Par Pestoune
Ils attendent, les déracinés,
le corps barbelé de douleur
Ils attendent ; et leurs yeux en disent beaucoup
sur l'espérance qui tape
à coups sourds derrière l'horreur
Sans fin passent leurs convois d'ombres de tous bords,
vers un horizon effondré
- quelqu part peut-être, nulle part sans doute
Gris leurs cernes, grises leurs mains,
gris le jour sans fin
que creuse le tourment d'une attente vide
Cette maigre ténacité
leur tient lieu de liberté.
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