'elle était mariée .<br /> Ils avaient un grain ces décideurs pfffffff<br /> Bonne soirée Brigitte
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L
Seulement deux femmes sur la photo de groupe... toujours le même problème de ségrégation envers les femmes ! Quelques fois j'ai honte d'être un homme... 😒<br /> Bisous et bon dimanche
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M
bonjour <br /> un trés bel hommage à cette femme de valeur <br /> une grande Dame <br /> bon dimanche pour toi <br /> kénavo
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P
Merci pour cette découverte, Brigitte. <br /> C’est tellement triste de penser qu’une telle chercheuse ait dû arrêter ses travaux à cause d’une loi interdisant aux femmes mariées de travailler dans la fonction publique. <br /> On se demande effectivement ce qu’elle aurait pu accomplir de plus. Un bel hommage à une "femme forte".<br /> Bonne journée à toi.
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M
Cette "grande" Dame méritait bien un article... à son époque, elle a fait de grandes découvertes mais les hommes étaient trop "machos" pour lui accorder de l'importance et reconnaître qu'elle avait du mérite... <br /> Très bon dimanche et gros bisous.
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A
formidable capacité<br /> « Qui sait ce qu'elle aurait pu accomplir si elle avait continué ? »<br /> c est bien vrai
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P
Parfois on reste sur notre faim, en découvrant dans les vieilles photos familiales, des portraits d'inconnus dont on ne saura plus rien une fois que les parents sont partis. Qui sont-ils ? Suffisamment importants pour nos parents pour que les portraits aient été gardés mais le souvenir s'est effacé avec le décès des nôtres.
A
les photos de groupe c est toujours une photo de ce qui est impertinent <br /> quel sont ils devenus ? quel est leur destin ? <br /> comme pour les photos d école des personnes de ma famille , ça me fait quelque chose <br /> voir mes parents jeunes , mes grands parents alors que je n existais pas <br /> la photo permet aux générations suivantes de connaitre des physionomies ou des évènements <br /> comme un respect<br /> peut être qu ils savaient qu on les regarderait 20 ,40 , 60 ,80 ,100 ans plus tard